retour Santé tropicale Accès aux sites pays Santé tropicale au Bénin BENINSanté tropicale au Burkina Faso BURKINA FASOSanté tropicale au Cameroun CAMEROUNSanté tropicale en Centrafrique CENTRAFRIQUESanté tropicale au Congo CONGOSanté tropicale en Côte d'Ivoire COTE D'IVOIRESanté tropicale au Gabon GABON
Santé tropicale en Guinée GUINEESanté tropicale à Madagascar MADAGASCARSanté tropicale au Mali MALISanté tropicale en R.D. Congo R.D. CONGOSanté tropicale au Sénégal SENEGALSanté tropicale au Togo TOGO



Dictionnaire Internet Africain des Médicaments (DIAM), ajoutez-le à vos applications favorites !


Suivez-nous :



Affiche prévention Covid-19 Bénin

Affiche prévention Covid-19 Bénin


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Août/Septembre 2020
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Archives
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Juin 2020
Consulter la revue


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions


Revue de presse

Trier les actualités par :

Congo-BrazzavilleCongo- Brazzaville - Le taux d'utilisation des services du planning familial s'améliore

Les dépêches de Brazzaville | Congo-Brazzaville | 05/09/2020 | Lire l'article original

Ignorés ou peu utilisés il y a encore quelques années par rapport aux préjugés ancestraux (l'utilisation des contraceptifs peut conduire à la stérilité, à grossir, à un trouble mensuel), les services de planning familial connaissent un regain de fréquentation au niveau des Centres de santé intégré (CSI) à ce jour. Une hausse qui s'explique par rapport à la cherté de la vie actuelle mais aussi à la gratuité du service.

« Suite à mon accouchement par césarienne, j'ai décidé de consulter le planning familial au niveau du CSI de Plateau des 15 ans selon les recommandations d'une ainée », informe Mayassi Léaticia, la vingtaine revolue qui décide de se mettre sous injection sans le consentement de son conjoint. Une décision qu'elle ne regrette nullement puisque son fils a trois ans aujourd'hui.

En secret ou par accord du couple, les femmes en âge de procréer et au ménage viennent de plus en plus dans les centres de santé pour les services du planning familial. « Dans la semaine, on reçoit 6 à 8 personnes alors que les années antérieures, il était diffi cile qu'on atteigne plus de 3 personnes. Ce qui fait que dans le mois on arrive à atteindre un effectif d'au moins 20 personnes contre 10 dans le passé », a fait noter Mazouka Marie Claire, sage-femme à l'hôpital de référence de Loutété en charge de la planification familiale et du traitement du VIH/sida depuis 2014.

De Brazzaville à Loutété en passant par Nkayai et Pointe-Noire, les plannings familiaux sont régulièrement sollicités pour accompagner les femmes et les couples en général afi n d'espacer les naissances, d'éviter des avortements à risque, ou encore des grossesses précoces chez les adolescentes. « Les jeunes filles (collège et lycée) ne sont pas en reste, elles viennent de plus en plus nous consulter pour éviter des grossesses non désirées », a indiqué la sage-femme qui est reconnaissante aux sensibilisations faites par Azur Développement dans écoles dans le cadre du projet « Promotion des droits et autonomisation économique de la femme et filles vulnérables ».

Des sensibilisations à la santé sexuelle et de la reproduction qui ont bouleversé les mœurs au sein de notre centre a fait savoir le docteur Armand Loubaky Ntendola, médecin chef du district sanitaire de Loutété. « Parler de la santé sexuelle et de la reproduction est un tabou ici. Il faut savoir qu'on est dans une zone semi-rurale. Cependant les sensibilisations initiées par Azur Développement ont révolutionné les choses, et nous nous sommes rendu compte que la disponibilité des médicaments est un pilier essentiel dans la satisfaction de l'offre des soins et de la prise en charge des patients », a expliqué M. Loubaky. En effet, grâce à la dotation des intrants, des contraceptifs et tests de dépistage par Azur Développement, « le taux d'utilisation des services du planning s'améliore ; il est autour de 4% à l'hôpital de référence où les nouvelles utilisatrices du planning sont passées de 14 à 22 femmes et de 4 à 15 jeunes filles en moyenne/ trimestre », a informé le médecin chef qui comme sa collègue sage-femme déplorent toutefois le manque d'intérêt des conjoints. « Je n'ai pas encore vu des hommes accompagner leurs femmes, cependant ils m'appellent pour que je reçoive leurs compagnes pour la planifi cation familiale », a fait savoir la sage-femme qui pense que les consultations au planning restent accessibles à toutes les bourses puisqu'elles sont tarifées à 500fcfa pour les injections.

Au centre de Sundi Loutété, M. Mitabouena Jonas est enthousiaste car il a vu le nombre de ses patients accroître en ce qui concerne le service de planning familial. « Nous recevons par jour 10 à 15 personnes alors qu'il y a peu c'était seulement 6 personnes par jour », a déclaré M. Jonas. Même son de cloche pour Mme Pascaline, chef de centre de santé à Terykio, qui a été agréablement surprise par la hausse de demandes dans son service. « Les femmes réclament de plus en plus les implants, elles trouvent les comprimés contraignants car il faut les prendre tous les jours ».

Patricia Mboungou, chef de centre au Plateau des 15 ans, a émis, quant à elle, le souhait qu'Azur ne se limite pas qu'aux contraceptifs, mais que l'association élargisse son plan d'action dans l'accompagnement des patientes. « Quand ces femmes viennent en consultation, elles viennent avec d'autres pathologies qu'il faut évidemment soigner mais nous manquons parfois de produits », a-t-elle fait savoir.

Enfin Ngabadandoukou Lydie Sylvie, présidente de l'association pour la protection des droits des peuples autochtones et des personnes vulnérables (handicapés, sourdes muettes), en sigle APDPA-PV, reste convaincue que seule la sensibilisation changera la donne au sein de ces personnes vulnérables car « sur un échantillon de 300 femmes sélectionnées, les résultats ont abouti à 966 cas de naissances dont 500 enfants nés à la maison », a souligné la présidente.

Berna Marty

Tous les articles



CONTACTEZ-NOUS

Adresse

  • Espace Santé 3
    521, avenue de Rome
    83500 La Seyne sur mer - France

Téléphone

  • +33 4 94 63 24 99

Contactez-nous


APIDPM

Qui sommes-nous ?

Droits d'utilisation


Site éditeur :


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !