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Santé - promotion de l’allaitement maternel : les enseignantes réclament une «pause-allaitement» - 01/12/2009 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les femmes allaitantes employées par l’Administration, enseignantes surtout, ne parviennent pas à allaiter leurs enfants exclusivement au lait maternel, du fait d’une législation qui n’aménage pas de plages horaires à cet effet. D’où leur volonté de voir cette «faille» corrigée. «Une femme travailleuse qui prend un moment de son temps de travail pour allaiter son enfant est considérée comme irrégulièrement absente de son lieu de travail. Le personnel féminin de l’Administration ne bénéficie pas de l’heure d’allaitement. Agir contre cette disposition du Code du travail, pour satisfaire ce besoin vital de son bébé, est une faute passible de sanctions financières.

L’agent pourrait se voir ponctionner le 1/240e du salaire par heure d’absence.» C’est la présidente du comité de santé du centre de santé de la commune de Vélingara, au sud du Sénégal, qui a commenté cette disposition de la législation scolaire qui règlemente les absences. Aminata Coulibaly s’exprimait au cours de la cérémonie de lancement de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel organisée par le district de santé de Vélingara. Cette enseignante considère que cette clause du Code du travail est discriminatoire à l’égard des employées de l’Administration.

Elle renseigne : «Les femmes allaitantes de certains établissements privés ont droit à une heure de pause par jour pour se consacrer à leur enfant. Pourquoi cela ne peut pas être le cas pour les femmes de l’Administration en général, des enseignantes en particulier», s’interroge celle qui dirige, par ailleurs, le Comité départemental pour la promotion de la scolarisation des filles (Cdep/scofi). Mme Coulibaly propose : «On pourrait permettre à la femme de prendre 30 mn de pause avant le démarrage du travail puis 30 autres minutes, avant la fin de la journée, pour allaiter.» Autrement, le combat pour l’allaitement maternel exclusif ne sera qu’un vœu pieux pour les mamans qui sont obligées, à en croire cette autre enseignante, de «recourir au biberon, donc à un lait d’origine animale, le temps qu’elles sont au travail. L’Administration aurait pu aménager des espaces horaires et un environnement pour permettre aux mères travailleuses de s’occuper des enfants sans que cela n’influe, trop négativement, sur la rentabilité de l’agent». D’ailleurs ajoute-elle, «une femme ne peut pas être tranquille, rentable au travail si elle n’est pas rassurée par rapport aux conditions d’existence du moment, de son bébé resté à la maison».

Au cours de cette rencontre, présidée par l’adjoint au préfet du département, qui a vu la participation de notabilités religieuses et coutumières, mais aussi de nombreuses dames, le médecin-chef du district a campé les objectifs de la cérémonie : «Les objectifs d’une telle cérémonie sont de pouvoir inciter les femmes, les hommes, les autorités et la population en général à adhérer à l’allaitement maternel exclusif.» Jacques Diamé Ndour a ensuite enseigné : «L’allaitement maternel exclusif participe activement au développement psychomoteur de l’enfant en ce sens que le lait maternel est très riche en nutriments et protège contre plusieurs maladies.»

Après la cérémonie officielle, les sages-femmes du district ont organisé des panels avec exclusivement des dames, pour débattre, à bâtons rompus, de l’allaitement et des problèmes liés à la santé de la reproduction. Les femmes du Fouladou sont-elles sorties de cette rencontre, convaincues de donner exclusivement le lait à leur bébé jusqu’à l’âge de 6 mois ? En aparté, une dame a confié : «Comment peut-on, dans le contexte de cette chaleur torride du Fouladou, refuser à son bébé de l’eau sous prétexte que le lait contient assez d’eau pour le désaltérer ? Je ne prendrai pas un tel risque pour ce qui me concerne.»

Par Abdoulaye KAMARA

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