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Burkina FasoRétrospective 2021/Santé : Retour sur le sacre du Pr Alidou Tinto et le Covid-19

Le Faso | Burkina Faso | 03/01/2022 | Lire l'article original

À l'orée de l'année 2022, jetons un regard dans le rétroviseur. Qu'a été 2021 sur le plan sanitaire au Burkina Faso ? Les cas positifs de Covid-19 ont plus que doublé, les guérisons et les décès eux ont plus que triplé comparativement à 2020, année d'apparition des premiers cas de Covid-19 au pays. 2021 a été aussi l'année de consécration d'une figure de proue de la recherche au Burkina : le Pr Alidou Tinto.

Commençons par les bonnes nouvelles que nous a apportées l'année 2021. Le Pr Alidou Tinto. Vous connaissez ? Beaucoup l'ont connu qu'à partir de mars 2020 avec l'annonce de deux essais cliniques de la Chloroquine et l'Apivirine, aux premières heures de la lutte le Covid-19.

Pourtant, cet éminent chercheur, pharmacien de formation et titulaire d'un Doctorat en Sciences médicales (Parasitologie) a mis en place depuis 2009 une unité de recherche clinique où il faisait des essais sur l'efficacité du RTSS, un vaccin candidat contre le paludisme.

Une lueur d'espoir

Douze ans plus tard, le Pr Alidou Tinto, son équipe et des chercheurs de l'université d'Oxford (Angleterre) ont réussi à modifier la protéine RTSS pour produire le R21 qui est testé en phase II avec une efficacité de 77%. En avril 2021, lors d'une visite au président du Faso, le Pr Tinto avait laissé entendre que l'équipe envisageait initier le processus de phase III en prélude à l'enregistrement du vaccin dans les trois années.

Reconnaissance méritée

Cette rétrospective de l'année 2021 serait incomplète sans le rappel des différents prix obtenus par le Pr Tinto. Il a remporté dans la catégorie « Sciences médicales et de la santé/Sciences de la santé », le concours du meilleur scientifique organisé chaque année par l'International Achievements Research Center (IARC) du Canada. Il est également le lauréat de « The Name in Science 2021 », un prix de l'Academic union, basée à Oxford, en Angleterre.

233 décès et apparition de nouveaux variants

Revenons à l'autre réalité moins joyeuse de l'année 2021 : celle du Covid-19. Reléguée au second plan dans l'esprit de nombreux Burkinabè préoccupés surtout par la situation sécuritaire, cette maladie a toutefois endeuillé de nombreuses familles en 2021. Sauf erreur ou omission et dans l'attente du dernier bilan (27 décembre 2021 au 2 janvier 2022), 233 personnes sont décédées de Covid-19 du 1er janvier au 26 décembre.

Les cas de contaminations, eux, ont plus que doublé par rapport à 2020. Au 31 décembre 2020, le pays ne comptait que 6 828 cas positifs. Au dernier bilan publié par le service d'information du gouvernement, il ressort que le Burkina compte à la date du 26 décembre 2021, 17 632 cas soit une augmentation de 10 804 par rapport à l'année dernière. On dénombre parmi les contaminations établies, 4 031 femmes et 6 773 hommes.

Les autorités ont annoncé, début décembre, la présence de trois variants (06 Alpha, 26 Eta et 21 Delta) sur le territoire et la mise en place d'un mécanisme de surveillance. Et le 17 décembre, elles ont encore annoncé la détection de deux cas du nouveau variant « Omicron » sur des échantillons de personnes dont les prélèvements ont été analysés au niveau du Centre MURAZ de Bobo-Dioulasso (Ouest). Ce variant est particulièrement redouté pour sa rapidité de propagation.
Côté guérison, les chiffres ont plus que triplé passant de 5 152 à 16 619 patients. Les cas actifs sont dans le même temps en baisse. De 1 591 patients sous traitements, l'on est à 695 au 26 décembre.

Vaccination boostée par une campagne commando

2021 a été aussi marquée par la campagne de vaccination contre le Covid-19. Débutée le 2 juin, elle a connu un engouement mitigé dès le premier mois avec seulement 26 210 personnes ayant reçu la première dose du vaccin Astra Zeneca. Il aura fallu attendre le 2 août pour voir les Burkinabè recevoir les premières doses du vaccin Johnson and Johnson. Malgré tout l'arsenal communicationnel mis en place, les attentes d'une couverture vaccinale de 70% semblent démesurées au regard de la réticence des Burkinabè.

Toutefois, les autorités sanitaires ont lancé une campagne de vaccination intensive du 14 au 23 décembre 2021 afin d'augmenter la couverture vaccinale qui était de 5% de la population âgée de 18 ans et plus. Au début de ladite campagne, le pays comptait près de 480 000 personnes vaccinées et l'ambition affichée était de couvrir 1 700 000 personnes et ainsi atteindre la cible des 10% d'ici le 31 décembre 2021. Si l'on s'en tient aux chiffres officiels, il faut noter que cette vaccination intensive a permis en deux semaines de vacciner plus de 655 000 personnes, loin de ce qui a été réalisé en 6 mois.

Nouvelle façon de faire opaque

Toujours sur la question du Covid-19, notons que les autorités sanitaires ont adopté une nouvelle manière de faire dans la publication des chiffres. Depuis le 18 octobre 2021, les Burkinabè n'ont plus eu droit à un bilan quotidien de la maladie alors que les décès avaient une courbe ascendante. Il aura fallu attendre quinze jours pour avoir un point sur la situation de la maladie, le 2 novembre. En lieu et place du bilan journalier, les autorités ont opté pour un bilan hebdomadaire (Du 25 octobre au 31 octobre 2021). Ce bilan hebdomadaire qui est toujours servi aux Burkinabè est opaque et ne fournit plus d'informations sur la répartition des cas de contaminations par localités.

Faut-il voir en cette manière de faire, les effets d'un burn out des équipes médicales ? Bien malin celui qui saura répondre. En attendant, il est important que le gouvernement réactive le traditionnel point de presse hebdomadaire sur la situation de la maladie en 2022.

Fredo Bassolé

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