retour Santé tropicale Accès aux sites pays Santé tropicale au Bénin BENINSanté tropicale au Burkina Faso BURKINA FASOSanté tropicale au Cameroun CAMEROUNSanté tropicale en Centrafrique CENTRAFRIQUESanté tropicale au Congo CONGOSanté tropicale en Côte d'Ivoire COTE D'IVOIRESanté tropicale au Gabon GABON
Santé tropicale en Guinée GUINEESanté tropicale à Madagascar MADAGASCARSanté tropicale au Mali MALISanté tropicale en R.D. Congo R.D. CONGOSanté tropicale au Sénégal SENEGALSanté tropicale au Togo TOGO



Dictionnaire Internet Africain des Médicaments (DIAM), ajoutez-le à vos applications favorites !


Suivez-nous :



vig_viral_facts


LE KIOSQUE APIDPM

Médecine d'Afrique Noire
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Consulter la revue


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions


Revue de presse

Trier les actualités par :

SénégalLa méfiance à l'égard du vaccin contre le Covid-19, une réalité mesurable

Agence Presse Sénégalaise | Sénégal | 18/10/2021 | Lire l'article original

Dakar, 18 oct (APS) - La méfiance manifestée à l'égard du vaccin contre le Covid-19 se mesure à l'aune de données disponibles, dont une enquête nationale ayant montré que si la moitié des personnes interrogées dans le cadre de cette étude étaient prêtes à se faire vacciner en janvier dernier, un mois après, six d'entre elles sur 10 déclaraient désormais refuser de le faire.

"En janvier 2021, la moitié des Sénégalais interrogés dans une enquête nationale étaient prêts à se faire vacciner", affirme le docteur Ibou Guissé, du Service national de l'éducation et de l'information pour la santé. "Mais un mois après, en février, au Sénégal, environ six personnes sur 10 déclaraient qu'elles refuseraient le vaccin si on le leur proposait", ajoute ce médecin, spécialiste de la santé publique.

Citant en détail les résultats de cette enquête, M. Guissé ajoute que de manière générale, "une personne sur 10 accepte de se faire vacciner, trois personnes sur 10 ont mentionné qu'elles n'étaient pas décidées ou que leur choix serait soumis à des conditions". Un tour dans certains lieux de vaccination contre le Covid-19 à Dakar renseigne sur les hésitations de la cible jeune. "Je ne sais pas pourquoi, mais je suis venu à deux reprises dans ce poste de santé sans arriver à me décider", souligne un homme d'une vingtaine d'années, trouvé devant le poste de santé de l'unité 26 des Parcelles Assainies. Ibou Ndaw n'y va pas par quatre chemins : "J'hésite encore parce que tout simplement je n'ai pas confiance. Je ne crois pas qu'on puisse fabriquer un vaccin en si peu de temps." Même son de cloche chez Amy Dia, une jeune fille qui vient d'obtenir son baccalauréat. "Depuis que je suis petite, dit-elle, j'ai peur de me faire piquer, en plus les grandes personnes ne se faisaient pas vacciner, pourquoi maintenant ?"
Elle conclut son argumentaire : "Je préfère continuer à mettre mon masque et à éviter les rassemblements."

"Restaurer la confiance"

Amath Dramé, âgé d'une trentaine d'années, partage l'avis d'Amy Dia. "A mon avis, le vaccin a été fabriqué trop rapidement, je ne vais pas le prendre, c'est ma décision." "Pour injecter quelque chose dans mon corps, il faut que je sois vraiment convaincu", insiste-t-il. "Pour le moment, la vaccination reste la seule manière de prévenir les formes graves de Covid-19, argue Ibou Guissé. J'invite les jeunes à se faire vacciner."

La socio-anthropologue Mame Yacine Mbodj, du Centre régional de recherche et de formation à la prise en charge clinique de Fann (CRCF), à Dakar, estime que l'hésitation notée chez les jeunes peut signifier "une défiance envers l'industrie du vaccin et les autorités politiques ou sanitaires nationales". Elle évoque une étude conduite entre juin et août 2021 dont les résultats indiquent que sur "un échantillon de 20 sur 33 personnes non vaccinées, trois ont affirmé un refus catégorique [de se faire vacciner] et 17 sont encore incertaines sur la décision à prendre". "Les principales raisons invoquées sont le manque de confiance dans le vaccin, d'autres sont inquiets" au sujet des "différents types de vaccins et d'autres encore doutent de l'existence du Covid-19", explique-t-elle.

Selon les chiffres du Centre national des opérations d'urgence sanitaire (COUS) datant de fin septembre, depuis l'apparition de la pandémie sur le territoire sénégalais, 59 jeunes âgés de 18 à 35 ans sont décédés des suites du Covid-19, sur plus de 1.500 personnes ayant perdu la vie des suites de cette maladie. Au total, à la date du 25 septembre 2021, sur un total de 73.728 personnes infectées par le Covid-19, 19.307 (26,1 %) sont âgées de 18 à 35 ans, 9.135 (47,3 %) d'entre elles sont de sexe féminin et 10.172 (52,7 %) de sexe masculin.

Le directeur du COUS, Alioune Badara Ly, faisant le bilan des trois vagues du Covid-19, le 13 septembre dernier, a réitéré la nécessité du "respect des mesures barrières". Il a exhorté les populations à se faire vacciner pour se protéger des formes graves de coronavirus. Pour venir à bout de la persistance de la méfiance des populations, malgré une meilleure acceptabilité du vaccin, le docteur Thierno Madiou Diallo, du CRCF, propose de "restaurer la confiance et l'adhésion de la population à la riposte du Covid-19". "La communication doit être basée sur des données fiables, et il faut dépolitiser la question du vaccin", a-t-il proposé.

Trois types de vaccin contre le Covid-19 (Sinopharm, AstraZeneca, Johnson & Johnson) sont administrés au Sénégal.

SKS/BK/ESF

Tous les articles



CONTACTEZ-NOUS

Adresse

  • Espace Santé 3
    521, avenue de Rome
    83500 La Seyne sur mer - France

Téléphone

  • +33 4 94 63 24 99

Contactez-nous


APIDPM

Qui sommes-nous ?

Droits d'utilisation


Site éditeur :


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !