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Journal africain de chirurgie digestive - N°2 - 2ème semestre 2007

Fondé en 2001 par la Sociéte Bénino-Togolaise de Chirugie Digestive
Edité par la sociéte d'édition de l'Association Bénino-Togolaise de Chirurgie Digestive

Société bénino-togolaise de chirurgie digestive

Directeurs scientifiques : Denis K. James, Nazaire Padonou

Rédacteur en chef : Hubert A. Tekou

Rédacteur en chef adjoint : Agossou-Voyeme AK.

Secrétariat et Service abonnements :
BP 8877 - Lomé - Togo
Téléphone (228) 222 48 94
E-mail : hatekouu@syfed.tg.refer.org

Au sommaire de ce numéro

Résultats de la technique de Lichtenstein pour la cure des hernies inguinales de l’adulte
E. KOFFI, G BLĖOU, E. AKPA-BĖDI, R. LEBEAU

Traitement non opératoire des traumatismes de la rate : limites
K.G. SORO, A.  COULIBALY, K.J KONAN, A. KIRIOUA-KAMENAN, G.M. KOFFI, E.A. DAHOUET, S.F. EHUA, J.B. KANGA MIESSAN

Les volvulus du colon pelvien : à propos de 50 cas à Ouagadougou
S.S. TRAORE, M. ZIDA, R. KAFANDO, G. BONKOUNGOU, U. COULIDIATY, D. SANO

Traumatismes de l’abdomen au CHU de Bouake : aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques
B. DIANE, R. LEBEAU, ABF. KASSI, K. YENON, BS. NIAORE, JC. KOUASSI

Etude des facteurs de morbidité et de mortalité des péritonites aiguës généralisées. A propos d’une série de 221 cas opérés
M. DIENG, AÏ NDIAYE, I. KONATE, O. KA, M. CISSE, A. DIA, C.T. TOURE

Kyste splénique épithélial chez l’adulte : à propos d’un cas
K. YENON, JC. KOUASSI, A. KOFFI, A. KASSI, R. LEBEAU, B. DIANE

Cholestases extra hépatiques, état actuel de la prise en charge dans le service de chirurgie générale de l’hôpital national Ignace Deen, Conakry - Guinée
A. TOURE, AT. DIALLO, L T. SOUMAORO, B. TOURE F, A. DIALLO, N D. CAMARA

Perforation de l’ulcère duodénal, prise en charge thérapeutique au CHU Ignace Deen de Conakry
A.T. DIALLO, A. TOURÉ, D.K. MÉHINTO, J.L. OLORY-TOGBÉ, F.B. TOURE, N.D. CAMARA

Urgences abdominales de l’enfant : facteurs pronostiques à l’hôpital national Donka
M. KEÏTA, A.D. MAHAMAT-NOUR, A-K. KEÏTA, B.M. TOURE

Les réinterventions en chirurgie d’urgence abdominale au centre hospitalier universitaire - Tokoin de Lomé
K. ATTIPOU, E.D. DOSSEH, K. ADAMBOUNOU, M. AYASSOU, K. JAMES


Résultats de la technique de Lichtenstein pour la cure des hernies inguinales de l’adulte

E. KOFFI, G BLĖOU, E. AKPA-BĖDI, R. LEBEAU
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :654-660

Résumé

Objectif : analyser les résultats de la technique de Lichtenstein dans notre pratique. 

Matériel et méthodes : cette étude prospective a inclu, d’avril 2003 à avril 2005, 30 patients, âgés en moyenne de 54 ± 18 ans, opérés selon la technique de Lichtenstein, pour une hernie inguinale non compliquée de type III ou IV de Nyhus. L’anesthésie a été régionale ou générale. Les hernies bilatérales (n=4) ont été opérées en un temps.

Résultats : l’intensité de la douleur au site opératoire était entre 0 et 2 sur l’échelle visuelle analogique chez 16 patients (53,3%) au premier jour post-opératoire et chez tous les patients au quatrième jour. Des complications post-opératoires sans gravité, parmi lesquelles l’hématome scrotal représentait 53%, étaient survenues chez 15 patients (50%). La durée moyenne de séjour post-opératoire a été de 50 ± 35 heures (extrêmes : 24 - 144 heures). Le taux de satisfaction post-opératoire a été de 96,7%. Il n’y a pas eu de récidive après un suivi moyen de 7,3 ± 6,1 mois (extrêmes : 1 et 24 mois).

Conclusion : la cure des hernies inguinales selon la technique de Lichtenstein est faisable en milieu hospitalier ivoirien et donne de bons résultats à court terme, en termes de douleur post-opératoire et de récidive. C’est une technique simple et efficace qui devrait connaître une large diffusion en milieu africain.

Mots-clés : hernie inguinale, technique de Lichtenstein, hernioplastie sans tension, hernioplastie prothétique.


Traitement non opératoire des traumatismes de la rate : limites

K.G. SORO, A.  COULIBALY, K.J KONAN, A. KIRIOUA-KAMENAN, G.M. KOFFI, E.A. DAHOUET, S.F. EHUA, J.B. KANGA MIESSAN
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :661–666

Résumé

Nous rapportons deux observations de patients ayant un traumatisme fermé de la rate pour lequel un traitement non opératoire (TNO) a été adopté, et faisons une revue de la littérature pour mettre en relief les limites de cette pratique dans nos conditions d’exercice. Seuls les patients ayant une stabilité hémodynamique, sans lésion intra ou extra abdominale nécessitant une intervention chirurgicale, sans trouble de la conscience et recevant en cas de nécessité, 2 unités de sang ont été sélectionnés pour ce traitement. Les résultats ont été satisfaisants chez les 2 patients non opérés.

Un long délai d’hospitalisation permet de diagnostiquer précocement et prendre en charge une rupture secondaire parfois aux conséquences vitales et médico-légales graves si elle se produit à domicile.

Mots clés : traumatisme, rate, stabilité hémodynamique, traitement non opératoire.

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Les volvulus du colon pelvien : à propos de 50 cas à Ouagadougou

S.S. TRAORE, M. ZIDA, R. KAFANDO, G. BONKOUNGOU, U. COULIDIATY, D. SANO
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :667–671

Résumé

But : déterminer quelques aspects épidémiologiques et cliniques des volvulus du colon pelvien dans le milieu Burkinabè et rapporter nos résultats thérapeutiques.

Matériels et méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective portant sur tous les cas de volvulus du colon pelvien opérés au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado OUEDRAOGO de janvier 2000 à décembre 2005.

Pour chaque dossier, les éléments suivants ont été pris en compte : l’état civil, les circonstances de découverte, les signes physiques, la radiographie de l’abdomen sans préparation, le protocole opératoire, les complications post-opératoires.

Résultats : cinquante cas de volvulus du colon pelvien ont été recensés, soit 14% des occlusions intestinales aigues mécaniques. Il a été noté une prédominance du sexe masculin (94% des cas), un âge moyen de 52 ans, une provenance rurale des patients (88% des cas), une incidence saisonnière plus élevée en saison sèche (72% des cas) et un délai moyen de consultation de 4 jours.
Il a été souligné une importance du météorisme abdominal et de la radiographie de l’abdomen sans préparation dans le diagnostic.

Le taux de mortalité globale était de 12%. La colectomie idéale en urgence en cas de volvulus sans nécrose a été réalisée, permettant d’éviter les inconvénients d’une colostomie et d’une longue hospitalisation.

Conclusion : la colectomie idéale, en cas de volvulus sans nécrose, permettrait d’éviter les inconvénients d’une colostomie et d’une longue hospitalisation.

Mots clés : Volvulus du colon pelvien, patients âgés, colectomie idéale

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Traumatismes de l’abdomen au CHU de Bouaké : aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques

B. DIANE, R. LEBEAU, ABF. KASSI, K. YENON, BS. NIAORE, JC. KOUASSI
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :672–678

Résumé

Objectif : décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des traumatismes abdominaux (TA) au CHU de Bouaké.

Méthode : une étude rétrospective a porté sur 596 cas de TA traités dans le service de chirurgie générale et digestive du CHU de Bouaké entre le 01-01-1997 et le 30-06-2002. Les signes cliniques, para cliniques (radiographie de l’abdomen sans préparation et échographie abdominale), les lésions associées aux TA et les lésions viscérales per opératoires ont été notés.

Résultats : la série comportait 442 hommes et 154 femmes (dont 24 gestantes) d'un âge moyen de 26,7 ans. Les 422 CA avaient pour principale cause les accidents de la voie publique (n=323) et se distinguaient en abdomens aigus (syndrome péritonéal : n=47) et en abdomen douteux (douleur isolée : n=375). Quant aux 174 PA (armes blanches : n=133; armes à feu : n=41), elles étaitent survenues la plupart du temps au cours d’agressions ou de rixes (n=137) et se distinguaient en plaies non pénétrantes (n=94) et en plaies pénétrantes (n=80; 48 sans éviscération et 32 avec éviscération). Il y avait un état de choc hypovolémique (n=39) et un traumatisme crânien (n=7). La radiographie de l’abdomen sans préparation faite dans 15 cas a révélé des corps étrangers (n=5) et un pneumopéritoine (n=1) et l’échographie abdominale faite dans 54 cas (30 CA et 24 gestantes) a montré dans les CA un hémopéritoine (n=26; seul: n=14 ou associé à une rupture de rate: n=12), et chez les gestantes un décollement placentaire (n=1) et une mort in utero (n=1). La Laparotomie (n=127) a permis de découvrir une rupture de rate (n=37), une plaie de l’épiploon (n=21), de l’intestin grêle (n=20),  du foie (n=16), de l’estomac (n=11) et du côlon (n=14).Dans 19 cas la laparotomie était blanche. Le traitement chirurgical a fait appel à des procédés sûrs, simples et rapides (splénectomie totale pour les 37 ruptures de rate,). Les CA sans signe de gravité ont bénéficié d’un traitement médical. Il y a eu 22 cas de décès dont 17 cas pré-opératoires.

Conclusion : les CA avec tableau clinique douteux ont été les plus fréquentes. L’échographie a permis de lever le doute dans ces cas 26 fois sur 30..

Mots clés : contusions de l’abdomen, plaies, lésions viscérales, échographie


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Etude des facteurs de morbidité et de mortalité des péritonites aiguës généralisées. A propos d’une série de 221 cas opérés

M. DIENG, AÏ NDIAYE, I. KONATE, O. KA, M. CISSE, A. DIA, C.T. TOURE
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2:679-685

Résumé

La péritonite aiguë généralisée a encore, malgré les progrès réalisés, un taux de morbidité et de mortalité non négligeable.

Objectif : l’objectif de cette étude était de faire ressortir les facteurs influençant la morbidité et la mortalité des péritonites aiguës généralisées opérées dans notre Service de Chirurgie Générale et Digestive du CHU Aristide Le DANTEC - Dakar - Senégal.

Matériels et méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective allant de Janvier 1997 à Décembre 2001 ; ayant colligés 221 cas de péritonites aiguës généralisées de l’adulte, opérés tous par laparotomie. L’âge moyen de nos patients était de 32,7 ± 13,1 ans avec des extrêmes de 15 et 77 ans. Il s’agissait de 190 hommes (86,1%) et de 31 femmes (13,9%).
Une analyse univariée et une analyse multivariée concernant la morbidité et la mortalité ont été effectuées grâce au logiciel de statistiques SPSS 10.0.

Les tests utilisés étaient : le test de Khi deux pour les variables qualitatives et le test  de Student pour les variables quantitatives. Un p < 0,05 était considéré comme significatif.

Résultats : des complications étaient survenues chez 68 patients, soit 30,7% des cas. En analyse univariée les facteurs significatifs de morbidité ont été : le lieu de provenance des patients, le pouls, l’aspect du liquide péritonéal, l’organe lésé, la stomie, le drainage et le séjour post-opératoire en réanimation. En analyse multivariée, seul le lieu de provenance des patients était ressorti comme un facteur significatif indépendant de morbidité. La mortalité concernait 20 patients sur 221 soit 9% des cas. Les causes du décès étaient le choc septique ou la défaillance multiviscérale dans la majorité des cas. Le délai moyen de survenue du décès était de 7 ± 1,4 jours avec des extrêmes de 1 jour et 20 jours. En analyse univariée, les facteurs significatifs de mortalité retrouvés étaient : l’âge, l’état de la paroi abdominale à la palpation (météorisme), l’organe lésé, le geste chirurgical (la stomie), le séjour post-opératoire en réanimation, le type de morbidité (la péritonite post-opératoire). En analyse multivariée, seul l’âge du patient apparaissait comme un facteur indépendant de mortalité.

Conclusion : les résultats de cette étude nous suggèrent les constatations suivantes : un patient âgé, habitant loin d’un centre hospitalier, présentant une péritonite par perforation colique ou iléale, ayant séjourné en post-opératoire en réanimation, court un risque élevé de survenue d’une complication voire d’une mortalité.

Mots clés : péritonite, mortalité, morbidité, facteurs de risque

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Kyste splénique épithélial chez l’adulte : à propos d’un cas

K. YENON, JC. KOUASSI, A. KOFFI, A. KASSI, R. LEBEAU, B. DIANE
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2:686-690

Résumé

Ce fait clinique concerne un cas de kyste splénique épithélial chez une femme de 30 ans. Les douleurs à l’hypochondre gauche à type de pesanteur ont été les signes révélateurs. La Tomodensitométrie a été l’examen paraclinique nécessaire dans le diagnostic préopératoire. Un volumineux kyste occupant plus de la moitié inférieure de la rate a été diagnostiqué en peropératoire. La splénectomie totale a été indiquée devant l’état laminé du parenchyme splénique restant.
Le diagnostic a été orienté par l’association du contexte clinique et l’imagerie.
La splénectomie doit être réalisée lorsque l’attitude conservatrice ne peut être adoptée.

Mots-Clés : rate ; kyste épithélial ; splénectomie.

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Cholestases extra hépatiques, état actuel de la prise en charge dans le service de chirurgie générale de l’hôpital national Ignace Deen, Conakry - Guinée

A. TOURE, AT. DIALLO, L T. SOUMAORO, B. TOURE F, A. DIALLO, N D. CAMARA
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :691-696

Résumé

La présente étude avait pour objectif de rapporter les étiologies des cholestases extra-hépatiques et les difficultés de leur prise en charge dans le service de chirurgie générale de l’Hôpital National Ignace Deen.
Il s’agissait d’une étude rétrospective de type descriptif sur la période du 1er janvier 1996 au 31 décembre 2002 portant sur 40 cas de cholestase extra hépatique colligés sur un total de 4546 hospitalisations, soit 0,88%.
L’adulte jeune, de sexe masculin, âgé entre 41 et 60 ans était le plus concerné.
L’échographie abdominale a été le seul examen à visée diagnostique disponible dans notre centre.
Tous les cas de tumeur opérés étaient inextirpables et n’ont bénéficié que d’un traitement palliatif. Nous avons enregistré trois décès postopératoires immédiats. Les résultats ont été bons dans tous les autres cas. La durée moyenne de séjour a été de 16 jours.
La constatation d’une cholestase extra-hépatique mérite une enquête étiologique particulière à cause de la diversité des étiologies. Dans notre série, les étiologies étaient dominées par les tumeurs dont l’évolution était très avancée.

La gravité de ces affections tient aussi bien à la variété de leur étiologie qu’à leur découverte tardive ; d’où l’intérêt de la sensibilisation pour une consultation médicale et une prise en charge précoce.

Mots-clés : cholestase, voies biliaires extra hépatiques, tumeurs, lithiases.

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Perforation de l’ulcère duodénal, prise en charge thérapeutique au CHU Ignace Deen de Conakry

A.T. DIALLO, A. TOURÉ, D.K. MÉHINTO, J.L. OLORY-TOGBÉ, F.B. TOURE, N.D. CAMARA
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :697-703

Résumé

Ce travail avait pour but de décrire le profil épidémiologique et clinique des patients, de rapporter l’expérience du service de chirurgie générale du CHU Ignace Deen de Conakry dans le traitement de l’ulcère duodénal perforé.
 Il s’agissait d’une étude prospective de type descriptif portant sur 104 patients consécutifs traités pour une perforation d’ulcère duodénal du 1er Janvier 2003 au 31 Décembre 2004.

La perforation duodénale venait au 1er rang des complications ulcéreuses (44,44%) et constituait la première cause de péritonite aiguë généralisée (60,46%). L’âge moyen des patients était de 40 ans avec une prédominance masculine (sex ratio = 12). La perforation était inaugurale chez 58 patients (55,77%). Une prise d’anti inflammatoire non stéroïdien et un tabagisme ont été les facteurs prédisposant rapportés dans 25% des  cas. Dans 75% des cas, aucun facteur gastro toxique n’a été retrouvé.

Plus de 50% des patients avaient consulté à plus de 48 h du début des symptômes. Certains patients avaient eu recours en première intention à l’automédication ou aux tradipraticiens. Une péritonite aiguë généralisée était notée chez 92 patients (88,46%).

La laparotomie a été la seule voie d’abord utilisée. La perforation était bulbaire antérieure dans 96 cas (92,31%), mesurait en moyenne 5mm (extrêmes de 2 et 15 mm). L’attitude thérapeutique a consisté au traitement de la péritonite et à celui par suture simple de la perforation associée à un traitement médical par du Métronidazole, de l’Amoxicilline et de l’Oméprazole. Les suites ont été simples dans 80% des cas. La morbidité a été de 14,46% (sepsis pariétal : 10 cas, fistule digestive : 1 cas, éviscération : 3 cas). La mortalité a été de 7,69%, en rapport avec une défaillance polyviscérale chez 8 patients reçus tardivement.

Chez les 96 patients qui ont eu une issue favorable (92%), aucune perforation itérative n’a été signalée après un suivi de 30 mois.

Mots-clés : perforation, ulcère duodénal, traitement.

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Urgences abdominales de l’enfant : facteurs pronostics à l’hôpital national Donka

M. KEÏTA, A.D. MAHAMAT-NOUR, A-K. KEÏTA, B.M.  TOURE
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :704-707

Résumé

Dans le souci de déterminer les facteurs qui influencent le pronostic des urgences abdominales de l’enfant, nous avons effectué une étude rétrospective de 784 cas d’urgences abdominales sur une période de 4 ans dans le service de Chirurgie pédiatrique de l’Hôpital National Donka.
Du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2006), nous avons colligé 784 urgences abdominales sur 2888 hospitalisations, soit une fréquence de 27,15%. Les pathologies les plus rencontrées étaient les appendicites (18,24%), les traumatismes abdominaux (16,58%), les péritonites (15,81%) et les hernies étranglées (12,9%). Les urgences néonatales étaient représentées essentiellement par les occlusions néonatales (10,46%) et les omphalocèles (7,4%). Seulement 32,7% de ces patients avaient directement consulté dans le service. La mortalité était de 20,2%.

Les urgences abdominales de l’enfant, d’étiologies multiples, occupaient une place majeure dans le service de chirurgie pédiatrique. Leur pronostic est conditionné par le délai diagnostique car, passées inaperçues, leur issue devient le plus souvent fatale.

Mots-clés : urgences abdominale, enfant, facteurs pronostiques.

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Les réinterventions en chirurgie d’urgence abdominale au centre hospitalier universitaire - Tokoin de Lomé

K. ATTIPOU, E.D. DOSSEH, K. ADAMBOUNOU, M. AYASSOU, K. JAMES
J Afr Chir Digest 2007; Vol 7, N°2 :708-711

Résumé

Objectif : déterminer les complications post-opératoires et de rapporter les problèmes posés par les reprises.

Matériels et méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 1979 dossiers de patients opérés pour une affection digestive non traumatique dans le département de chirurgie. Ont été retenus les dossiers de patients de tout âge qui ont présenté une affection digestive; dossiers complets renfermant les examens complémentaires, les comptes rendus opératoires et les comptes rendus d’anesthésie.

Résultats : les urgences ont représenté 1636 cas. Vingt cinq complications ont été colligées. Le sexe masculin a été le plus atteint (60%). Les péritonites post-opératoires ont été la plus grande pourvoyeuse de complications (40% des cas). Les interventions de la nuit ont engendré plus de complication (80%). Les médecins en spécialisation de chirurgie générale ont entraîné plus de complications post-opératoires (15 cas/25). L’anesthésie générale a été la plus utilisée lors des interventions chirurgicales. La mortalité a été de 8%.

Conclusion : l’amélioration du problème de réinterventions en chirurgie digestive passe par une amélioration du plateau technique.

Mots-clés : chirurgie digestive, réinterventions, complications post opératoires

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