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Cancer au Sénégal : environ 20 mille nouveaux cas par an - 26/10/2009 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’incidence du cancer est estimée au Sénégal à 20 mille nouveaux cas par an. L’incidence, c’est le nombre de nouveaux cas déclarés dans l’année. Ces chiffres sont inquiétants surtout par rapport à la mortalité, relève le Professeur Mamadou Diop, directeur de l’Institut du cancer de Dakar.

‘Quand une maladie fait 75 à 80 % de mortalité, c’est comme si on n’avait rien fait’. Et c’est le cas du cancer au Sénégal où son incidence est de 20 mille nouveaux cas par an et où il arrive en deuxième position au niveau de la mortalité chez l’adulte. La révélation est du Pr Mamadou Diop, directeur de l’Institut du cancer de Dakar et, par ailleurs, Point focal de la lutte contre la maladie au ministère de la Santé, en présentant la situation du cancer samedi à la Piscine olympique. Il s’exprimait dans le cadre de la Journée de sensibilisation organisée par l’Association Cancer action, en collaboration avec les femmes de Liberté IV.

Durant les prochaines décennies, le cancer sera certainement la prochaine épidémie. Cette maladie va tuer plus que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis. Au niveau de l’Institut du cancer, on recense environ 1 000 cas traités partiellement ou totalement, révèle le Professeur Mamadou Diop, déplorant l’ignorance qui entoure cette maladie.

Au niveau des pays développés, l’incidence est en train de baisser, contrairement aux pays en développement où l’incidence a tendance à augmenter. Une ‘inquiétude’ liée à l’insuffisance de mesures prises dans le cadre de la lutte contre le cancer au niveau des pays sous-développés. Au Sénégal, c’est le cancer du foie qui arrive en première position parmi les cas déclarés. Cela est lié au nombre important de personnes porteuses de virus de l’hépatite B qui fait de notre pays une zone endémique. Le second, c’est celui du col de l’utérus, ensuite le cancer du sein et de l’estomac.

Concernant la prévention, le Sénégal, à l’image de nombreux pays de la sous-région, ne dispose pas de programme national pour lutter contre les cancers, surtout ceux qu’on peut prévenir, notamment le cancer du col, le cancer du sein. Seule la vaccination contre l’hépatite B est faite en ce qui concerne le cancer du foie dans le programme élargi de vaccination (Pev).

La lutte contre le cancer est faite de manière ponctuelle avec des individualités et des bonnes volontés. Sur le terrain, il n’y a pas de programme national pratique et budgétisé. Face à cette situation, le directeur de l’Institut du cancer appelle à fédérer les actions et les synergies pour mieux informer et mieux sensibiliser.

Cette rencontre avec les journalistes est organisée par l’association Cancer action en collaboration avec les femmes de Liberté IV. Président de Cancer action, Mansour Niang souligne que cette activité découle d’un vide constaté autour de la lutte contre le cancer, surtout au niveau des organisations civiles. ‘Nous comptons mieux sensibiliser et informer l’opinion des conséquences néfastes de la tumeur qui touche de plus en plus de population’, relève Mansour Niang.

Amélioration de la prise en charge des malades : De bonnes intentions pour 2010

Malgré une situation qui laisse à désirer dans la prise en charge du cancer au Sénégal, les spécialistes envisagent des lendemains meilleurs pour 2010. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place un registre des tumeurs. Ce registre sert à l’enregistrement permanent des nouveaux cas de cancer et à la caractérisation de chaque localisation au niveau du Sénégal. Il permet d’évaluer tout programme de lutte contre le cancer et de rechercher les facteurs de risque pour mieux les combattre.

Au-delà des statistiques, la formation constitue une préoccupation majeure dans le cadre de la lutte contre le cancer. Cette formation sera axée là où des déficits sont constatés, notamment les pathologistes qui ne sont que six au Sénégal, tous implantés à Dakar. En effet, pour faire le diagnostic du cancer, à cause du déficit de pathologistes, les prélèvements sont envoyés en France. Ce qui peut prendre des semaines. Il s’agit également de former des oncologues, des chimiothérapeutes et des radiothérapeutes. Des efforts doivent également être faits dans le domaine de l’équipement. Mettre en place une unité de radiothérapie ainsi que les autres modalités thérapeutiques, à savoir la chimiothérapie et la chirurgie. En bref, mettre en place un vrai centre anticancéreux.

Actuellement, l’Institut du cancer dispose d’une seule salle d’opération alors qu’elle reçoit environ 15 malades par semaine. Parfois l’intervention chez un malade peut durer cinq heures de temps. Raison pour laquelle, les spécialistes plaident pour la mise en place d’un centre beaucoup plus moderne et beaucoup plus adapté à la réalité de cette incidence importante qui tend à augmenter dans les pays sous-développés.

Mais le plus important, c’est la mise en place d’un accélérateur de particules. Créé en 1964, l’Institut du Cancer n’a pas bougé du point de vue infrastructures. Les équipements sont dépassés. Selon le Pr Diop, l’accélérateur de particules permet de compléter ce que faire la bombe à cobalt. Il est beaucoup plus précis par rapport au traitement et permet de traiter les cancers les plus profonds comme celui de la prostate et du col de l’utérus. Le cancer du rectum et de l’œsophage sont des cancers profonds à l’intérieur de l’organisme.

Un autre aspect important touche à la subvention des médicaments de chimiothérapie. Il s’agit de mettre en place un bon volet de la prise en charge. En effet, une chimiothérapie revient en moyenne entre 500 mille et 1 million de francs Cfa. Il s’agit également de mettre en place un Programme de prévention des cancers, notamment le cancer du col de l’utérus à un niveau district. En effet, le Pr Diop propose une formation aux techniques de cryothérapie des sages-femmes, du personnel de laboratoire et des infirmiers chefs de poste. Cela s’accompagne d’un équipement en appareil de détection du virus à l’origine du cancer du col.

Pour le cancer du sein, le spécialiste estime qu’il faut continuer à faire la promotion de l’auto-examen des seins et de la décentraliser et de passer le relais aux médecins chefs de districts sur tout le territoire national. Il s’agit juste de faire une formation de mise à niveau en s’appuyant sur les agents de santé communautaire, en mettant l’accent sur l’information et la sensibilisation. Les spécialistes plaident également pour la mise en place d’un plan d’équipement, même si cela doit concerner deux districts par an. Il s’agit d’installer des mammographes et de petits laboratoires de sitopathologie qui puissent faire le diagnostic du cancer. Ensuite déplacer les radiothérapeutes et les pathologistes vers les zones périphériques. Enfin mettre en place un programme de prise en charge chez les femmes dépistées qui présentent des tumeurs. Selon le Point focal de lutte contre le cancer, ce programme est accessible et sa mise en place serait un atout majeur dans la lutte contre le cancer.

Appui dans la lutte contre le cancer

Le Sénégal, prochaine cible de l’Agence internationale de l’énergie atomique L’Agence internationale pour l’énergie atomique (Aiea) compte appuyer le Sénégal dans la lutte contre le Sénégal. En effet, en 2010, le Sénégal sera la prochaine mission de cette agence internationale). Cette mission entre dans le cadre du Programme Patc (Programme d’action pour la cancérothérapie). Selon le Professeur Mamadou Diop, ce sera une mission d’évaluation de tous les problèmes : prise en charge, prévention, difficultés, les cancers les plus fréquents… Déjà, un pré-questionnaire portant renseignement sur les données du Sénégal a été rempli pour la circonstance. Du point de vue de la formation et de l’équipement, le Sénégal nourrit beaucoup d’espoir.

Issa NIANG

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