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Congo-KinshasaMaladies liées à l'harmattan : Et si on faisait une piqûre de rappel

L'observateur | Congo-Kinshasa | 07/01/2020 | Lire l'article original

L'harmattan ! Voilà un phénomène naturel qui, année après année, fait couler beaucoup d'encre et de salive dans certaines parties du globe (Sahara et Afrique centrale et de l'Ouest). Chargé de particules de poussière et de microbes, ce vent sec, qui souffle entre la fin novembre et la mi-mars, fragilise les voies respiratoires et ouvre ainsi la porte à des infections.

Au Burkina Faso, où on a enregistré depuis le début de l'année 2020 des chutes de température inhabituelles pouvant aller jusqu'à 12 degrés, les effets de l'harmattan se font déjà sentir : fatigue, écoulement nasal, yeux larmoyants, toux, éternuements, c'est dans cet état que vivent beaucoup de Burkinabè. Quelles sont donc ces maladies qui surviennent avec l'harmattan ? Que pouvez-vous faire pour vous protéger contre ? Ce sont, entre autres, les questions qui ont guidé nos recherches.

Après un séjour de quelques semaines à l'étranger, c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvé la « chaleur » du Burkina. Malheureusement, comme vous pouvez vous en douter, ce sentiment ne va pas durer, car, très vite, nous avons été confrontée à d'autres réalités, en l'occurrence l'harmattan, ce vent du nord-est, très chaud le jour, plus froid la nuit, très sec et chargé de poussière qui souffle sur le Sahara et l'Afrique occidentale entre fin novembre et mi-mars. Autour de nous, nous remarquons que plusieurs personnes souffrent de rhume, de toux et d'angine, entre autres. Ce sont donc des éternuements par-ci, des larmoiements par-là sans oublier les sensations de fatigue et les maux de tête. Certains ont même perdu la voix et tentent de se soigner comme ils peuvent, optant le plus souvent pour l'automédication. Mais est-ce la meilleure solution ? Eh bien, pour les professionnels de la santé, c'est le genre de chose que vous devez éviter. Estimant qu'un bon traitement va favoriser un rétablissement plus rapide et sans complications, ils soutiennent que l'automédication peut vous faire passer à côté d'un mal plus grave. En effet, comme les médecins ne cessent de le dire, au moment de l'harmattan, il y a des maladies plus sérieuses qui se propagent beaucoup plus facilement. C'est le cas de la méningite, redoutable. Très contagieuse, elle se manifeste par certains symptômes dont la raideur de la nuque, la fièvre, les maux de tête, les vomissements, etc.

On rencontre aussi d'autres affections dont la grippe, une infection virale courante. Potentiellement mortelle, elle attaque les poumons, le nez et la gorge. Ses symptômes sont la fièvre, les frissons, les douleurs musculaires, la toux, une congestion, l'écoulement nasal, des maux de tête et la fatigue. Des pathologies d'origine allergique sévissent également à cette période : par exemple l'asthme, qui peut se caractériser par une crise d'essoufflement aiguë, une sensation d'oppression au niveau de la cage thoracique, une difficulté à respirer profondément, une respiration sifflante, un essoufflement à l'effort et une toux qui ne passe pas. La bronchite (inflammation des bronches), la bronchiolite (réaction inflammatoire bronchique chez les nourrissons et les enfants en bas âge), l'otite (inflammation de l'oreille, fréquente chez les tout petits), les crises de drépanocytose et l'hypertension artérielle, entre autres, sont aussi évoqués par les professionnels de la santé. Ce vent favorise la prolifération du bacille de Koch qui est responsable de la tuberculose, une maladie grave qui touche les poumons. Bien sûr, il ne faut pas oublier la peau qui s'assèche. Faute de soin, on peut très facilement se retrouver avec des pieds fendillés et des lèvres gercées sans oublier la fragilisation de la paume des mains. Mais pas de panique, il y a une solution qui s'offre à vous : vous devez prendre l'habitude d'hydrater votre corps avec des huiles végétales. Au Burkina Faso, vous avez le beurre de karité, dont les vertus ne sont plus à démontrer. En cas de problème, vous pouvez toujours consulter un dermatologue.

Faites du beurre de karité votre fidèle compagnon

Comme on a coutume de le dire, mieux vaut prévenir que guérir. C'est certainement pour cela que, chaque année, les professionnels de la santé ne se lassent pas de revenir sur les mêmes conseils pour permettre aux uns et aux autres de prendre des mesures pour se prémunir des effets de l'harmattan : il s'agit avant tout de s'habiller chaudement et de porter des masques de protection, notamment les lunettes et les cache-nez, qui doivent être à usage individuel. Il est également nécessaire d'humidifier les muqueuses nasales tout en les nettoyant régulièrement. Pour cela, vous pouvez utiliser le beurre de karité. Il est conseillé aux personnes allergiques de prendre des conseils auprès des professionnels de la santé. Aux enfants il est recommandé d'appliquer un peu de beurre de karité dans les narines le soir au coucher et le matin. En sus, le vaccin contre la méningite et la grippe est nécessaire durant cette période. En cas de fièvre, il est préférable de se rendre dans un centre de santé.

Par Zalissa Soré

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