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Côte d'IvoireAccès aux soins d'avortement sécurisé : Les techniques de plaidoyer enseignées aux journalistes

Fraternité matin | Côte d'Ivoire | 09/10/2020 | Lire l'article original

Cet atelier s'inscrit dans le cadre d'un partenariat entre le Réseau des professionnels des médias, des arts et de la culture engagés pour la promotion de la santé, de la lutte contre le Sida et les autres pandémies en Côte d'Ivoire (Repmasci) et Ipas-Afrique Francophone, une Ong internationale de droit américain. Il s'agit de renforcer les capacités des journalistes en « techniques de plaidoyer pour l'accès aux soins d'avortement sécurisé en Côte d'Ivoire ».

Le Repmasci et son partenaire sont partis d'un contexte : la Côte d'Ivoire a signé et ratifié tous les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection des droits de la personne humaine en général et des droits des femmes et des enfants en particulier, dont le Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, dit Protocole de Maputo. Ce protocole de Maputo a été publié dans le journal officiel du 5 janvier 2012. Et l'article 14 de ce Protocole met à la charge des États parties « l'obligation de donner accès à l'avortement médicalisé aux femmes et aux filles enceintes à la suite d'un inceste, un viol ou toute autre forme d'agression sexuelle, ou lorsque la santé mentale ou physique de la femme ou de la fille enceinte est en danger ou encore lorsqu'il y a risque pour la vie de la femme, de la fille enceinte ou du fœtus ».

Malgré tous ces engagements, la Côte d'Ivoire a l'une des lois les plus restrictives sur l'avortement. Cette interdiction n'est pas sans conséquences sur la santé des femmes. Selon l'enquête démographique de santé (Eds 2012), le ratio de mortalité maternelle est estimé à 614 pour 100.000 naissances vivantes en Côte d'Ivoire (l'un des ratios de mortalité maternelle les plus élevés de l'Afrique subsaharienne). « Les avortements clandestins sont l'un des facteurs de ce ratio important. Selon l'Oms, les avortements clandestins représentent 15% des causes de décès maternels. Malgré son caractère illégal, entre 209 380 à 288 252 femmes âgées de 15 à 49 ans ont recours chaque année à l'avortement pour mettre un terme à leur grossesse », rapporte l'Eds.

Selon les spécialistes, ces chiffres illustrent le non accès des femmes à certains services de santé de la reproduction.
C'est pour pallier cette problématique que le ministère de la Santé avec l'appui de Ipas met en œuvre un programme pour engager toutes les parties prenantes dans le plaidoyer pour l'accès aux soins d'avortement sécurisés.

C'est à cet effet que cet atelier de formation de Dabou est organisé à l'intention du Réseau des professionnels des médias, des arts et des sports engagés dans la lutte contre le Sida et la promotion de la santé afin de les engager davantage dans le plaidoyer pour l'accès aux droits en santé sexuelle et reproductive et en particulier pour l'accès aux soins d'avortement sécurisés.
« Le partenariat entre le Repmasci et Ipas permettra de mieux former les hommes de médias qui sont notre meilleur relais pour sensibiliser sur nos activités qui traitent des thèmes de société tels que l'avortement sécurisé, mais aussi l'allaitement, la planification familiale, l'immigration clandestine et autres », a rappelé le représentant du directeur exécutif de Ipas, Gouro Bocoum.

Pour la présidente du Conseil d'administration du Repmasci, Bintou Sanogo, ce thème est d'actualité et engage tout le monde, car l'avortement clandestin fait des dégâts en Côte d'Ivoire. « C'est pourquoi, nous nous engageons à faire la promotion de la santé, encore plus la santé de la femme et de la petite fille », a-t-elle dit.
Le rôle des journalistes en matière de promotion de la santé sexuelle de la reproduction s'avère donc important en tant que relayeurs d'informations, éducateurs «pour que la population puisse bien comprendre ce principe d'avortement sécurisé » .

Germaine Boni

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