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Août 2002 - Editorial du docteur Fataou Ouro-Bang'Na Maman
Les grandes réunions scientifiques de cette année au Togo

Plusieurs rencontres scientifiques ont eu lieu au Togo cette année.
Ces rencontres d'ordre didactique pour la plupart ont été organisées par les sociétés savantes des deux pays voisins : le Togo et le Bénin. Il faut dire que ces deux pays ont depuis longtemps échangé des expériences en ce qui concerne la pratique médicale. cinq rencontres ont été recensées depuis le début de l'année, deux ont été conjointement organisées par les sociétés bénino-togolaises, alors que deux ont eu un caractère international.

La première rencontre à caractère international concerne la lutte contre l'épilepsie (CMLE) et a eu lieu du 19 au 21 mars 2002.
Il s'agit de « la réunion consultative pour la mise en ouvre de la campagne mondiale contre l'épilepsie dans les pays francophones de la région d'Afrique ».
17 pays d'Afrique francophone y ont pris part : RDC Congo, Gabon, Côte d'Ivoire, Guinée Conakry, Mali, Mauritanie, Niger, Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cap vert, Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo.
S'inscrivant dans le cadre de la campagne mondiale contre l'épilepsie, la rencontre a permis de discuter d'un plan de travail pour la mise en ouvre d'une déclaration africaine contre l'épilepsie et de l'opportunité de construire un partenariat afin de faciliter la mobilisation des ressources pour affronter ce défi de nos pays.
L'épilepsie est une vieille maladie mais jusqu'ici fait l'objet de stigmatisation. Dans bien de cas, elle est prise pour une maladie mentale. Elle touche 40 millions de personnes dans le monde dont la grande majorité en Afrique. Il s'agit donc d'un réel problème de santé publique et il est urgent que chaque état membre de l'OMS (organisation mondiale de la santé) se dote d'un plan d'action contre cette maladie.
Une initiative conjointe de l'OMS, du bureau international de l'épilepsie (BIE), et de la ligue internationale contre l'épilepsie (LICE) est en cours pour réduire le fardeau de l'épilepsie grâce à la tolérance à l'endroit des épileptiques, à l'accessibilité aux traitements, et à la prévention dans le monde.

Le 2ème congrès du Comité International de Médecine d'Urgence section Afrique (CIMUA) tenu à Lomé du 15 au 19 avril 2002.
Le thème de cette rencontre qui a rassemblé les participants venus de la France, du Bénin, du Burkina Faso, du Sénégal, du Togo était : « l'eau, le feu, les traumatismes ».
Une journée aété consacrée à la maintenance biomédicale.
Y ont participé, le président de la Société Française de Médecine de Catastrophe (SFMC), des délégations de la Société Française d'Anesthésie et de Réanimation (SFAR) , de la Fédération Mondiale d'Anesthésie et de Réanimation (WFSA) de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris, et de la Société d'Anesthésie et de Réanimation d'Afrique noire francophone (SARANF).
Des chercheurs et des professeurs de la faculté de médecine du Togo ont pris une part active aux travaux ainsi que de nombreux étudiants du Togo, du Bénin, et du Sénégal . Parmi les nombreuses communications versées au compte de la rencontre, il est important de retenir que:
- la prise en charge des urgences au Togo est loin d'être satisfaisante. La prise en charge des urgences obstétricales est catastrophique et doit constituer le souci de tous.
- La pénurie de personnel qualifié dans toutes les disciplines de la médecine d'interventions : mention spéciale à la radiologie qui ne compte que 8 médecins radiologues dans tout le Togo, catastrophe pour l'anesthésie réanimation qui ne compte qu'un seul médecin anesthésiste réanimateur pour le secteur public.
- Un long débat sur la formation de médecins urgentistes et sur le projet de réhabilitation de la filière anesthésie réanimation de l'école des assistants médicaux (EAM) de Lomé . La résolution de tous les problèmes sanitaires dans nos pays en développement doit passer par la mise en place d'un personnels qualifié. Il n'y a pas de chirurgie sans anesthésie ; il est donc nécessaire d'encourager et de promouvoir la formation des praticiens d'anesthésie. Aussi la formation de médecins urgentistes serait salvatrice car presque tous les patients en Afrique arrivent à l'hôpital en situation d'urgence.

La troisième rencontre était le 2ème colloque de chirurgie digestive organisé par la Société Bénino-Togolaise de Chirurgie Digestive (SBTCD) à la faculté des sciences de la santé (FSS) de Cotonou.
Le thème du colloque est : « la prise en charge des hémorragies digestives ». Tous les protagonistes de la chirurgie et de l'anesthésie- réanimation des deux pays étaient présents. La SBTCD a lancé à cette occasion une enquête prospective sur 12 mois concernant « la prise en charge des perforations digestives ».
Cette enquête se fera sur l'étendue des deux territoires et les résultats feront certainement le sujet essentiel du prochain colloque.

La société bénino-togolaise de traumatologie et d'orthopédie a également tenu en mai dernier son 2ème congrès.

Enfin à partir du 12 octobre 2002 se tiendra à Cotonou le 2ème congrès de la Société Bénino-Togolaise de Radiologie (SBTR).
Le thème retenu à cet effet est la TDM dans la pathologie de la selle turcique et dans les traumatismes crânio-encéphaliques.
Pour tout renseignement concernant ce congrès, veuillez contactez kndakena@syfed.org.

Lomé, le 5 août 2002

Docteur Fataou Ouro Bang'na Maman
obaf2000@yahoo.fr


 
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