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Dr Adama Ndoye, UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) : « Une seule infrastructure ne suffit pas à Guet-Ndar » - 11/02/2009 - Le soleil - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Pouvez-vous tirer le bilan de cette visite de terrain organisée au profit de parlementaires espagnols ?
On était venu pour s’enquérir de l’expérience de la région en matière de mortalité maternelle, de lutte contre le Vih/Sida et des interventions dans le domaine de la Santé de la reproduction des jeunes. L’Unfpa reçoit une délégation de parlementaires espagnols qui sont venus s’enquérir de ses interventions. Le premier bilan qu’on peut tirer est un bilan de satisfaction. Ils sont venus. Ils ont vu, entendu et même eu à formuler des promesses de coopération. D’ailleurs, c’est le but qui était recherché.

D’après les constats faits sur le terrain, le taux de Planification familiale est faible dans la région de Saint-Louis. Les accouchements à domicile y sont également persistants, que comptez-vous faire pour inverser la tendance ?
L’Unfpa intervient dans la région de St-Louis à trois niveaux. Ce que nous cherchons surtout, c’est que les accouchements soient assistés par un personnel qualifié et réduire au maximum les accouchements à domicile. Dans la commune, la population est urbaine à 70%. Le problème se pose avec beaucoup plus d’acuité quand on s’éloigne du district de St-Louis vers Dagana, Podor et Pété où le taux d’accouchement à domicile est très élevé. La solution à cela, c’est l’information pour amener les femmes à accoucher dans un milieu sécurisé, dans les maternités avec un personnel qualifié et éviter autant que possible les accouchements à domicile qui sont parfois sources de complications et de décès maternels.
L’autre axe d’intervention, c’est qu’on est dans un processus de repositionnement de la Planification familiale. Faire en sorte que le taux de prévalence contraceptive se relève au niveau de la région de St-Louis. Si on considère la région dans sa globalité, je pense qu’elle n’est pas loin de la moyenne nationale avec 9.9%. Mais, encore une fois, le problème se pose quand on s’éloigne de la commune, notamment vers les zones rurales (Pété, Podor). On a constaté que plus on s’éloigne de St-Louis, plus il y a un phénomène dégressif du taux de prévalence contraceptive. A Pété, par exemple, le taux est de 2.2%. Donc, nous allons porter les efforts surtout au niveau de districts comme Dagana, Podor et Pété. Cela se comprend, parce que plus on s’éloigne de St-Louis, plus le taux d’illettrisme augmente. Les femmes sont moins alphabétisées et comprennent moins, d’où l’effort que nous devons faire en termes d’information des femmes de ces localités.
Le troisième axe d’intervention c’est la protection de la cible jeune contre le Vih/Sida et les Ist. La seule chose qu’on peut déplorer, c’est que l’intervention de l’Unfpa ciblant les jeunes et les adolescents ne se concentre pour l’instant que dans la commune, alors que les jeunes de St-Louis sont constitués de l’ensemble des jeunes des trois départements (Dagana, Podor et St-Louis : ndlr). Si vous vous souvenez, le Gouverneur disait que ceux qui ont moins de 20 ans font 60% de la population. Donc, sur une population globale de 961.000, on peut dire sans se tromper qu’il y a 500.000 jeunes et qu’au niveau de St-Louis, ils ne font que 50 ;000, donc il y a 450.000 jeunes qui ont des besoins non-couverts.

Mais, dans la commune de Saint-Louis, il y a des quartiers comme Guet-Ndar et Pikine où la Planification familiale est peu pratiquée et où les accouchements à domicile persistent. Prévoyez-vous de faire des interventions spécifiques à Guet-Ndar, Pikine pour promouvoir la Planification familiale, les accouchements à domicile, les consultations prénatales ?
Comme nous l’avons constaté, c’est un problème assez douloureux. A Guet-Ndar, quand on a une population aussi importante, qui n’est couvert que par une maternité, je pense qu’ils ont un problème de couverture sanitaire. Je pense que le nombre d’infrastructures sanitaires devrait être augmenté au niveau de la Langue de Barbarie avec l’appui de l’Etat, de la commune, des partenaires au développement. Il faut dans un premier temps régler le problème de la couverture sanitaire. Une seule infrastructure ne suffit pas. La sage-femme est complètement débordée, que ce soit au plan des consultations prénatales, des accouchements. Elle ne sait plus où donner de la tête. Il faut améliorer la couverture en augmentant le nombre d’infrastructures dans la Langue de barbarie.

Propos recueillis par M. GUEYE

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