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Congo-BrazzavilleLutte contre les méfaits des maladies non-transmissibles : L’OMS appelle à l’intensification de la prévention

Les dépêches de Brazzaville | Congo-Brazzaville | 16/12/2020 | Lire l'article original

Inquiète de la recrudescence et de l’augmentation du nombre de décès causés par les maladies non transmissibles durant la période allant de 2000 à 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié le week-end dernier un rapport sur la question, invitant les gouvernements du monde entier, en général et ceux des pays en développement à mettre en place les stratégies efficaces de prévention.

Le document de l’institution onusienne, intitulé « Nouvelles données sanitaires 2000-2019 », souligne que les maladies non transmissibles sont présentement classées parmi les dix principales causes de décès dans le monde. Cette augmentation s’illustre aisément à travers le fait qu’en 2000 on ne comptait que quatre maladies non transmissibles parmi les dix principales causes de décès.

« Nos estimations donnent à voir les tendances en matière de mortalité et de morbidité imputables à des maladies et à des traumatismes pour les 20 dernières années », spécifie l’expertise de l’OMS, en énonçant qu’elle met clairement en évidence la nécessité d’insister davantage à l’échelle mondiale sur la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des maladies respiratoires chroniques, ainsi que sur la lutte contre les traumatismes, dans toutes les régions du monde, comme le prévoit le programme des objectifs de développement durable des Nations Unies.

« Ces nouvelles estimations nous rappellent une fois de plus qu’il nous faut rapidement intensifier la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies non transmissibles. Elles montrent bien toute l’urgence d’une amélioration considérable, équitable et globale des soins de santé primaires. C’est en effet de la solidité de ces soins de santé primaires que dépend tout le reste, depuis la lutte contre les maladies non transmissibles jusqu’à la gestion d’une pandémie mondiale », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Les maladies cardiaques, la principale cause de décès

Selon cette enquête, les maladies cardiaques, en ajoutant le diabète et la démence sont parmi les dix premières causes de décès en Afrique et au niveau mondial ces vingt dernières années. Car, elles tuent maintenant plus que jamais auparavant. D’autant plus, le nombre de décès dus aux maladies cardiaques a augmenté de plus de deux millions depuis l’année 2000 pour atteindre neuf millions de décès en 2019.

« Les maladies cardiaques représentent maintenant 16 % du total des décès, toutes causes confondues. Et plus de la moitié des deux millions de décès supplémentaires concernent la région OMS du Pacifique occidental. À l’inverse, la région européenne a enregistré un recul relatif des maladies cardiaques avec une baisse de 15 % du nombre de décès », précise encore l’OMS avant d’ajouter qu’en dehors de cette cause de décès, il y a également la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence qui figurent parmi les principales causes de mortalité dans le monde et se classaient au troisième rang en 2019. Ces affections touchent les femmes de façon disproportionnée.

A l’échelle mondiale, 65 % des décès dus à la maladie d’Alzheimer et à d’autres formes de démence concernent des femmes. Cependant, le nombre de décès imputables au diabète a augmenté de 70 % dans le monde entre 2000 et 2019, avec une hausse de 80 % du nombre de décès chez les hommes.

La baisse de décès dus à des maladies transmissibles au niveau mondial

Selon le rapport de l’OMS, en 2019 la pneumonie et d’autres infections des voies respiratoires inférieures composaient la catégorie la plus meurtrière de maladies transmissibles et, ensemble, elles se classaient au quatrième rang des causes de décès. Ainsi, cela devrait constituer un enjeu majeur d’aujourd’hui. D’autant plus, c’est environ un million de personnes qui perdent leur vie du fait des infections des voies respiratoires inférieures. Cette baisse est à mettre en parallèle avec le recul général des maladies transmissibles. Par exemple, le VIH est passé de la huitième cause de décès en 2000 à la dix-neuvième cause en 2019, ce qui témoigne le succès des efforts déployés ces vingt dernières années pour prévenir l’infection.

« Il faut dépister le virus et traiter la maladie. Bien qu’il reste la quatrième cause de mortalité en Afrique, le nombre de décès a chuté de plus de la moitié, passant de plus d’un million en 2000 à quatre cent trente-cinq mille en 2019 sur le continent africain », ajoute l’OMS tout en se réjouissant du fait que la tuberculose ne figure plus dans les dix premières causes de mortalité au niveau mondial. Elle est passée de la septième place en 2000 à la treizième en 2019, notamment pour une baisse de 30 % du nombre de décès dans le monde. Alors que la mortalité due à la tuberculose a progressé en Afrique après 2000, même si cette tendance a commencé à s’infléchir ces dernières années.

« Ces nouvelles estimations mettent également en évidence le lourd tribut que les maladies transmissibles continuent de prélever dans les pays à faible revenu. Six des dix principales causes de mortalité sont encore liées aux maladies transmissibles, notamment le paludisme qui occupe la sixième place, la tuberculose la huitième et le VIH la neuvième », reconnait le rapport, en spécifiant que ces dernières années il y a eu de manière globale un ralentissement et une stagnation des progrès réalisés dans la lutte contre les maladies infectieuses comme le VIH, la tuberculose et le paludisme.
« La disponibilité des services de prévention, de diagnostic et de traitement des maladies est essentielle pour réduire la mortalité et les invalidités, car elle influence le classement des différents problèmes de santé. Ces nouvelles estimations indiquent clairement là où les investissements supplémentaires dans les services sont les plus urgents », conclu l’OMS dans son rapport.

Rock Ngassakys

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