| Journal africain de
chirurgie digestive |
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BELKAHIA Ch. (Tunis)
BELGHITI J. (Paris)
BELKAHIA Ch. (Tunis)
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Comité de lecture
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TOURE C.T. (Dakar)
TOURE P. (Dakar)
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| Journal africain de
chirurgie digestive - N°1 - 2ème semestre 2008 |
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Fondé en 2001 par la Sociéte Bénino-Togolaise de Chirugie Digestive
Edité par la sociéte d'édition de l'Association Bénino-Togolaise
de Chirurgie Digestive
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Directeurs scientifiques : Denis
K. James, Nazaire Padonou
Rédacteur en chef : Hubert A.
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Rédacteur en chef adjoint :
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| Au sommaire de ce numéro |
| Urgences chirurgicales abdominales non traumatiques de l’adulte opérées à l’hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan
B. SONGNE, K.K. KANASSOUA, E. D. J. DOSSEH, A. AYITE
Morbidité et mortalité des gastrectomies pour cancer gastrique
A. KASSI, R. LEBEAU, B. DIANE, K. YENON, E. AKPA- BEDI, M. TRAORE, J-C. KOUASSI
Abcès amibiens du foie : aspects cliniques et thérapeutiques en pays d’endémie tropicale
Z. Z. SANOGO, B. KAMATÉ, D. DOUMBIA, B. SANOGO, A.K. KOÏTA, M. SANOGO, S. YENA, Z. OUATTARA, A. TEMBELY, Y. COULIBALY, M. DEMBÉLÉ, A.K. DIALLO, D. SANGARÉ, S. SOUMARÉ
Diverticules de Meckel (dm) compliqués d’occlusions intestinales : prise en charge à Dakar
M. CISSÉ, I. KONATÉ, M. DIENG, M.B. FALL, O. KA, G. NGOM, C.T. TOURÉ
Les résultats précoces des anastomoses colo anales directes différées dans le cancer du bas rectum : à propos de 11 cas à l’hôpital national de Niamey (Niger)
R. SANI, J.L. FAUCHERON, A. HASSANALY, B. MADOUGOU, L. JAMES DIDIER, M.L. MADJIRI, Y.D. HAROUNA, H. NOUHOU
Le tamponnement péri hépatique et pelvien dans les traumatismes abdominaux graves et en chirurgie programmée à l’hôpital national (HNN) et à la maternité Issaka Gazoby de Niamey (MIG)
R. SANI, M. GARBA, M.S. CHAIBOU, L. JAMES DIDIER, M. NAYAMA, O. BEN ISSA, S. SAHABI, M. OUMAROU, A.S. ILLO
Volvulus du côlon pelvien. Résultats du traitement chirurgical en milieu défavorisé
O. K.Â., S.R. KUADJOVI, M. DIENG, M. CISSÉ, I. KONATÉ, M. S. BA, A. DIA, C.T. TOURÉ
Les complications du diverticule de Meckel chez l’enfant
G. K. AKAKPO-NUMADO, K. GNASSINGBE, B. SONGNE, M. A. B0ME, K. A. SAKIYE, H. TEKOU
Grossesse abdominale compliquée de péritonite : à propos d’un cas
N AGBÉTRA, AB ABOUBAKARI, AF OURO-BANG’NA MAMAN, A BASSOWA, Y AGBÉKPONOU, K AKPADZA |
| Urgences chirurgicales abdominales non traumatiques de l’adulte opérées à l’hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan |
| B. SONGNE, K.K. KANASSOUA, E. D. J. DOSSEH, A. AYITE
J Afr Chir Digest 2008; 8 (2): 764 – 770
Résumé
Objectif : Analyser la prise en charge des urgences chirurgicales abdominales non traumatiques de l’adulte et les résultats post-opératoires.
Matériels et méthodes : il s’est agit d’une étude rétrospective réalisée dans le service de chirurgie générale de l’hôpital Saint-Jean de Dieu d’Afagnan, un hôpital confessionnel en milieu rural, sur une période de cinq ans (juillet 2002- juin 2007). L’étude a porté sur les dossiers d’adultes des deux sexes âgés de plus de 15 ans opérés pour urgence chirurgicale abdominale non traumatique.
Résultats :
- Epidémiologie : neuf cent quarante trois cas ont été colligés. L’âge moyen a été de 42 ans avec des extrêmes de 15 et 85 ans. Une prédominance masculine s’est dégagée avec une sex-ratio de 2,83. Les cultivateurs (30,64% des cas) ont constitué la profession dominante. Le délai de consultation a varié de 1 à 30 jours avec une médiane de 3,5 jours.
- Etiologie : les principales causes ont été les hernies étranglées (36,05%), les péritonites aiguës (32,29%) et l’appendicite aiguë (20,78%).
- Traitement : les voies d’abord ont été la médiane sus et/ou sous ombilicale, l’incision inguinale et le Mac Burney. Les principaux actes opératoires ont été la résection-anastomose dans 21,17% de hernies étranglées, 43,63% de péritontes et 82,14% d’occlusions intestinales ; l’excision-suture dans la perforation gastrique 100% et l’appendicectomie. Les cures herniaires ont été faites selon les techniques de Bassini (72,94%) et de Mac Vay (17,35 %). Le lavage et/ou le drainage de la cavité abdominale ont été fait si nécessaires.
- Morbidité : les complications post-opératoires ont été dominées par la suppuration pariétale (péritonites 66,56%, occlusions 44,66%...)
- Mortalité : les 33 décès (3,49%) ont été causés par les chocs toxi-infectieux, polyviscéral, la péritonite postopératoire et la décompensation de tares chez personnes âgées.
Conclusion : La prise en charge des urgences chirurgicales abdominales reste un défi permanent pour le chirurgien viscéral du fait de la morbidité et de la mortalité postopératoires élevées. La hernie étranglée domine la pathologie en milieu rural. La consultation tardive aggrave le pronostic.
Mots-clés : urgences abdominales non traumatiques, adulte, chirurgie, Togo. |
| Morbidité et mortalité des gastrectomies pour cancer gastrique |
| A. KASSI, R. LEBEAU, B. DIANE, K. YENON, E. AKPA- BEDI, M. TRAORE, J-C. KOUASSI
J Afr Chir Digest 2008; 8 (2): 771– 776
Résumé
Les fistules anastomotiques surtout de l’anastomose oeso-jejunale et la mortalité péri-opératoire sont des complications redoutées dans les gastrectomies pour cancer gastrique.
Une étude rétrospective portant sur 21 cas de gastrectomies pour cancer gastrique sur une période de 10 ans a été réalisée dans le service de chirurgie digestive et viscérale du CHU de cocody dans le but d’en préciser la morbidité et la mortalité.
Matériels et Méthodes : Il s’agissait de 11 hommes (52,38%) et de 10 femmes (47,62%) d’âge moyen de 51,52 ans (extrêmes : 29 ans et 73 ans). Le délai moyen de consultation était de 07 mois (extrêmes : 15 jours et 24 mois). Le motif de consultation le plus fréquent était les épigastralgies post-prandiales (n=11) suivies des vomissements post-prandiaux (n=8). Une fibroscopie oeso-gastro-duodenale a été réalisée chez tous les patients permettant de préciser le siège du cancer qui était essentiellement antral (54,54%) et le type histologique dominé par les adénocarcinomes (76,19%). Le bilan d’extension a révélé 11 cas d’extension à distance : métastases hépatiques (n=5), métastases péritonéales avec ascite (n=4), métastases au colon transverse (n=1) et métastases ganglionnaires (n=1). Selon le score ASA, les patients se répartissait comme suit : ASA I (n=2), ASA II (n=10), ASA III (n=9). Onze gastrectomies subtotales ou polaires inferieures (52,38%) selon Finsterer ont été réalisées contre 10 gastrectomies totales (47,62%) selon Roux et 12 patients ont eu des gestes associés à la gastrectomie. Le curage ganglionnaire a été de type D1 dans tous les cas de gastrectomie totale et non précisé dans les gastrectomies subtotales. Treize patients ont eu une antibioprophylaxie (61,90%) et 8, une antibiothérapie (38,10%). La durée moyenne d’hospitalisation était de 22 jours (extrêmes :10 jours et 72 jours).
Résultats : La morbidité était de 37,50% et les fistules digestives étaient les complications les plus fréquentes (25%).
Quarante deux virgule quatre vingt six pourcents (42,86%) des femmes ont fait une complication contre 33,33% de complication chez les hommes. Les complications étaient plus fréquentes à partir de 45 ans.
Le délai de consultations des patients ayant présenté une complication était de 05 mois en moyenne. Soixante quinze pourcents (75%) des gastrectomies pour cancer du corps gastrique s’étaient compliquées contre 30% pour les cancers de l’antre. Les complications ont été plus fréquentes après gastrectomie pour adénocarcinome (50%). Les patients ayant un ASA II ont fait plus de complications (66,67%). Les complications étaient plus fréquentes après gastrectomie totale (66,67%). Deux patients ayant présentés des complications ont eu un ou des gestes associés à la gastrectomie (12,50%). La durée moyenne d’hospitalisation était de 28 jours toutes complications confondues. Quarante pourcents (40%) des patients ayant eu une antibioprophylaxie ont fait une complication contre 33,33% pour ceux ayant eu une antibiothérapie.
La mortalité (n=5) était de 23,81% dans notre série et les causes des décès étaient : détresses respiratoires (n=2), choc hypovolémique (n=1), péritonite post-operatoire (n=1), dénutrition sévère (n=1). Quatre patients décédés avaient : un score ASA égal à 3, une gastrectomie totale et des gestes associés à la gastrectomie. Tous les patients avaient un stade T4NxM1.
Mots clés : mortalité, morbidité, gastrectomies, cancer gastrique.
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| Abcès amibiens du foie : aspects cliniques et thérapeutiques en pays d’endémie tropicale |
| Z. Z. SANOGO, B. KAMATÉ, D. DOUMBIA, B. SANOGO, A.K. KOÏTA, M. SANOGO, S. YENA, Z. OUATTARA, A. TEMBELY, Y. COULIBALY, M. DEMBÉLÉ, A.K. DIALLO, D. SANGARÉ, S. SOUMARÉ
J Afr Chir Digest 2008; 8 (2): 777– 781
Résumé
But : rapporter les aspects cliniques et thérapeutiques des abcès amibiens du foie dans un service de chirurgie, en pays d’endémie tropicale
Patients et méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective descriptive dans le service de chirurgie générale du CHU du POINT G sur une période de 43 mois, de janvier 2003 à Juillet 2006. Les critères d’inclusion étaient la présence d’un ou de plusieurs foyers d’abcédation dans le foie chez le patient, une sérologie amibienne positive ou négative, la présence d’un pus couleur chocolat à la ponction, stérile ou non. Les abcès hépatiques microbiens ont été exclus de notre étude
Résultats : au total 21 malades présentant au moins une localisation d’abcès amibien hépatique ont été retenus sur la période de 43 mois. La moyenne d’âge a été de 36 ans avec des extrêmes de 18 ans et 66 ans. Le délai moyen de consultation était de 20 jours. Les signes fonctionnels ont été la douleur abdominale : 19 cas (90,4 %), les nausées et vomissements : 9 fois (42,9%), une dyspnée dans 5 cas (23,8 %). Les signes généraux étaient la fièvre (température >38°) dans 19 cas (95%), l’anorexie dans 18 cas (85,7%), l’asthénie 15 fois (71,2%), et l’altération de l’état général 5 cas (15,71%). La localisation hépatique était droite pour 11 cas (52%) et gauche 8 fois (3 8%) ; 2 fois les abcès étaient mixtes (9%). L’abcès était solitaire 12 fois, et 9 fois à multiples localisations. La sérologie amibienne était positive pour 14 malades (66%). La sérologie VIH était positive une fois sur les 10 malades ayant accepté le test. Les procédures de traitement chirurgical par laparotomie avec débridement et toilette péritonéale drainage (13 cas) ou laparoscopie (2 cas) ont représenté 71,5% des malades. La morbidité a été de 3 cas de suppuration pariétale après chirurgie conventionnelle et une occlusion par brides post laparotomie. Le suivi à 3 et 6 mois pour les tous malades revus a montré une résorption complète de l’abcès.
Conclusion : le traitement médical des abcès du foie par les imidazoles est efficace, mais reste limité devant les complications péritonéales.
Mots clés : abcès amibien, foie, tropicale
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Diverticules de Meckel (DM) compliqués d’occlusions intestinales : prise en charge à Dakar |
| M. CISSÉ, I. KONATÉ, M. DIENG, M.B. FALL, O. KA, G. NGOM, C.T. TOURÉ
J Afr Chir Digest 2008; 8 (2): 782– 787
Résumé
Introduction : les formes compliquées de diverticule de Meckel (DM) intéressent entre 4 et 16 % des cas et sont dominées par les accidents occlusifs. Il nous a paru utile de décrire les problèmes posés par ces complications occlusives à l’occasion de 10 nouveaux cas et d’évaluer leur prise en charge.
Matériels et méthodes : nous avons mené une étude rétrospective sur 3ans (Janvier 2003 et Mars 2006) portant sur 10 cas de diverticules de Meckel compliqués d’occlusions intestinales pris en charge aux urgences chirurgicales de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Les paramètres épidémiologiques, cliniques, anatomopathologiques et thérapeutiques ont été étudiés.
Résultats : il s’agissait de 6 hommes et de 4 femmes d’âge moyen de 27,8 ans avec des extrêmes de 1 mois et 73 ans. La circonstance de découverte avait toujours été un syndrome occlusif. La laparotomie en urgence avait permis d’affirmer l’implication d’un DM dans le processus occlusif. Le mécanisme était toujours une bride tendue entre le DM et la paroi abdominale (n=7) ou le mésentère (n=3). Huit patients avaient bénéficié d’une résection segmentaire du grêle emportant le diverticule. Deux autres ont subi une résection cunéiforme du diverticule. Trois cas d’hétérotopie muqueuse ont été constatés dont une hétérotopie gastrique, une colique et une association d’hétérotopie colique et gastrique chez le même patient. La majorité des DM avait une base étroite inférieure à 2cm. Une morbidité de 30% et une mortalité de 10% ont été notées.
Conclusion :l’âge jeune inférieur à 50ans, le sexe masculin, une base diverticulaire de diamètre inférieur à 2cm et la présence de tissu ectopique sont autant de facteurs favorisant les complications des DM dont la morbidité et la mortalité ne sont pas négligeables.
Mots clés : diverticule de Meckel, Occlusions intestinale, Dakar
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| Les résultats précoces des anastomoses colo anales directes différées dans le cancer du bas rectum : à propos de 11 cas à l’hôpital national de Niamey (Niger) |
R. SANI, J.L. FAUCHERON, A. HASSANALY, B. MADOUGOU, L. JAMES DIDIER, M.L. MADJIRI, Y.D. HAROUNA, H. NOUHOU
J Afr Chir Digest 2008; 8 (2) : 788– 796
Résumé
La péritonite aiguë généralisée a encore, malgré les progrès réalisés, un taux de morbidité et de mortalité non négligeable.
Objectif : les auteurs rapportent les résultats postopératoires et fonctionnels précoces de l’anastomose colo-anale directe différée (ACAD) dans le traitement du cancer du bas rectum dans le service de chirurgie digestive à l’hôpital National de Niamey (HNN)
Patients et méthodes :
il s’agit d’une étude prospective de 20 mois d’0ctobre 2006 à Mai 2008 incluant tous les patients porteurs de cancer du bas rectum qui ont bénéficié d’une chirurgie conservatrice avec une anastomose coloanale directe différée.
Résultats : onze patients dont 4 femmes et 7 hommes (sex ratio : 1,75) ont été traités pour cancer du bas rectum. Leur âge était compris entre 28 et 47 ans. Huit patients ont été opérés par laparotomie et 3 par laparoscopie. Neuf patients étaient classés T3 et T4 et 2 patients T2. Dans le postopératoire, il a été noté une fistule anastomotique (9,1%), une sténose anastomotique (9,1%), 3 cas de complications médicales (thrombose veineuse profonde et infection urinaire). Les scores de Wexner à 1 mois étaient compris entre 0 et 5 dans 27,3%, de 6 à 10 dans 54,5% et supérieur à 10 dans 18,2% ; les proportions respectives de ce score ont été de 55,6%, 33,3% et 11,1% à 3 mois et à 6 mois de 60%, 20% et 20%. A un mois 36,4% des patients, 55,6% des patients à 3 mois et 60 % des patients à 6 mois pouvaient faire la discrimination selles-gaz. A trois mois, 55,6% des cas et à 6 mois 60% des patients ont une vie sociale normale. Ils étaient 55,6% à 3 mois et 60% à 6 mois à avoir un nombre des selles inférieur à 3 par jour.
Conclusion : cette technique est adaptée à la chirurgie minimale invasive (laparoscopie) avec la pièce qu’on peut extraire par l’anus. Les complications septiques locales sont moindres et les résultats fonctionnels bien que précoces sont encourageants.
Mots clés : cancer rectum, anastomose colo-anale, Niger.
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Le tamponnement péri hépatique et pelvien dans les traumatismes abdominaux graves et en chirurgie programmée à l’hôpital national (HNN) et à la maternité Issaka Gazoby de Niamey (MIG) |
| R. SANI, M. GARBA, M.S. CHAIBOU, L. JAMES DIDIER, M. NAYAMA, O. BEN ISSA, S. SAHABI, M. OUMAROU, A.S. ILLO
J Afr Chir Digest 2008; 8 (2) : 797– 803
Résumé
But : le tamponnement abdominal est une des pierres angulaires dans la stratégie de la prise en charge des hémorragies incontrôlables. Les auteurs rapportent les résultats de leur expérience sur le packing abdominal dans les traumatismes abdominaux et en chirurgie programmée.
Méthode : c ’est une étude prospective sur 5 ans (Avril 2003 à Mars 2008) dans le service de chirurgie digestive de l’HNN et à la MIG. Ont été inclus dans l’étude tous les patients ayant bénéficié de packing abdominal en urgence et chirurgie programmée.
Résultats : la série comportait 13 patients (8 hommes et 5 femmes). Leur âge étéait compris entre 23 et 67 ans. Neuf patients (69,2%) avaient un traumatisme abdominal et 4 patients (30,8%) étaient opérés en chirurgie programmé. En urgence, il a été réalisé 7 tamponnements péri-hépatiques associés à une manœuvre de Pringle dans un cas pendant 15 minutes, 2 tamponnements rétro péritonéaux et 2 pelviens. Ces tamponnements étaient associés à une hystérectomie (n=1), splénectomie (n=1). En chirurgie programmée, il a été réalisé 4 tamponnements (3 pelviens et 1 péri hépatique). Dans le groupe des traumatismes abdominaux il à été enregistré 4 décès / 9 dont deux par hémorragie à J0 et deux suite à un syndrome compartimental grave à J2 et J3. Les complications postopératoires ont été : une thrombose veineuse profonde (n=1), un biliome (n=1) et une infection pariétale (n=2). En chirurgie programmée, il a été enregistré une thrombose veineuse profonde et aucun décès. L’ablation du tamponnement à J3 en chirurgie programmée et à J4 en dans les traumatismes abdominaux. Aucun repacking n’a été nécessaire.
Conclusion : le tamponnement a permis de prendre en charge des hémorragies graves.
Mots-Clés : tamponnement, traumatisme abdominal, Niger.
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Volvulus du côlon pelvien. Résultats du traitement chirurgical en milieu défavorisé |
| O. K.Â., S.R. KUADJOVI, M. DIENG, M. CISSÉ, I. KONATÉ, M. S. BA, A. DIA, C.T. TOURÉ
J Afr Chir Digest 2008; 8 (2) : 804– 807
Résumé
Introduction : la morbidité et la mortalité de la chirurgie du volvulus du côlon pelvien suscitent des controverses quant aux choix thérapeutiques. Notre objectif était de rapporter les résultats de la colectomie idéale chez des malades sélectionnés et ceux de la colectomie avec colostomie pour volvulus du côlon pelvien.
Patients et méthodes : trente quatre patients, répartis en 2 groupes de 17 patients chacun, étaient opérés d’un volvulus du côlon pelvien. Groupe A : colectomie idéale avec un âge moyen de 49 ans, une durée d’évolution du volvulus de moins de 24 heures sans signes de gravité. Groupe B : sigmoïdectomie avec colostomie avec un âge moyen de 65 ans, une durée d’évolution du volvulus de plus de 24 heures, avec des signes de gravité.
Résultats : la morbidité dans le groupe A était de 23,5% (4 patients) pour une mortalité de 5,8% (1 patient). La morbidité dans le groupe B était de 11,7% (2 patients) pour une mortalité de 11,6% (2 patients). La durée d’hospitalisation était respectivement de 12 et de 57 jours pour les groupes A et B.
Conclusion : la mortalité est liée au statut clinique des patients et ne semble pas être directement imputable à la colectomie idéale. La morbidité plus élevée dans les colectomies idéales est compensée par une durée d’hospitalisation plus courte. En milieu défavorisé, la colectomie idéale n’est pas à bannir dans le volvulus du côlon pelvien chez des patients bien sélectionnés.
Mots-clés : volvulus du côlon, traitement chirurgical, milieu défavorisé.
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Les complications du diverticule de Meckel chez l’enfant |
G. K. AKAKPO-NUMADO, K. GNASSINGBE, B. SONGNE, M. A. B0ME, K. A. SAKIYE, H. TEKOU
J Afr Chir Digest 2008; 8(2) : 808– 815
Résumé
Objectif : préciser les circonstances de découverte et les aspects anotomopathologiques des complications du diverticule de Meckel chez l’enfant au Centre Hospitalier Universitaire de Tokoin, et rappeler les moyens de leur prise en charge.
Patients et méthodes : cette étude rétrospective a porté sur 7 enfants hospitalisés entre 1987 et 2007 et traités pour un diverticule de Meckel compliqué.
Résultats : en 21 ans, 19 diverticules de Meckel ont été retrouvés parmi lesquels 7 étaient compliqués ; le diverticule de Meckel avait une fréquence annuelle de 0,90 et un taux de complication de 36,84%. Il y avait 3 filles (18 mois, 30 mois et 7 ans) et 4 garçons (6 mois, 3 ans, 3 ans et 10 ans). Aucun élément n’avait permis de confirmer avant l’intervention, l’atteinte diverticulaire. Les complications étaient de découverte opératoire et comprenaient 2 diverticulites, 3 invaginations intestinales aiguës, 1 ulcère hémorragique et 1 ulcère perforé. Trois enfants avaient un antécédent chirurgical. Le diverticule de Meckel était recherché dans deux cas et retrouvé dans un seul. Les délais de survenue des complications en post-opératoire étaient de 5 semaines, 13 et 21 mois. La résection intestinale segmentaire était la seule technique appliquée et 3 fois, des îlots d’hétérotopie gastrique étaient mis en évidence. Il y a eu 2 décès.
Conclusion : le chirurgien pédiatre doit y penser et s’aider de l’échographie pour le diagnostic des complications. Le diverticule de Meckel doit être recherché lorsque l’appendice parait sain ou lors d’autres laparotomies, et traité par une résection intestinale segmentaire. Une surveillance médicale régulière s’impose si la résection doit être différée.
Mots-clés : diverticule de Meckel, complication, enfant, Togo
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Grossesse abdominale compliquée de péritonite : à propos d’un cas |
N AGBÉTRA, AB ABOUBAKARI, AF OURO-BANG’NA MAMAN, A BASSOWA, Y AGBÉKPONOU, K AKPADZA
J Afr Chir Digest 2008; 8(2): 816– 818
Résumé
Nous décrivons le cas d’une patiente enceinte ayant présenté un tableau de péritonite. La localisation de la grossesse était abdominale, le diagnostic était posé surtout par une radiographie de l’abdomen sans préparation. Nous avons procédé à une laparotomie qui avait permis l’extraction d’un fœtus macéré et putride, et celle aisée du placenta. En outre on découvrait une brèche utérine, révélant l’origine secondaire de l’implantation intra-abdominale de l’œuf. Nous avions à une hystérectomie subtotale interannexielle sous anesthésie générale. L’évolution a été favorable.
Mots-clés : grossesse abdominale, péritonite.
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