Médecine moderne et
médecine traditionnelle
Dans nos contrées africaines, la maladie revêt toujours deux aspects.
L'aspect somatique sera laissé aux soins de la médecine moderne.
L'aspect mystique sera confié aux mains de personnes initiées.
Il s'agira de rétablir un équilibre entre les forces de la nature
car, la maladie le plus souvent est définie comme une rupture entre
l'homme et son milieu.
L'homme a certainement commis une faute et pour lui faire recouvrer
sa santé, il faut faire des sacrifices, il faut un rituel. Et ne
pratiquaient la médecine traditionnelle que ceux qui y ont été initiés.
Aujourd'hui la médecine traditionnelle se modernise et nos tradithérapeutes
pourraient être simplement appelés phytothérapeutes. Ce que nous
observons aujourd'hui, c'est une floraison de talents chez nos tradithérapeutes.
Et les soins n'ont plus rien de mystérieux.
Il s'agit de plantes entières ou de parties de plantes séchées,
réduites en poudre ou recommandées simplement en décoction. Seulement
la dose demeure un problème essentiel dans ces traitements. De plus
quelque fois pour une même plante, plusieurs indications lui sont
attribuées.
Et sur nos médias, nous entendons tellement de choses entre les
fibromes dont on accouche, le SIDA qui se guérirait et la médecine
moderne qui avoue son impuissance devant certaines maladies...
Nos choix doivent se faire avec prudence car malheureusement il
se cache beaucoup trop de loups parmi les agneaux.
Entre les charlatans et les thérapeutes l'amalgame est vite fait.
Lomé, le 30 octobre 2001
Docteur Efua Ginette Johnson
Johnson@santetropicale.com
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