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Tuberculose : un nouveau vaccin à l’essai - 13/09/2009 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La lèpre, la variole, la peste quasiment vaincues, le Sida aujourd’hui en voie d’être stabilisée, une pandémie menace avec le paludisme, de rester le principal problème de santé publique du 21 ème siècle, la tuberculose. Alors que les chercheurs croyaient être sur le point de l’éradiquer, la maladie a fait une intrusion discrète avec l’apparition du Sida. Devenant du coup, l’objet d’un casse-tête pour les laboratoires et instituts des universités du monde.

Sur le chemin de la lutte contre le Sida et la possibilité de trouver un nouveau vaccin efficace contre le Syndrome d’Immunodéficience acquis (Sida), des universitaires du monde travaillent activement autour de nouvelles formules chimiques contre la tuberculose. La dernière trouvaille vient de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Il est question d’un agent chimique qui consiste en des atomes de carbone, d’hydrogène, d’azote et de soufre destinés à éliminer le virus de la tuberculose.

A l’occasion de la sixième conférence mondiale des journalistes scientifiques qui s’est tenue du 29 juin au 3 juillet dernier à Londres, un important atelier sur les derniers résultats de la recherche sur maladies qui « tuent » en Europe intitulé « Confronting the killers europeans health research leads the fight », a permis de cibler un certain nombre de constats comme la croissance des maladies cardiovasculaires en Amérique où toute les quatre minutes un homme ou une femme est victime d’un accident vasculaire cérébrale plus connu sous le nom d’Avc, selon le Dr Willem Owehand de l’Université de Cambridge. Outre le cancer, la recherche européenne sur les maladies tueuses a surtout attiré l’attention sur le retour de la tuberculose qui fait l’objet d’un suivi de plus en plus important mais aussi d’un vaste programme de recherche qui regroupe des Européens, des Asiatiques et quelques laboratoires présents en Afrique du sud surtout .

Pour le professeur Steward COLE, Directeur du Laboratoire Global Health Institute, (l’institut d’Infectiologie suisse) qui est au centre de ce travail de recherche, « il s’agit de mettre au point un nouvel agent thérapeutique contre la tuberculose qui nous permettra de traiter la maladie. Cette petite molécule inhibe la synthèse de la paroi du bacille de la tuberculose. Simple à produire comme beaucoup d’antibiotiques, son traitement est encore plus souple », selon le professeur COLE.

Le constat de la recherche est que si la tuberculose n’a jamais disparu du monde, elle était toujours un problème de santé publique dans certains pays en développement. Si elle se soigne de plus en plus en Asie comme en Amérique Latine et en Afrique, l’arrivée du Sida et sa forte relation avec cette ancienne maladie des fumeurs, des pauvres, a fortement compliqué les soins. Comme le Sida, la tuberculose tue encore.

L’équipe de l’Ecole fédérale de Lausanne travaille ainsi sur le vaccin depuis quatre ans et une piste intéressante a été découverte de manière assez précoce, précise le professeur Cole, qui a été suivie avec beaucoup de moyens ; « ce qui a permis d’aboutir à un nouvel élément inhibiteur ; et on a réussi l’identification d’une faille chez la bactérie qu’on pourrait élargi à d’autres traitements », souligne le professeur Cole.

Ce qui fait dire au Professeur COLE, « qu’il va de soi qu’il est essentiel de trouver un vaccin contre la tuberculose chez les malades infectés par le VIH. Il y a que les deux maladies ont un effet identique même si l’un ne va pas sans accélérer le développement de l’autre. Pour dire que si nous ne traitons pas la tuberculose, le Sida va exploser. Aujourd’hui, si on reconnaît qu’il y a eu beaucoup de tests sur la Sida, il faut souligner que la tuberculose est traitée depuis une quarantaine d’années, souligne le Docteur Cole, selon qui, « on essaie deux types de traitements. Nous avons un traitement raisonnable efficace depuis cette date. Maintenant, celui-ci est très lourd, mais plus efficace pour les apports utilisés par l’industrie pharmaceutique. »

Tenter autre chose après le BCG

La méthode utilisée par l’équipe autour du Dr Cole, est qu’il faut tenter autre chose avec une nouvelle thérapie basée sur des agents plus puissants. En ce sens que ceux-ci avaient des effets secondaires moins importants que le traitement important que le traitement actuel. « Si on arrivait, estime le Dr COLE, à réduire la durée du traitement, cela aurait un effet significatif sur le coût du traitement de la maladie que pour les aides-soignants qui pourraient s’occuper davantage des malades. Et, on pourrait les prévenir de façon plus importante si les malades prennent leur traitement jusqu’au bout. »

Le risque, pour les inventeurs du nouveau vaccin est que si le malade arrête son traitement brusquement, il y a des risques de rechute avec une tuberculose plus résistante et un niveau de traitement et des frais encore plus élevés. On doit finalement tout ce travail à un consortium composé d’une quinzaine de laboratoires européens, asiatique et africains, groupe dans lequel chacun apporte ses expériences et son savoir faire.

On peut citer celui de Johannesburg en Afrique du Sud bien avancé sur les questions liées au Sida et la tuberculose qui posent de gros problèmes de santé publique. Il est important, pour le Dr Cole « que les Africains s’intéressent davantage à ce programme parce que ce sont des pandémies qui les concernent directement. Et, forcément des pays comme l’Ouganda, le Kenya, la Rd Congo devraient orienter vers des recherches du genre dans le même sens. Il faut qu’on arrive à construire un partenariat entre la recherche en Europe et la recherche biomédicale en Afrique, » souligne le professeur suisse »

L’erreur des Européens et des Américains est de toujours considérer la tuberculose comme une maladie du passé, liée à la révolution industrielle. Mais, ces dernières années, la maladie est apparue grâce à différents facteurs, comme la pauvreté, le sida et le déplacement des populations. Il y a eu beaucoup de problèmes de réfugiés économiques aggravés dans certaines parties du monde par les conflits politiques. *

« Guérir du Sida est devenu possible »

Toutes ces choses ont constitué un terrain particulièrement fécond pour la tuberculose. Pour ce qui est de la relation faite entre tuberculose et Sida, le docteur COLE signale « qu’on a fait assez rapidement le constat qu’il y a une association étroite entre les deux maladies. Mais, ce qu’on n’a pas fait, c’était d’essayer d’intégrer le traitement et le suivi des deux maladies. Ce qui faisait, à l’en croire, qu’on traitait un malade pour le Sida et un autre pour la tuberculose. Et, quand il était guéri du Sida, il rechutait pour l’autre qui finissait par le tuer. »

Pour dire, selon les chercheurs, qu’il faut d’emblée associer les deux maladies et concevoir un traitement qui englobe désormais les deux. Au moment où se tiennent un peu partout dans le monde en Afrique, en Asie, En Europe et en Amérique, des essais cliniques sur le vaccin du Sida, le problème est de savoir comment tout cela devrait aboutir pour voir éradiquer à la fois le Sida et la tuberculose.

Le Docteur COLE d’ajouter que, « c’est une question complexe qu’il faut diviser en différentes parties. Pour ce qui est des approches vaccinales et préventives, il n’y a pas eu de succès. Par contre, pour les approches thérapeutiques, le traitement de la maladie, une fois qu’elle est déclarée, il faut signaler qu’on a fait énormément de progrès. Les chercheurs ont mis au point des agents thérapeutiques dits efficaces qui ont été produits par l’industrie pharmaceutiques et nous avons eu plusieurs générations de molécules de plus en plus efficaces qui ont vu le jour », de l’avis du chercheur suisse.

Dans sa conclusion le professeur COLE annonce une nouvelle qui devrait plaisir à beaucoup de malades qui souffrent du Sida dans les hôpitaux. « Maintenant, a-t-il tenu à préciser, les chances de guérison du Sida sont extrêmement élevées. Cependant, il faut prendre le traitement correctement et s’assurer de ne pas prendre de risques inutiles de se réinjecter des doses de vaccins inappropriées. »

par Mame Aly KONTE

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