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CentrafriqueLa lutte contre le VIH et le SIDA piétine à Zemio

Remastpca | Centrafrique | 16/11/2013 | Lire l'article original

La ville de Zemio, sous-préfecture de Haut-Mbomou, situe dans le sud-est, reste l’une des villes les plus touchées par le VIH/Sida République Centrafricaine. Avec un taux de prévalence d’environ 12 à 15% cette sous préfecture sombre dans l’oubliette. Selon les enquêtes réalisées auprès des services de santé des ONG humanitaires présentes dans la localité la tranche d’âges la plus touchées est celle qui varie entre 12 à 40 ans, surtout chez les filles, car la sexualité précoce est très développée chez les filles à Zemio.

A 11 ans, elles commencent déjà à pratiqué l’acte sexuel et avant 15 ans certaines filles pourront avoir déjà deux ou trois enfants.

Distant de 1050 km de Bangui la capitale, avec une population d’environ 33.000 habitants, composée des Autochtones, des déplacés internes qui ont fuient les attaques des rebelles ougandais de la LRA, et aussi avec la présence des Refugies venus de la République Démocratique du Congo.

La présence des forces ougandaises ; (UPDF) basées dans la ville pour la traque des Eléments de la LRA de Joseph-Koni augmente les risques aux infections à VIH et Autres maladies sexuellement transmissibles.

Malgré cette situation à risque, il y a l’inexistence du comité sous préfectoral de lutte contre le VIH/Sida, (CPLS), sauf le centre de dépistage volontaire qui fonctionne avec un personnel réduit, sans outils appropriés et dont les réactifs risquent de connaitre une rupture dans les jours qui viennent, selon le responsable du CDV Monsieur Thierry Diemer.

« Plus de six cent réactifs ont été utilisés en moins de deux mois et les trois cents restant vont finir probablement dans quelques jours et après cela, il n’y aura plus rien à faire, sauf si le Ministère de la Sante Publique nous envoie au plus tôt possible les réactifs », a alerté M. Thierry Diemer.

Armel Ouakola

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