Togo Guide de la médecine et de la santé au Togo  

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Journal africain de chirurgie digestive


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BELKAHIA Ch. (Tunis)
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MALONGA (Yaoundé)
N'DOYE M. (Dakar)
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SOSSO M. (Yaoundé)
TEKOU H. A. (Lomé)
TOURE C.T. (Dakar)
TOURE P. (Dakar)



Journal africain de chirurgie digestive - N°2 - 2ème semestre 2009

Fondé en 2001 par la Sociéte Bénino-Togolaise de Chirugie Digestive
Edité par la sociéte d'édition de l'Association Bénino-Togolaise de Chirurgie Digestive

Société bénino-togolaise de chirurgie digestive

Directeurs scientifiques : Denis K. James, Nazaire Padonou

Rédacteur en chef : Hubert A. Tekou

Rédacteur en chef adjoint : Agossou-Voyeme AK.

Secrétariat et Service abonnements :
BP 8877 - Lomé - Togo
Téléphone (228) 222 48 94
E-mail : hatekouu@syfed.tg.refer.org

Au sommaire de ce numéro

Aspects épidémiologiques et diagnostiques du cancer antropylorique sténosant
DK. MEHINTO, F. DOSSOU, P. SOHOU, FA. BOURAIMA, OK. BAGNAN

Prise en charge de la hernie inguinale étranglée de l’enfant au chu de Treichville (Abidjan - Côte d’Ivoire)
B. KIRIOUA, E. YEBOUET, S.R. BANKOLE, K.R NANDIOLO, R. KOUASSI, L. VODI, D. COULIBALY, P. GUEUMALEU, L. MOBIOT

Sténose pylorique isolée après ingestion accidentelle de produit caustique
K. GNASSINGBE, D. LAMBONI, K.G. AKAKPO-NUMADO, K.L. AGODA-KOUSSEMA, V. ADJENOU, K. N’DAKENA, H. TEKOU

Abcès du psoas: aspects diagnostiques et thérapeutiques
E.D DOSSEH, B. SONGNE, A.D. ANTHONY, K. AMAVI, A.E AYITE

Aspects diagnostiques des tumeurs abdominales malignes de l’enfant
O. OUATTARA, J.C. GOULI, T.H. ODEHOURI-KOUDOU, K.J.B. YAO, T. SAMBA, A.G. DIETH, D.B. KOUAME, R.K. DICK

Investigations para cliniques des malformations anorectales au centre hospitalier universitaire vaudois, Lausanne
M.A. FIOGBE, B.J. MEYRAT, G.M. HOUNNOU, P. RAMSEYER

Traumatismes fermes de la rate : place de la tomodensitométrie dans le traitement non opératoire
O KA, I KA, M BAH, M CISSE, M DIENG, H NIANGE, A DIA, T TOURE C

Métastase duodénale tardive d’un cancer rénal droit
D.K. MEHINTO, S. DURAND-FONTANIER, M. MATHONNET, N. BOUBADDI, C. GUAQUIERE, A. GAINANT

Prolapsus d’invagination intestinale après cure de hernie diaphragmatique droite chez un nourrisson
O. NDOUR, G. NGOM, D.M. ALUMETI, A.L. FAYE FALL, M. FALL, C. DIOUF, A NDOYE, M. NDOYE

La fundoplicature laparoscopique de nissen-rossetti pour hernie hiatale : résultats préliminaires au CHU Aristide le Dantec de Dakar
O. KA, A. SRIDI, M. CISSE, I. KONATE, M. DIENG, I. KA, A. DIA, C.T. TOURE

La cholecystite aiguë lithiasique chez l’enfant drépanocytaire
G.K. AKAKPO-NUMADO, M.A. BOUME, K. GNASSINGBE, K.A. SAKIYE, A. EPHOEVI-GA, H. TEKOU

Profil épidémiologique et clinique des patients a risque d’éventration abdominale post-opératoire
K.G. SORO, G.M. KOFFI, A. COULIBALY, P. YAPO, K.T. ASSOHOUN, S.F. EHUA, J.B. KANGA MIESSAN

Occlusions par brides et/ou adhérences
B. SONGNE, K.K. KANASSOUA, K. ADABRA, K. GNASSINGBE, A. AYITE

Stratégies d’épargne transfusionnelle en milieu chirurgical au Togo
A.N. KANGNI, E.D.J. DOSSEH, Y.E JAMES, A. MAGOUMOU YETMOU, A.E. AYITE

Sténose pyloro-duodénale d’origine ulcéreuse: analyse de 109 cas opérés a l’hôpital national Ignace Deen de Conakry
N.D. CAMARA, A. TOURE, A.T. DIALLO, L.T SOUMAORO, I OULARE

L’abdomen sans préparation et la radiographie du thorax dans l’exploration des abdomens aigus non traumatiques chez l’adulte
L. K. AGODA-KOUSSEMA, K. ADJENOU, T. ANOUKOUM, M. TCHAOU, E. DOSSEH, K. AWOBANOU, K. N’DAKENA

Actinomycose cæcale : à propos d’un cas de découverte histologique
A.A. KASSE, P.M. GAYE, M. DIENG, M. BA, D. ISSIMOUHA, M. DIOP


Aspects épidémiologiques et diagnostiques du cancer antropylorique sténosant

DK. MEHINTO, F. DOSSOU, P. SOHOU, FA. BOURAIMA, OK. BAGNAN
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 893 - 897

Résumé

Introduction : La sténose antropylorique est le mode de révélation tardive du cancer antropylorique.

But : Rapporter les aspects épidémiologiques et diagnostiques du cancer antropylorique sténosant.

Méthode : Les dossiers des patients admis pour cancer antropylorique sténosant histologiquement confirmé ont été analysés rétrospectivement de Janvier 1990 à Décembre 2006.

Résultats : Avec 32 cas, le cancer antropylorique sténosant a représenté 27,1% des cancers gastriques et 20,1% des causes de sténose antropylorique. L’âge moyen a été de 56,4 ans et la sex-ratio de 1,66. Il s’agissait dans 69% des cas, de sujets de bas niveau socio-économique. Vingt patients (62,5%) avaient des antécédents d’épigastralgie ou d’ulcère gastrique. Quatorze patients (43,8%) étaient alcoolo-tabagiques. Le délai moyen de consultation était de 7,1 mois. La sténose antropylorique était en phase de lutte (10 cas ; 31,3%) ou d’atonie gastrique (22 cas ; 68,7%). L’aspect ulcéro-bourgeonnant a été noté dans plus de 78% des cas. Il s’agissait d’un adénocarcinome dans 96,9% des cas. Une extension ganglionnaire était observée dans 84,4% des cas (27/32) et une métastase viscérale dans 8 cas (25%).

Discussion : Nos résultats ont été conformes aux données de la littérature.

Conclusion : Le diagnostic est souvent fait à un stade tardif.

Mots-clés : Cancer antropylorique, Estomac, Epidémiologie, Diagnostic


Prise en charge de la hernie inguinale étranglée de l’enfant au chu de Treichville (Abidjan - Côte d’Ivoire)

B. KIRIOUA, E. YEBOUET, S.R. BANKOLE, K.R NANDIOLO, R. KOUASSI, L. VODI, D. COULIBALY, P. GUEUMALEU, L. MOBIOT
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 898 - 901

Résumé

Objectif : Le but de ce travail était d’évaluer la qualité de la prise en charge des hernies inguinales étranglées dans notre service.

Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective concernant 111cas de hernies inguinales étranglées et portant sur 108 enfants pris en en charge de janvier 1991 à décembre 2002.

Résultats : La hernie inguinale étranglée représentait 8.36% des hernies inguinales reçues dans la même période. Les nouveaux-nés et les nourrissons constituaient 81.6% des cas. Nous avons reçu 29.6% des patients avant la 6ème heure. La hernie siégeait à droite dans 64.81%. L’âge moyen était de 2,4 ans avec des extrêmes de 1 jour à 11 ans. Les enfants de moins d’un an représentaient 66,67% des patients. La réduction par taxis réalisée dans 81 cas a été couronnée de succès dans 72.84%. La morbidité per opératoire intestinale était de 36,93% et a aboutit à une résection intestinale dans 9% des cas et à une appendicectomie dans 5,40%. La souffrance des gonades a été notée dans 21,62% mais nous n’avons pas réalisé de castration. Nous avons enregistré 1 cas de perforation iatrogène du grêle et 1 cas de section iatrogène du déférent. Les complications postopératoires ont représenté 25,22% des cas dominées par l’hématome scrotal. La mortalité dans notre série était de 5,56% des cas.

Conclusion : Les complications des hernies inguinales étranglées sont graves et peuvent mettre en jeu le pronostic vital, d’où la nécessité d’opérer les hernies inguinales du nouveau-né et du nourrisson en semi urgence avant tout étranglement

Mots-clés : hernie inguinale étranglée – nourrisson – atrophie testiculaire - résection intestinale

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Sténose pylorique isolée après ingestion accidentelle de produit caustique

K. GNASSINGBE, D. LAMBONI, K.G. AKAKPO-NUMADO, K.L. AGODA-KOUSSEMA, V. ADJENOU, K. N’DAKENA, H. TEKOU
J Afr Chir Digest 2008; 9 (2) : 906 - 908

Résumé

La sténose isolée du pylore après ingestion de produit caustique est rare. Un enfant a présenté une sténose isolée du pylore après ingestion de produit caustique. Le diagnostic est favorisé par le contexte clinique, le Transit oesogastro duodénale et la fibroscopie. Le traitement a été radical et a consisté en une pyloroplastie. Notre cas clinique montre que des cas de sténoses isolées d’une portion du tube digestif existent après ingestion de produit caustique mais également la facilité de la prise en charge chez l’enfant.

Mots clés : sténose -pylore -produit caustique

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Abcès du psoas: aspects diagnostiques et thérapeutiques

E.D DOSSEH, B. SONGNE, A.D. ANTHONY, K. AMAVI, A.E AYITE
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 909- 912

Résumé

Objectif : analyser les modalités de la prise en charge diagnostique et thérapeutique des abcès du psoas dans le Service de Chirurgie Générale du CHU de Lomé-Tokoin.

Méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive, sur une période de 9 ans (avril 2001 à avril 2009).Nous avons pris en compte les dossiers des patients de plus de 15 ans chez qui un abcès du psoas a été confirmé par un examen d’imagerie ou en per opératoire.

Résultats : 7 hommes et 3 femmes (sex-ratio : 2,33) avaient un abcès du psoas (fréquence annuelle 1,1). La moyenne d’âge était de 36,5 ans. L’affection semblait primaire dans 7 cas et secondaire dans 3 cas. La douleur était présente dans tous les cas, associée à une tuméfaction 6 fois. Tous étaient fébriles. D’autres signes cliniques moins évocateurs (digestifs, urinaires et rhumatologiques) étaient notifiés dans 7 cas. L’imagerie a été indispensable au diagnostic dans 9 cas (échographie et/ou scanner) ; un diagnostic a été porté en per opératoire. Le traitement avait consisté en une antibiothérapie associée au drainage chirurgical à ciel ouvert dans 9 cas et dans 1 cas l’antibiothérapie a été l’unique moyen thérapeutique.

Conclusion : L’abcès du psoas reste une affection rare, en dépit de la pandémie du VIH. Son diagnostic est difficile et fait appel à des examens d’imagerie tels que l’échographie ou le scanner. Le traitement est en majorité chirurgical avec de bons résultats thérapeutiques.

Mots-clés : abcès, psoas, diagnostic, traitement, Afrique.


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Aspects diagnostiques des tumeurs abdominales malignes de l’enfant

O. OUATTARA, J.C. GOULI, T.H. ODEHOURI-KOUDOU, K.J.B. YAO, T. SAMBA, A.G. DIETH, D.B. KOUAME, R.K. DICK
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2): 913 - 917

Résumé

Contexte : Les tumeurs abdominales malignes (TAM) de l’enfant restent un problème d’actualité dans notre pratique chirurgicale pédiatrique.

Objectifs : Décrire les aspects diagnostiques des tumeurs abdominales malignes de l’enfant.
Patients et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective de dossiers médicaux de patients pris en charge pour TAM, réalisée au CHU de Yopougon de 1991 à 2007. Nous avons analysé au plan épidémiologique la fréquence, l’âge et le sexe. Au plan diagnostique, les caractéristiques cliniques, radiologiques, biologiques et l’histologie ont été notées.

Résultats : 26 TMA ont été diagnostiquées, l’âge moyen des patients à l’admission était de 5 ans et sept mois. On notait une prédominance féminine avec 53% des cas (n=14). Le délai diagnostique moyen était de 21 jours. Les principales circonstances de découvertes retrouvées à l’interrogatoire étaient : la masse abdominale 17 fois, le ballonnement abdominal 13 fois et la douleur abdominale 9 fois. Concernant l’examen physique, le syndrome de masse abdominale prédominait dans 20 cas. Le dosage des catécholamines urinaires a été réalisé chez huit patients. Les marqueurs tumoraux demandés ont été l’alphafoetoprotéine et le bétaHCG. Le cliché de l’abdomen sans préparation de face debout et l’échographie abdominale ont été constants chez tous nos patients. L’urographie intraveineuse était pratiquée dans 30% des cas (n=8). L’examen anatomopathologique a été pratiqué dans 77% des cas (n=20).
Le néphroblastome prédominait dans 38,5% des cas (n=10), suivait le lymphome de Burkitt dans 19% des cas (n=5) et le tératome sacro coccygien à localisation intra-pelvienne avec 15,5% des cas (n=4).

Conclusion : Les TAM de l’enfant sont relativement fréquentes dans notre service. Le retard diagnostique est commun à tous nos patients. Leur prise en charge reste difficile du fait du plateau technique insuffisant de notre hôpital, mais aussi du niveau socio-économique des patients.

Mots-clés : Enfant-Tumeur abdominale -Diagnostic-Chirurgie

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Investigations para cliniques des malformations anorectales au centre hospitalier universitaire vaudois, Lausanne

M.A. FIOGBE, B.J. MEYRAT, G.M. HOUNNOU, P. RAMSEYER
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 918 - 922

Résumé

Objectif : Les auteurs, après analyse et synthèse des résultats proposent les investigations paracliniques nécessaires pour la prise en charge des MAR.

Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective sur 12 ans (1994-2005), menée dans le service de Chirurgie Pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) à Lausanne, chez des patients ayant eu une cure primaire de la MAR.

Résultats : Nos résultats ont été obtenus sur une série de 84 patients opérés, dont 51 filles et 33 garçons, avec un âge moyen de 20,5 mois. A l’examen clinique, on a constaté que le méconium était émis par une fistule chez 64 malades. Le colostogramme réalisé chez 51 malades, permettait d’identifier le niveau du cul-de-sac rectal. L’IRM du plancher périnéal et de la colonne lombo-sacrée demandée chez 76 patients, mettait en évidence dans 40 cas la fistule (52,6 %), dans 35 cas (46,05 %) le type exact de MAR, dans 30 cas (39,5 %) une malformation du rachis, dans 26 cas (36,8 %) une anomalie de la musculature périnéale et dans 10 cas (13,1 %) une myélodysplasie associée.
La cysto-uréthrographie permictionnelle (CUM), faite chez 83 patients, était révélatrice chez 32 patients de multiples anomalies, dominées par le reflux vésico-urétéral, 15 cas (25,9 %).

Conclusion : Pour identifier la variété anatomique d’une MAR sans fistule, l’invertogramme permettait de préciser le niveau du cul-de-sac rectal et décider de la confection d’une colostomie ou de la cure radicale. Le colostogramme permettait non seulement de connaître le niveau du cul-de-sac rectal, mais aussi, une éventuelle fistule recto-uro-génitale. L’IRM et la CUM devraient être systématiques, complétées selon le cas par les examens urodynamiques et l’échographie cardiaque.

Mots clés : Malformation ano-rectale, investigations, paraclinique.

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Traumatismes fermes de la rate : place de la tomodensitométrie dans le traitement non opératoire

O KA, I KA, M BAH, M CISSE, M DIENG, H NIANGE, A DIA, T TOURE C
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 923 - 926

Résumé

Le traitement des traumatismes fermés de la rate fait discuter les risques de laparotomies inutiles ou de splénectomies totales et les risques de complications secondaires liées à une option non opératoire. L’objectif de notre étude est de rapporter la place de la tomodensitométrie abdominale dans la décision du traitement non opératoire des traumatismes fermés de la rate.
Patients et méthodes. Nous avons procédé à une rétrospective incluant 23 patients âgés de 12 à 44 ans, traités de façon non opératoire pour un traumatisme fermé de la rate diagnostiqué à la tomodensitométrie abdominale après stabilisation des constantes hémodynamiques.

Résultats : La TDM abdominale avait retrouvé la lésion splénique chez tous les patients (100%). Il s’agissait de 9 lésions de grade III (39,1%), de 6 lésions de grade IV (26%) avec saignement actif et de 8 lésions de grade II (34,8%). L’hémopéritoine était de faible abondance chez 5 patients (21,7%), de moyenne abondance chez 14 patients (60,9%) et de grande abondance chez 4 patients (17,4%). Les lésions associées retrouvées à la tomodensitométrie étaient 1 cas de pneumopéritoine (4,3%) et un cas de thrombose post-traumatique de la veine cave inférieure (4,3%). Chez 8 patients (34,8%), une intervention chirurgicale était effectuée secondairement, dans les 48 heures. L’intervention chirurgicale avait comporté la splénectomie totale chez 7 patients, une suture d’une perforation jéjunale associée à une toilette de la cavité péritonéale et à une conservation splénique. La thrombose de la veine cave inférieure avait nécessité une héparinothérapie préparée par une splénectomie totale. Le taux de succès du traitement non opératoire était de 65,2% et le taux de conservation splénique de 69,6%.

Conclusion : La tomodensitométrie abdominale est d’un grand apport pour le diagnostic lésionnel des traumatismes fermés de la rate et contribue à l’obtention de bons résultats pour un traitement approprié à l’aspect évolutif des lésions.

Mots clés : Traumatismes fermés de la rate. Traitement non opératoire. Tomodensitométrie. Thrombose de la veine cave inférieure.

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Métastase duodénale tardive d’un cancer rénal droit

D.K. MEHINTO, S. DURAND-FONTANIER, M. MATHONNET, N. BOUBADDI, C. GUAQUIERE, A. GAINANT
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 927 – 930

Résumé

Introduction : Les récidives après néphrectomie pour tumeur T1-3N0M0 et les métastases duodénales tardives sont exceptionnelles.

Observation : Un homme de 70ans avec antécédent de néphrectomie totale droite il y a 13ans, pour cancer du rein droit pT3-limites saines N0M0 a présenté en Novembre 2005, une hématémèse révélant une métastase duodénale avec envahissement de la veine cave inférieure rétro-duodénale. Un traitement palliatif par embolisation a été réalisé. La radiochimiothérapie a été refusée par le patient et l’immunothérapie contre-indiquée du fait de l’apparition d’un syndrome dépressif. Le patient était décédé en Mars 2007.

Discussion : Les métastases duodénales tardives après néphrectomie pour cancer du rein sans extension sont inhabituelles. Une duodénopancréatectomie céphalique aurait pu être pratiquée en l’absence d’envahissement de la veine cave inférieure.

Conclusion : Une hématémèse après néphrectomie totale il y a 13ans pour cancer du rein sans extension, a révélé une métastase duodénale avec envahissement de la veine cave inférieure. Ceci implique une longue surveillance après néphrectomie et un diagnostic précoce de métastase duodénale afin de permettre une résection curative.


Mots-clés : Métastase duodénale. Veine cave. Cancer du rein

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Prolapsus d’invagination intestinale après cure de hernie diaphragmatique droite chez un nourrisson

O. NDOUR, G. NGOM, D.M. ALUMETI, A.L. FAYE FALL, M. FALL, C. DIOUF, A NDOYE, M. NDOYE
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 931 – 933

Résumé

Le prolapsus à l’anus du boudin d’invagination intestinale nécrosé est peu décrit dans la littérature pédiatrique. Nous rapportons un cas exceptionnel survenu dans les suites opératoires d’une cure de hernie diaphragmatique congénitale droite. Il s’agissait d’un nourrisson de 6 semaines qui nous a été référé d’un Hôpital Pédiatrique pour prise en charge d’une hernie diaphragmatique congénitale droite. L’exploration chirurgicale retrouvait un défect diaphragmatique droit de 10cm x 10cm livrant passage au foie et à l’angle colique droit et un défaut d’accolement du colon droit. Une herniorraphie était réalisée avec réintégration des viscères dans la cavité abdominale. En post opératoire la survenue d’une dyspnée à type polypnée, persistante nécessita un transfert au Service des Soins Intensifs puis dans un Service de Chirurgie Cardiovasculaire et Thoracique. Au deuxième jour d’hospitalisation dans ce service, il présenta une invagination intestinale aigue prolabée à l’anus. L’exploration chirurgicale retrouvait une invagination iléo-caeco-colique avec un boudin nécrosé et perforé. Une résection iléo-caecale sur 25 cm suivie d’une anastomose iléo-colique était réalisée. Après un recul de 8 mois l’enfant était libre de tout symptôme.

Mots clés : Hernie diaphragmatique - Invagination intestinale – Nourrisson – Prolapsus

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La fundoplicature laparoscopique de nissen-rossetti pour hernie hiatale : résultats préliminaires au CHU Aristide le Dantec de Dakar

O. KA, A. SRIDI, M. CISSE, I. KONATE, M. DIENG, I. KA, A. DIA, C.T. TOURE
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2): 934 - 937

Résumé

Introduction : L’objectif de notre étude est d’apprécier les résultats de la fundoplicature laparoscopique de Nissen-Rossetti dans les hernies hiatales compliquées.

Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période de 5 ans au Service de Chirurgie Générale du CHU Aristide Le Dantec de Dakar, portant sur la fundoplicature laparoscopique de Nissen-Rossetti dans les cas de hernies hiatales compliquées de reflux gastro-œsophagien rebelle au traitement médical ou de signes de compression thoracique. Treize patients, âgés de 17 à 70 ans et présentant une symptomatologie évoluant depuis 5,4 ans en moyenne, étaient opérés par cette technique après confirmation du diagnostic par une fibroscopie.

Résultats : Le pneumopéritoine était bien toléré chez 84,6% des patients. Une conversion en laparotomie était notée chez un patient (7,7%). La durée moyenne de la laparoscopie était de 2h10 minutes. La durée d’hospitalisation moyenne était de 3 jours. La mortalité était nulle. Deux patients (15,4%) avaient présenté une dysphagie persistante traitée favorablement par dilatation endoscopique. A distance, les patients étaient classés VISICK I avec un sevrage complet des inhibiteurs de la pompe à protons.

Conclusion : la fundoplicature laparoscopique de Nissen-Rossetti est une technique à encourager dans les hernies hiatales compliquées avec de bons résultats fonctionnels au prix d’une faible morbidité.


Mots clés : Hernie hiatale, Fundoplicature, Nissen-Rossetti.

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La cholecystite aiguë lithiasique chez l’enfant drépanocytaire

G.K. AKAKPO-NUMADO, M.A. BOUME, K. GNASSINGBE, K.A. SAKIYE, A. EPHOEVI-GA, H. TEKOU
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 938 - 941

Résumé

La cholécystite aiguë complique fréquemment la lithiasique biliaire ; cette dernière est fréquente chez les drépanocytaires du fait de l’hémolyse chronique qui les caractérise. Le but de cette étude est de préciser les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de la cholécystite aiguë lithiasique (CAL) chez l’enfant drépanocytaire.

Matériel et méthodes : il s’agit d’une étude descriptive transversale sur une période de 19 ans. Elle a porté sur les dossiers d’enfants de phénotype SS, SC, opérés pour cholécystite aiguë lithiasique. Le diagnostic de CAL était retenu sur les données échographiques (présence de lithiase et épaississement de la paroi vésiculaire). Les données épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques ont été étudiées.

Résultats : 19 enfants drépanocytaires (12 SS et 7 SC) ont été hospitalisés et traités pour CAL. La CAL chez l’enfant drépanocytaire a représenté 2,70% des complications chirurgicales de la drépanocytose. Il y avait 11 garçons (57,14%) et 8 filles (42,86%). L’âge moyen était de 12 ans (extrêmes 9 et 15 ans). La cholécystectomie a été réalisée dans tous les cas avec des suites simples dans 18 cas ; dans un cas, il y a eu suppuration pariétale. Trois décès ont été notés 2, 3 et 4 ans après la cholécystectomie sans relation avec cette dernière.

Discussion : La faible fréquence de la CAL contraste avec la sévérité de l’haplotype Bénin de la drépanocytose habituellement rencontrée au Togo.

Conclusion : La prévention de la CAL chez le drépanocytaire passe par le dépistage de la lithiase biliaire, suivi d’une cholécystectomie en cas de lithiase.

Mots clés : cholécystite, lithiase biliaire, drépanocytose, enfant.

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Profil épidémiologique et clinique des patients a risque d’éventration abdominale post-opératoire

K.G. SORO, G.M. KOFFI, A. COULIBALY, P. YAPO, K.T. ASSOHOUN, S.F. EHUA, J.B. KANGA MIESSAN
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) 942 - 946

Résumé

But : Dans le but de prévenir et de minimiser la survenue d’une éventration abdominale post-abdominale, les auteurs ont réalisé cette étude dont l’objectif est d’établir le profil épidémiologique et clinique du sujet à risque.

Patients et méthodes : Cette étude rétro et prospective, descriptive a couvert une période de 18 ans allant de janvier 1990 à Décembre 2008. Durant cette période tous les dossiers (n=117) des patients développant une éventration post-opératoire ont été colligés et leurs caractéristiques épidémiologies et cliniques ont été étudiées.

Résultats : La prévalence était de 1,07%. La sex-ratio était de 0,48 et l’âge moyen était de 41,3 ans. Les interventions de chirurgie digestive venaient en tête avec 63,9% suivies par celles de gynécologie avec 36%. Le contexte d’urgence était statistiquement plus incriminé que les interventions programmées (P=0,00). Les péritonites représentaient 36,9% de l’ensemble des patients soit 57,7% des patients avec une intervention causale digestive. Dans 17,1% de l’ensemble des patients, soit 26,7% des affections digestives, il s’agissait d’occlusion. Ces interventions étaient compliquées de suppurations dans 61,5%. Les patientes étaient des multipares dans 52% des cas.

Conclusion : La prévalence des éventrations est certes faible mais peut être encore minimisée grâce à l’identification des sujets à risque en vue de la prévention. L’abord cœlioscopique devrait considérablement réduire leur taux.

Mots clés : éventration abdominale, post-opératoire, épidémiologie, clinique.

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Occlusions par brides et/ou adhérences

B. SONGNE, K.K. KANASSOUA, K. ADABRA, K. GNASSINGBE, A. AYITE
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 947 - 951

Résumé

Objectifs : étudier les aspects épidémiologiques, analyser les facteurs pronostiques, les moyens diagnostiques et les modalités de prise en charge thérapeutique.

Méthodologie : Une étude rétrospective sur dossiers de patients colligés dans les services de chirurgie du CHU-Tokoin sur 10ans (1er janvier 1995 au 31 décembre 2004). Etaient inclus dans cette étude tous les dossiers de patients présentant un tableau clinique d’occlusion, avec antécédent d’intervention chirurgicale. Les paramètres étudiés étaient : les facteurs étiologiques, les aspects diagnostiques et les aspects thérapeutiques.

Résultats : Quarante cas d’occlusions intestinales sur brides et adhérences ont été colligés sur 10 ans. L’âge moyen était de 35 ans (extrêmes 17 mois et 62 ans). La sex-ratio était de 1,66. Les antécédents chirurgicaux portaient sur les laparotomies médianes et les interventions gynécologiques. Le tableau clinique à l’entrée était dominé par le syndrome occlusif. La radiographie de l’abdomen sans préparation avait noté des niveaux hydroaériques centraux plus larges que hauts. Le traitement médical a été adopté chez 37 patients et a permis la résolution de l’occlusion dans 5 cas (12,50%). Trente cinq patients (87,5%) ont bénéficié d’un traitement chirurgical par voie conventionnelle. Les brides ont été retrouvées dans 25 cas (71,43%), les adhérences dans 1 cas (2,86%), les brides étaient associées aux adhérences dans 9cas (25,71%). La nécrose d’anses a été notée dans 5 cas (14,29%). La section des brides, la libération des adhérences et une résection du grêle suivie d’un rétablissement immédiat de continuité ont été effectuées.
Les suites opératoires ont été simples chez 22 patients opérés (62,86%). La morbidité a été de 37,14% (13 patients) et comportait la suppuration pariétale (38,46%), des éviscérations (38,46%) et la péritonite postopératoire (23,08%). La mortalité a été de 5,71%. La durée moyenne d’hospitalisation a été de 20,4 jours (extrêmes 4 et 71 jours).

Conclusion : les occlusions sur brides et/ou adhérences méritent toute l’attention du chirurgien dans leur prise en charge diagnostique et thérapeutique. L’objectif premier est de ne pas laisser évoluer une nécrose d’anse dont les suites sont marquées par une morbidité et mortalité élevées.

Mots – clés : occlusions postopératoires, brides, adhérences.

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Stratégies d’épargne transfusionnelle en milieu chirurgical au Togo

A.N. KANGNI, E.D.J. DOSSEH, Y.E JAMES, A. MAGOUMOU YETMOU, A.E. AYITE
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2): 952 - 957

Résumé

Objectif : faire un état des lieux de la pratique des stratégies d'épargne sanguine en milieu chirurgical au Togo.

Méthode : 129 adultes soumis à une intervention chirurgicale ont été recensés du 03 janvier 2008 au 30 juin 2009, en excluant les porteurs d’affections comme une insuffisance cardiovasculaire, une drépanocytose homozygote, les états infectieux graves, les affections malignes, les patients ASA IV et V.

Résultats : la population était à prédominance féminine (sex-ratio = 0,37) d’âge compris entre15 et 76 ans. L'hémodilution normovolémique aigue (124 patients) et la récupération de sang periopératoire(6 patients) ont été les techniques pratiquées. Une patiente a bénéficié des 2 techniques. Ces stratégies avaient cours en gynécologie (66,92%), traumatologie (22,51%), urologie(8,46) et en chirurgie viscérale (2,31%).
Deux patients ont nécessité une transfusion homologue en raison d’une hémorragie en post opératoire. Le taux d'hématocrite moyen était de 36,58 ± 4,29 en préopératoire et 31,58 ± 3,35 en postopératoire.

Conclusion : la pratique des stratégies d'épargne sanguine à une plus grande échelle est possible dans notre pays et même recommandée.

Mots Clés : stratégies d'épargne sanguine, chirurgie, transfusion sanguine, Afrique.

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Sténose pyloro-duodénale d’origine ulcéreuse: analyse de 109 cas opérés a l’hôpital national Ignace Deen de Conakry

N.D. CAMARA, A. TOURE, A.T. DIALLO, L.T SOUMAORO, I OULARE
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 958 - 962

Résumé

But : La sténose pyloro-duodénale d’origine ulcéreuse est une complication relativement fréquente des ulcères gastroduodenaux. Le but de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de cette affection dans notre service.

Matériel et Méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective de 5 ans allant de Janvier 1995 à Décembre 1999, portant sur les dossiers de malades admis et opérés pour une sténose pyloro-duodénale d’origine ulcéreuse au service de chirurgie générale de l’hôpital national Ignace Deen Conakry Guinée. Ont été inclus tous les malades qui ont présenté une symptomatologie clinique de sténose ulcéreuse pyloroduodénale confirmée après la chirurgie.
Ont été analysées la fréquence, les données cliniques, le type de chirurgie réalisée et les résultats.

Résultats : nous avons colligé 109 cas de sténose pyloro-duodénale représentant 49,54% de toutes les complications des ulcères gastroduodenaux (n=221). L’age moyen des malades était de 45 ans avec une prédominance masculine (71,15%). Les ouvriers et les cultivateurs étaient les plus concernes (46%). Dans la série, 53,21% des malades avaient une épigastralgie évocatrice d’un ulcère gastroduodenal et, 40,37% des cas avaient un ulcère connu. Les vomissements et l’amaigrissement étaient présents chez tous les malades. La fibroscopie œsogastroduodénal a été réalisée chez 70,64% des malades contre 29,36% pour le transit œsogastroduodénal. La gastrojejunostomie simple a été la plus pratiquée (44,95%) suivie de la vagotomie tronculaire bilatérale associée à la gastrojejunostomie (22,94%). Les suites opératoires ont été simples dans 80,79% des cas. Toutefois 3 malades (2,75%) ont présenté une diarrhée dans le groupe de gastrectomie. La fibroscopie de contrôle n’a pas révélé de lésion ulcéreuse évolutive. La mortalité a été nulle.

Conclusion : La sténose pyloroduodénale a été la complication la plus fréquente de la maladie ulcéreuse En raison de la simplicité du geste chirurgical, l’absence de complication post opératoire et la disparition de toute symptomatologie ulcéreuse ; la gastrojéjunostomie pourrait être considéré comme le traitement de choix de cette affection dans notre milieu.

Mots clés : sténose pyloro-duodénale, ulcère gastroduodenal, gastrojejunostomie

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L’abdomen sans préparation et la radiographie du thorax dans l’exploration des abdomens aigus non traumatiques chez l’adulte

L. K. AGODA-KOUSSEMA, K. ADJENOU, T. ANOUKOUM, M. TCHAOU, E. DOSSEH, K. AWOBANOU, K. N’DAKENA
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 963 – 967

Résumé

But : décrire les aspects des différentes pathologies rencontrées dans les abdomens aigus et évaluer l’apport du couple ASP/thorax dans le diagnostic des abdomens aigus non traumatiques de l’adulte.

Méthodologie : il s’est agi d’une étude prospective de 12 mois (juillet 2003 - juin 2004) portant sur 230 patients présentant un abdomen aigu adressés au service de radiologie du CHU-Tokoin de Lomé. Les 230 patients ont eu un cliché d’abdomen sans préparation couplé à un cliché du thorax.
Une confirmation laparotomie a été faite chez 63 patients.

Résultats : l’âge moyen des patients était de 31 ans (extrêmes d’âge: 15 et 100 ans). Nous avions noté une prédominance du sexe masculin (63,91%), soit une sex-ratio homme/femme de 1,77. Les principales causes répertoriées ont été la péritonite (16,89%, n=39), l’occlusion intestinale (16,09%, n=37) et l’appendicite aiguë (08,26%, n=19). L’ASP a été normale dans 58,69% des cas (n=135). La sensibilité a été de 88,57% pour les péritonites, 100% pour des occlusions intestinales et faible (18,18%) pour les appendicites aiguës.

Conclusion : l’abdomen aigu est une affection d’étiologie variable. Le cliché d’ASP constitue une demande quasi-systématique devant une douleur abdominale aiguë dans nos pays où la TDM est encore peu accessible.

Mots-clés : Abdomen aigu non traumatique - adulte - ASP/thorax -pathologies abdominales.

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Actinomycose cæcale : à propos d’un cas de découverte histologique

A.A. KASSE, P.M. GAYE, M. DIENG, M. BA, D. ISSIMOUHA, M. DIOP
J Afr Chir Digest 2009; 9 (2) : 968 - 970

Résumé

L’actinomycose est une infection chronique granulomateuse due à des bactéries anaérobies Gram positives du genre Actinomyces.
Les localisations abdominales sont rares et peuvent simuler une affection néoplasique et posent des problèmes diagnostiques qui peuvent conduire à une intervention chirurgicale plus ou moins mutilante.
Nous rapportons une observation d’actinomycose du cæcum chez une patiente de 62 ans révélée par une masse de la fosse iliaque droite fixée à la paroi abdominale et au psoas, simulant un cancer localement avancé chez un sujet en excellent état général, et diagnostiquée après résection chirurgicale.

Mots clés : Actinomycose cæcale, chirurgie

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