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Burkina FasoDéconfinement : Le pari risqué des Africains

L'Observateur | Burkina Faso | 04/05/2020 | Lire l'article original

Petit à petit, les nombreuses mesures prises en Afrique pour endiguer la propagation du Covid-19 sont en train d'être levées dans certains pays. C'est le cas notamment au Nigeria où le déconfinement progressif et partiel est en cours à Lagos et à Abuja après un mois de confinement quasi hermétique qui a souvent entraîné des manifestations violentes de la population.

Avec les administrations publiques et les banques ouvertes, circulation dense, la capitale politique du pays le plus peuplé du continent semble avoir repris sa vie pré-coronavirus.
Même situation à l'autre bout du continent, au Rwanda, où Kigali et d'autres villes de l'intérieur sortent peu à peu de leur torpeur après que les habitants ont été obligés de se cloitrer pendant six semaines interminables.
En Afrique du Sud, depuis le 1er mai, des travailleurs de certains secteurs comme les mines, le bâtiment et le textile ont repris le chemin du travail.
Au Burkina, où les autorités n'avaient pas osé aller jusqu'au confinement, la mise en quarantaine des villes qui ont enregistré au moins un cas de coronavirus, décidée le 27 mars dernier, a finalement été suspendue hier par décret présidentiel.

A vrai dire on s'y attendait car après la réouverture des marchés et des mosquées, et dans la perspective de la reprise des cours le 11 mai, il fallait bien lever la mise en quarantaine de Ouaga, Bobo, Banfora, Nouna, Dédougou, Ziniaré, etc., pour permettre notamment aux élèves et enseignants qui avaient rejoint pour certains leurs villages de pouvoir revenir. Conséquence logique, les activités de transport, qui avaient elles aussi fait les frais des mesures anti-Covid-19, devraient en principe reprendre ce matin même sur toute l'étendue du territoire.
Il ne reste donc guère plus que la levée du couvre-feu, la réouverture des frontières, des maquis et des restaurants pour que ce désarmement sanitaire soit intégral.

Que ce soit à Abuja, à Kigali ou à Ouagadougou, la question qu'on se pose légitimement est celle-ci : lève-t-on les mesures restrictives des libertés individuelles et collectives parce que la situation est sous contrôle et que le pire serait passé ou bien la pression sociale et économique est devenue si intenable qu'entre deux maux, les dirigeants ont choisi ce qu'ils pensent, et espèrent, être le moindre ?

Manifestement c'est cette seconde hypothèse qui semble prévaloir, à moins que ceux qui nous gouvernent soient à l'image de nos peuples, enclins à penser, au pire, que cette chose n'existe pas, au mieux qu'elle n'est pas si méchante que ça, au point de risquer de mourir de faim et d'asphyxier davantage des économies qui étaient déjà bien fragilisées. Avec ses près de 43 000 cas confirmés et plus de 1700 décès, l'Afrique reste il est vrai le continent le moins touché par la pandémie et on s'interroge sur cette exception africaine.

Quoi qu'il en soit il faut espérer pour nos autorités, et pour tous, que la bombe virale tant redoutée ne finira pas par exploser au-dessus de nos têtes parce que, si tel devait être le cas, on ne pourrait plus rattraper les erreurs commises. Le cas ghanéen est suffisamment illustratif des conséquences d'un retour précipité à la normale : 1 032 nouvelles contaminations ont en effet été enregistrées dans le pays après la levée du confinement des grandes villes comme Accra et Kumasi.

Hugues Richard Sama

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