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Coup de gueule du Chef de service urologie de Le Dantec : « Le ministre de la Santé n’a aucun respect pour les gens » - 13/01/2010 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Il n’a pas aimé ce qui s’est passé hier au Chu Aristide Le Dantec. A cause de la visite du ministre de la Santé programmée finalement à 9 h du matin, le Pr Baye Assane Diagne avait dû supprimer les interventions sur des patients qui attendent depuis huit mois. Mais voilà que Modou Diagne Fada ne s’amène qu’à 11 h. Un manque de respect que le chef du service Urologie de Le Dantec n’a pu digérer et il l’a vertement fait savoir au directeur de l’hôpital.

« J’ai refusé pour ma part d’accueillir le ministre de la Santé ici en Urologie, car j’estime qu’il n’a aucun respect pour les gens. Et s’il veut le scandale, il va l’avoir ». C’est en ces termes que le chef du service Urologie de l’hôpital Aristide le Dantec, le Professeur Baye Assane Diagne, s’est adressé au directeur de ce centre hospitalier universitaire (Chu), venu le voir dans le cadre de la visite qu’effectuait hier le nouveau ministre de la Santé et de la Prévention médicale, Modou Diagne Fada, dans les services relevant de son département.

Très courroucé par l’attitude ‘irrespectueuse’ de Modou Diagne Fada, le chef du service Urologie de l’hôpital Le Dantec, qui exposait, dans sa salle de cours, sur les fistules vessico-vaginales devant une délégation du Réseau des journalistes en santé et population, est revenu sur les conditions d’organisation de cette visite. ‘Le ministre est dans l’hôpital pour visiter plusieurs services. D’abord, nous n’avons pas été avertis à temps de cette visite. C’est hier (lundi, Ndlr) vers 13 h qu’on nous a informé que la visite est prévue pour aujourd’hui (hier, Ndlr) à midi. Puis, on a changé l’heure pour fixer la visite à 9 h le matin. Au niveau du service, on a arrêté le programme opératoire. C’est ainsi qu’on a supprimé les interventions sur les patients qui attendaient depuis huit mois, pour recevoir le ministre afin de lui montrer les réalités du service’, explique le Pr Baye Assane Diagne. Mais grande a été sa surprise lorsque l’on est venu lui annoncer que ‘le ministre viendra vers 11 heures, car il doit accompagner qui je ne sais où ?’. Ce jeu de yoyo a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. ‘J’ai fait fermer le bloc et déposé les clés sur la table de mon bureau pour que le ministre n’y rentre pas. Le programme était déjà supprimé d’avance, car on ne pouvait plus opérer’, explique le Pr Diagne, soulignant qu’il faut un minimum de respect vis-à-vis des gens.

Pour le spécialiste en urologie, les soins priment sur les visites administratives. ‘Dans un système hospitalier, on doit avertir les gens à temps pour la visite d’un ministre. Au moins plusieurs jours, voire une semaine à l’avance pour qu’on puisse en tenir compte et qu’il n’arrive pas à des heures où les gens sont en train de travailler’, martèle Baye Assane Diagne.

Interpellé sur l’instabilité institutionnelle au niveau du département de la Santé, le Pr Diagne estime qu’il n’a pas à commenter cette instabilité car, dit-il, ce sont des problèmes politiques : ‘Je ne fais pas de la politique. Mais je considère que le ministère de la Santé ne pourrait pas remplir véritablement son rôle avec cette instabilité’. A son avis, aucune décision valable ne peut être soutenue, aucun projet ne peut être viable si, à chaque fois, on change d’interlocuteur. « Nous n’avons pas de véritables interlocuteurs sur des programmes qui s’étalent sur de longues durées ».

Issa NIANG

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