Togo Guide de la médecine et de la santé au Togo  

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Journal africain de chirurgie digestive


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TOURE P. (Dakar)



Journal africain de chirurgie digestive - N°1 - 1er semestre 2010

Fondé en 2001 par la Sociéte Bénino-Togolaise de Chirugie Digestive
Edité par la société d'édition de l'Association Bénino-Togolaise de Chirurgie Digestive

Société bénino-togolaise de chirurgie digestive

Directeurs scientifiques : Denis K. James, Nazaire Padonou

Rédacteur en chef : Hubert A. Tekou

Rédacteur en chef adjoint : Agossou-Voyeme AK.

Secrétariat et Service abonnements :
BP 8877 - Lomé - Togo
Téléphone (228) 222 48 94
E-mail : hatekouu@syfed.tg.refer.org

Au sommaire de ce numéro

Le carcinome hépatocellulaire sur cirrhose : place de la tomodensitometrie dans le bilan pré-thérapeutique
O KA, I KA, M DIENG, M CISSE, I KONATE, ML DIOUF, El H NIANG, A DIA, CT TOURE

De l'usage systématique de la sonde nasogastrique en post-opératoire de chirurgie colorectale programmée
DK MEHINTO, M MATHONNET, K ATTIPOU, K FRED , N PADONOU, A GAINANT

Plaies pénétrantes du colon : place de la chirurgie idéale dans leur traitement
G OKIEMY, N ELE, AB IBAMBA, A BILONGO-BOUYOU, R MASSENGO

Contusions hépatiques : prise en charge au CHU A. le Dantec de Dakar
O KA, M BA, I KA, M DIENG, M CISSE, I KONATE, J SAVADOGO, A DIA, CT TOURE

Les occlusions intestinales aiguës : aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques
SA ALLODE, E MENSAH, DK MEHINTO, B MAMA, G HOUNNOU

Cholécystite aiguë lithiasique : à propos de 73 cas opérés à l’hôpital national Ignace Deen de Conakry
AT DIALLO, LT SOUMAORO, A TOURÉ ; A SYLLA, MS SOUMAH, CONTÉ, ND CAMARA

Les abcès du psoas de l’adulte : expérience de la clinique chirurgicale de l’hôpital Aristide le Dantec de Dakar
I KONATÉ, TJ SAVADOGO, M CISSÉ, O KA, O GUÈYE, M DIENG, A DIA, CT TOURÉ

Péritonite par perforation appendiculaire au chu Gabriel Toure de Bamako (Mali)
I DIAKITÉ, A TOGO, L KANTÉ, A TRAORE, M KEITA, Y COULIBALY, BT DEMBÉLÉ, A MAÏGA, A SAMAKÉ, L TOURÉ, I SANGARÉ, B CAMARA, G DIALLO.

Perforations ou plaies du tube digestif au cours des contusions abdominales
DK MÊHINTO, OK BAGNAN, N PADONOU

Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de l’occlusion intestinale au service de chirurgie a du CHL
R NGUEMA-MVE, K DIALLO FOLLY, D NSAME

Volvulus du sigmoïde sur grossesse dans le service de chirurgie générale du chu Gabriel Toure a Bamako, Mali
I DIAKITÉ, A TOGO, A TRAORÉ, L KANTÉ, BT DEMBÉLÉ, Y TRAORÉ, M KEITA, Y COULIBALY, A MAÏGA, L TOURÉ, G DIALLO

Prise en charge des cancers de la vésicule biliaire. a propos de deux cas traités au CHU de Yaoundé (Cameroun)
S TAKONGMO, Z SANDO, C MONABANG, A DONGMO, JL ESSAME OYONO, S NKO’O.

Les corps étrangers œsophagiens dangereux : l’exemple des piles boutons
EEM NAO, M NDIAYE, B LOUM, A THIAM, A TALL, BK DIALLO, IC NDIAYE, R DIOUF, EM DIOP

Résultats des anastomoses bilio-digestives intra hépatiques gauches périphériques dans le traitement des obstructions biliaires per hilaires malignes en milieu défavorisé
A COULIBALY, R LEBEAU, KG SORO, P YAPO, G KOFFI, T ASSOHOUN, S EHUA, J-B KANGA


Le carcinome hépatocellulaire sur cirrhose : place de la tomodensitometrie dans le bilan pré-thérapeutique

O KA, I KA, M DIENG, M CISSE, I KONATE, ML DIOUF, El H NIANG, A DIA, CT TOURE

Résumé

Introduction : : Le carcinome hépatocellulaire constitue un problème de santé publique en Afrique sub-saharienne. Devant la rareté des données scannographiques des séries africaines nous avons étudié l’intérêt de la tomodensitométrie dans la prise en charge de cette tumeur.

Patients et méthodes : Nous avons procédé à une étude rétrospective qui a inclus 47 patients, âgés en moyenne de 40,8 ans, présentant un carcinome hépatocellulaire sur cirrhose virale B. Ils étaient constitués de 35 hommes et de 13 femmes Tous les patients avaient bénéficié d’une tomodensitométrie.

Résultats : La tomodensitométrie a permis de retrouver la dysmorphie hépatique chez 78,7% des patients, l’ascite dans 53,2% des cas et l’hypertension portale chez 44,7% des patients. Les lésions étaient multifocales dans 42,5% des cas ; bi-lobaires dans 48,8% des cas. Elles se limitaient au foie droit dans 32% des cas, au foie gauche dans 42,5% des casau lobe gauche chez 12,7% des patients. Elles étaient uniques dans 34% des cas, leur nombre était inférieur ou égal à 3 chez 59,6% des patients multiples chez 40,4% des patients. La taille des lésions variait entre 3 et 15 cm. La thrombose de la veine porte était retrouvée dans 36,2% des cas et les métastases pulmonaires dans 7,1% des cas. Les critères tomodensitométriques corrélés à la résécabilité du CHC étaient : la lésion unique unilobaire, de taille inférieure ou égale à 10 cm, coexistant avec une perméabilité de la veine porte, de l’artère hépatique et des veines sus-hépatiques, en l’absence d’ascite et de métastase.

Conclusion : La tomodensitométrie occupe une place importante dans le diagnostic du carcinome hépatocellulaire et dans la sélection rigoureuse des patients pouvant bénéficier du traitement chirurgical ou à défaut du traitement par la radiologie interventionnelle.

Mots-clés : carcinome hépatocellulaire, cirrhose hépatique, résection hépatique


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De l'usage systématique de la sonde nasogastrique en post-opératoire de chirurgie colorectale programmée

DK MEHINTO, M MATHONNET, K ATTIPOU, K FRED, N PADONOU, A GAINANT

Résumé

Introduction : Pour prévenir l’iléus fonctionnel post-opératoire, la décompression gastrique systématique par une sonde gastrique était préconisée après chirurgie abdominale.

But : La pose de sonde nasogastrique après chirurgie colorectale programmée devrait-il être systématique ?  

Patients et méthodes : A partir d’une étude rétrospective de 2004 à 2005, en chirurgie digestive et endocrinienne du CHU Dupuytren de Limoges, 103 dossiers ont été analysés.

Résultats : Le délai moyen de reprise du transit intestinal était plus court (4,3 j) dans le groupe des patients sans sonde nasogastrique que dans le groupe avec sonde nasogastrique post-opératoire systématique (5,8 j) avec une différence statistiquement significative (p=0,0014). La morbidité postopératoire était de 8,3% (5/60) dans le groupe sans sonde nasogastrique et de 9,3% (4/43) dans le groupe avec sonde nasogastrique post-opératoire systématique, avec un p=0,2733, non significatif. La mortalité était de 1,7% (1/60) dans le groupe sans sonde nasogastrique et de 0,2% (1/43) dans le groupe avec sonde nasogastrique post-opératoire systématique et n'était pas liée au port ou non de sonde. La pose de sonde nasogastrique après chirurgie colorectale programmée ne doit donc pas être systématique car sans avantage et retardant même la reprise du transit intestinal.

Conclusion :
La pose de sonde nasogastrique ne doit pas être systématique après chirurgie colorectaleprogrammée.

Mots-clés : Sonde nasogastrique; Chirurgie colorectale; Iléus post-opératoire.

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Plaies pénétrantes du colon : place de la chirurgie idéale dans leur traitement

G OKIEMY, N ELE, AB IBAMBA, A BILONGO-BOUYOU, R MASSENGO

Résumé

But de l’étude : Cette étude rétrospective avait pour but de comparer les résultats de deux modalités thérapeutiques (suture primaire, résection-anastomose versus colostomie) dans une série de 157 patients opérés pour plaies pénétrantes du colon.

Patients et méthodes : De juin 1997 à octobre 1997, 157 patients porteurs de plaies pénétrantes du colon ont été opérés de manière consécutive dans un hôpital de campagne pendant la guerre civile de Brazzaville (Congo). Selon les modalités thérapeutiques (suture primaire, résection-anastomose/colostomie), ces blessés ont été repartis en deux groupes d’étude. Aucun critère de sélection n’était retenu. Le choix de la méthode chirurgicale dépendait uniquement du chirurgien.

Résultats : Ont été exclus de cette étude, 17 blessés coliques décédés dans les 24 premières heures post-opératoires. Au total 140 cas évaluables dont 71 ont bénéficié de la chirurgie idéale (suture primaire, résection-anastomose) constituant ainsi le premier groupe d’étude, 69 traités par colostomie constituant le 2e groupe d’étude. Il n’y avait aucune différence notable entre les deux groupes d’étude dans les résultats obtenus. L’âge moyen était de 31 ans (avec des extrêmes de 3 à 72 ans) dans le premier groupe et 29 ans (avec des extrêmes de 5 à 69 ans) dans le deuxième groupe. La durée d’hospitalisation était de 12,5 jours (extrêmes de 8 à 21 jours) dans le premier groupe et de 13,1 jours (extrêmes de 7 à 23 jours) dans le deuxième groupe. Le PATI Score (Penetrating Abdominal Trauma Index Score) était de 22,7 pour le premier groupe et de 23,1 pour le deuxième groupe. Le taux de complications septiques était de 21,8% dans le premier groupe et de 22,1% dans le deuxième groupe. Le taux de mortalité était de 7,9% dans le premier groupe et de 8,1% dans le deuxième groupe.

Conclusion : La prise en charge thérapeutique des plaies pénétrantes du colon a radicalement changé et ne dépend plus de critères classiques de sélection. La colostomie est très contestée, supplantée désormais par la chirurgie idéale dont les indications doivent être larges.

Mots-clés : Plaies pénétrantes du colon, traitement, suture primaire, r ésection, anastomose, colostomie.

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Contusions hépatiques : prise en charge au CHU A. Le Dantec de Dakar

O KA, M BA, I KA, M DIENG, M CISSE, I KONATE, J SAVADOGO, A DIA, CT TOURE

Résumé

Introduction : Le but de notre étude est de rapporter les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques chez les patients reçus dans notre service pour contusion hépatique.

Patients et méthodes : Une étude rétrospective portant sur 20 dossiers nous a permis d’analyser l’âge des patients, leur sexe, les circonstances du traumatisme, les aspects cliniques et thérapeutiques.

Résultats : L’âge moyen des patients était de 20,5 ans, le sex-ratio de 16 hommes pour 4 femmes. Les étiologies étaient dominées par l’accident de la circulation. Tous les patients présentaient une douleur abdominale un hémopéritoine. L’anémie aiguë, l’état de choc et l’irritation péritonéale étaient respectivement retrouvés chez 11, 7 et 5 patients. Le taux d’hémoglobine était inférieur à 11 g/dl chez tous les patients. Le diagnostic était échographique chez 4 patients, tomodensitométrique chez 15 autres et opératoire chez un patient. Le traitement était non opératoire dans 15 cas avec un cas d’échec. Une hépatectomie était effectuée chez 2 patients, une suture hépatique chez 2 autres. Un patient a bénéficié d’un tamponnement péri hépatique et est décédé. 

Conclusion : Dans notre contexte, la contusion hépatique atteint essentiellement le sujet jeune de sexe masculin. Le diagnostic suspecté à l’examen clinique est essentiellement tomodensitométrique. Le traitement conservateur pratiqué dans la majorité des cas donne de bons résultats.

Mots-clés : Contusion hépatique, hépatectomie, tamponnement péri hépatique, traitement non opératoire.


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Les occlusions intestinales aiguës : aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques

SA ALLODE, E MENSAH, DK MEHINTO, B MAMA, G HOUNNOU

Résumé

Caractérisée par sa tétrade symptomatique, l’occlusion intestinale aiguë est une urgence chirurgicale fréquente. Nous avons entrepris une étude descriptive au Centre Hospitalier Départemental et Universitaire de Parakou dans le but de déterminer le profil épidémiologique des patients, d’étudier les caractéristiques cliniques et radiographiques et d’analyser le traitement.

Ont été répertoriés 69 patients sur 3 ans.  La sex-ratio a été de 1,87. L’âge moyen était de 28,5 ± 2 ans. Le délai moyen entre le début de la symptomatologie et l’admission aux urgences a été de 2 jours ± 18H.

La tétrade symptomatique a été retrouvée dans 96% des cas. Les occlusions fonctionnelles représentaient 49,28% des cas et les occlusions mécaniques 50,72%. Le siège des occlusions était grêlique (63,77%), coliques (23,19%) et mixtes (13,04%). Les causes les plus fréquentes étaient la péritonite (29%), la hernie étranglée (14,49%), l’appendicite (10,14%), les brides  et volvulus (8,70%).Le traitement non opératoire a permis la régression de l’occlusion dans 7 cas (10,14%): il s’agissait surtout d’occlusion fonctionnelle. Le geste chirurgical le plus exécuté était la résection anastomose. Les complications étaient dominées par les suppurations pariétales (28%). La mortalité était de (27,53%).

L’amélioration de la mortalité passe par la réduction du délai d’admission et de meilleures conditions de la prise en charge hospitalière des malades.

Mots-clés : Occlusion, nécrose intestinale, résection

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Cholécystite aiguë lithiasique : à propos de 73 cas opérés à l’hôpital national Ignace Deen de Conakry

AT DIALLO, LT SOUMAORO, A TOURÉ, A SYLLA, MS SOUMAH, CONTÉ, ND CAMARA

Résumé

Introduction : Lla cholécystite aiguë lithiasique était considérée comme une pathologie rare en Afrique noire. Les données récentes de la littérature indiquent une nette hausse de sa prévalence dans notre région. Le but de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et anatomopathologiques de cette affection.

Malades et Méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective sur une période de 6 ans portant sur tous les cas de cholécystite aigue lithiasique admis et opérés au service de chirurgie générale de l’hôpital national Ignace Deen du CHU de Conakry.

Résultats : Nous avons colligée 73 cas de cholécystite aiguë lithiasique, représentant 1,61% des urgences chirurgicales abdominales et 48,03% des affections des voies biliaires. L’âge moyen des patients était de 43 ans avec des extrêmes de 19 et 70 ans. La tranche d’âge comprise entre 31 et 40 ans était la plus concernée avec 32,43%. Une prédominance féminine a été notée dans 59 cas, soit 80.82%. Les ménagères (58,90%) étaient les plus concernées. L’obésité (27,02%), les maladies hémolytiques (26,79%) et la multiparité (24,32%) ont été les facteurs prédisposant les plus observés. La douleur à l’hypochondre droit, la fièvre et le signe de Murphy étaient présents chez tous nos patients. L’échographie réalisée chez tous les malades a aidée au diagnostic. La cholécystectomie rétrograde a été la plus pratiquée (84.93%). Les calculs étaient multiples (42,46%) et de couleur noire (52,05%). Il s’agissait de cholécystite congestive (56,16%) ou chronique (39.73%). Les suites opératoires ont été simples avec une mortalité nulle.

Conclusion : La fréquence de la cholécystite aiguë lithiasique est non négligeable dans notre pays. L’examen clinique et l’échographie abdominale ont permis de poser le diagnostic et l’indication opératoire. La cholécystectomie conventionnelle nous a certes  donné de bons résultats,  mais la voie coelioscopique, si elle était disponible, aurait permis de minimiser encore plus la morbidité post opératoire et la durée du séjour hospitalier.

Mots-clés : Cholécystite aiguë lithiasique, cholécystectomie, Conakry

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Les abcès du psoas de l’adulte : expérience de la clinique chirurgicale de l’hôpital Aristide le Dantec de Dakar

I KONATÉ, TJ SAVADOGO, M CISSÉ, O KA, O GUÈYE, M DIENG, A DIA, CT TOURÉ

Résumé

Objectif : Les auteurs rapportent les aspects épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs des abcès du psoas à l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar.

Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective de 6 ans, de janvier 2001 à décembre 2006, concernant les patients adultes porteurs d’un abcès du psoas, confirmé par les explorations radiologiques et/ou chirurgicales. Les paramètres étudiés étaient l’âge, le sexe, le délai de consultation, les antécédents, les signes cliniques et paracliniques, le traitement et l’évolution. 

Résultats : La série comportait 13 patients, dont 9 hommes et 4 femmes, avec un âge moyen de 28,1 ans (extrêmes : 16 et 52 ans). 7 patients avaient des antécédents significatifs dont 3 chirurgies pelviennes. Le délai moyen de consultation était d’1 mois. Dans 3 cas, l’abcès du psoas siégeait à gauche. La douleur était le principal motif de consultation et l’examen clinique retrouvait une masse et un psoïtis chez 6 patients. Le staphylocoque doré était isolé 2 fois. L’échographie abdominale était réalisée 10 fois et la tomodensitométrie 2 fois. Tous nos patients avaient bénéficié d’un drainage chirurgical et d’une antibiothérapie. Les complications post opératoires étaient des suppurations pariétales (2cas), des abcès persistants imposant une reprise chirurgicale (3 cas) et une pleurésie purulente secondaire. Un patient est décédé d’une septico-pyohémie. La durée moyenne d’hospitalisation était de 21,5 jours.

Conclusion : L’abcès du psoas concerne l’adulte jeune de sexe masculin et prédomine à droite. Son évolution reste favorable après un drainage chirurgical associé à une antibiothérapie. L’avènement de la laparoscopie et de la radiologie interventionnelle a révolutionné son traitement.

Mots-clés : Abcès, échographie, chirurgie, psoas

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Péritonite par perforation appendiculaire au CHU Gabriel Touré de Bamako (Mali)

I DIAKITÉ, A TOGO, L KANTÉ, A TRAORE, M KEITA, Y COULIBALY, BT DEMBÉLÉ, A MAÏGA, A SAMAKÉ, L TOURÉ, I SANGARÉ, B CAMARA, G DIALLO.

Résumé

La perforation appendiculaire réalise une péritonite généralisée ou localisée.

Nos objectifs étaient de décrire les aspects cliniques et thérapeutiques d’analyser les suites opératoires.
Notre étude rétrospective a porté sur les patients opérés pour péritonite par perforation appendiculaire en chirurgie générale et pédiatrique au CHU Gabriel Touré, de janvier 1999 à décembre 2005.

Nous avons colligé 137 dossiers de péritonite par perforation appendiculaire, qui ont représenté 33,25% des péritonites et 18,5% des appendicites. L’âge moyen a été de 22,5 ans. Les hommes ont été 4 fois plus nombreux que les femmes. Tous les malades ont consulté pour douleur abdominale avec un délai d’évolution de 5,8 jours. Ce délai a été de 24 heures pour 5 (3,6%) malades. Seulement 25 (18,3%) malades n’ont reçu aucun traitement avant l’hôpital. Outre la douleur nous avons recensé 25cas de vomissements, arrêt des matières et de gaz 48 cas. La fièvre, la contracture, le cri de l’ombilic et la douleur au toucher rectal ont été retrouvés chez tous les malades. Aucun malade n’a eu un ASA supérieur à II. L’Escherichia coli a été identifié 23 fois (74,2% des 31prélèvements). L’appendicectomie plus lavage et drainage ont été la technique opératoire pratiquée. Le Mannheim a été supérieur à 26 chez 35,1%.suites ont été simples chez 84,7%de nos malades, avec une morbidité de 15,%.La durée d’hospitalisation a été de 9,8 jours.

Mots-clés : Péritonite, perforation, appendice

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Perforations ou plaies du tube digestif au cours des contusions abdominales

DK MÊHINTO, OK BAGNAN, N PADONOU

Résumé

Introduction : Les perforations du tube digestif par contusion abdominale sont relativement rares.

But : Rapporter les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques.

Méthodes : A partir d’une étude rétrospective en chirurgie viscérale ‘A’ au CNHU de Cotonou, de 2000 à 2009, les dossiers de 24 cas de perforations du tube digestif par contusion abdominale ont été analysés.

Résultats : La fréquence était de 2,5 cas/an. L’âge moyen était de 30,5 ans et la sex-ratio de 5. La circonstance étiologique la plus fréquente a été les accidents de la circulation (14 cas ; 58,3%). Le tableau clinique était celui d’une péritonite aiguë généralisée (24 cas ; 100%). La radiographie de l’ASP réalisée chez 5 patients a montré une grisaille diffuse (5 cas) avec image de pneumopéritoine (3 cas). Aucun examen tomodensitométrique n’a été nécessaire pour le diagnostic. L’iléon était le siège le plus fréquent des plaies (14 cas ; 58,3%). Des lésions associées ont été observées chez 7 patients (29,2%). Le délai moyen entre le traumatisme et l’admission au CNHU était de 9 heures 30 minutes. Les actes chirurgicaux ont été une excision-suture (12 cas ; 50%) ou une résection-anastomose immédiate (12 cas ; 50%). Les suites ont été simples chez 17 patients (70,8%). La morbidité était de 29,2% (7/24) liée à une suppuration pariétale (7 cas ; 29,2%) et à une fistule du grêle (1cas ; 4,2%). La mortalité a été nulle. La durée moyenne d’hospitalisation était de 13,5 jours.

Conclusion : Les perforations du tube digestif par contusion abdominale sont rares dans notre pratique et sont dues en majorité aux accidents de la circulation. Leur diagnostic était basé sur l’examen clinique sans qu’il soit nécessaire de réaliser des examens coûteux dont la tomodensitométrie. Leur traitement bien codifié nous a donnés de bons résultats.

Mots-clés : Perforation, plaies, tube digestif, contusions abdominales

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Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de l’occlusion intestinale au service de chirurgie A du CHL

R NGUEMA-MVE, K DIALLO FOLLY, D NSAME

Résumé

Objectif : Notre travail a pour objectif de dégager les aspects épidémiologiques et thérapeutiques de l’occlusion intestinale dans notre unité de soins pour en harmoniser et améliorer la prise en charge.

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective sur 36 mois. Le critère d’inclusion était de présenter des signes cliniques et/ou radiologiques d’occlusion intestinale durant la période de l’étude. Nous avons étudié outre les caractères épidémiologiques, le délai de consultation et d’admission, le moyen diagnostic, le type d’occlusion, le traitement et les suites.

Résultats : La fréquence de l’occlusion intestinale est de 12% de l’ensemble des urgences. Nous avons retenu 41 dossiers. L’âge moyen de nos patients était de 39 ans ; 63% des patients sont des hommes. Les occlusions mécaniques représentent 87% de l’ensemble des occlusions. Les strangulations représentent 76% de ces occlusions. Le délai moyen entre le début de la symptomatologie et l’admission est de 2 jours. L’examen clinique et la radiographie simple de l’abdomen sans préparation ont suffit pour établir le diagnostic. La mortalité est de 10% et la morbidité de 17%.

Conclusion : L’occlusion intestinale demeure une préoccupation pour le chirurgien. En Afrique, il s’agit essentiellement des strangulations dont le retard diagnostic aggrave le pronostic.

Mots- clés : Occlusion intestinale, épidémiologie, clinique, traitement


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Volvulus du sigmoïde sur grossesse dans le service de chirurgie générale du CHU Gabriel Touré à Bamako, Mali

I DIAKITÉ, A TOGO, A TRAORÉ, L KANTÉ, BT DEMBÉLÉ, Y TRAORÉ, M KEITA, Y COULIBALY, A MAÏGA, L TOURÉ, G DIALLO

Résumé

Le volvulus du sigmoïde sur grossesse est une urgence chirurgicale rare.  Nous rapportons quatre cas traités dans le service de chirurgie générale du CHU Gabriel Touré entre Janvier 1999 et Décembre 2008.

L’âge moyen a été de 34,8 ans et l’âge gestationnel a varié de 17 à 30 semaines. Le délai d’évolution a été de 4 jours. Les 4 patientes nous ont été adressées par des gynécologue-obstétriciens. Elles ont été opérées après une réanimation de courte durée. En per opératoire le volvulus du sigmoïde était seul dans 2 cas ; il était associé un volvulus du grêle dans les 2 autres. L’anse volvulée était nécrosée dans 3cas (grêle et sigmoïde 2 fois et sigmoïde 1 fois). Deux malades ont bénéficié de l’opération de Hartmann associée à une résection du grêle avec anastomose termino-terminale. La détorsion simple du sigmoïde a été pratiquée chez 1 malade et l’opération de Hartmann seule une fois. Nous n’avons pas enregistré de décès maternel. Les suites opératoires ont été simples chez 2 patientes qui ont accouché à terme par voie basse. Chez les 2 autres les suites ont été : 1cas de fistule digestive avec éviscération, 2 cas d’avortement spontané et 2 infections du site opératoire. La fistule a tari pendant l’hospitalisation.

Mots-clés : Cholécystite, lithiase biliaire, drépanocytose, enfant.

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Prise en charge des cancers de la vésicule biliaire. A propos de deux cas traités au CHU de Yaoundé (Cameroun)

S TAKONGMO, Z SANDO, C MONABANG, A DONGMO, JL ESSAME OYONO, S NKO’O

Résumé

Cette étude avait pour but de décrire les modalités diagnostiques et thérapeutiques de deux cas de cancer de la vésicule biliaire de découverte peropératoire chez deux sujets de sexe masculin âgés de 66 et 55 ans. Dans le premier cas, le diagnostic s’est posé devant un syndrome ictérique d’installation récente et d’évolution rapide, faisant redouter un cancer de la tête du pancréas aux examens imagériques; dans le deuxième cas le diagnostic s’est posé devant un syndrome douloureux chronique de l’hypochondre droit simulant une cholécystite chronique ou une masse tissulaire de la vésicule biliaire. La laparotomie et l’examen anatomopathologique ont conduit au diagnostic d’un adénocarcinome de la vésicule biliaire associé à un cholangiocarcinome, classé au stade IV selon la classification de Nevin chez le premier patient ; le second patient présentait un adénocarcinome vésiculaire de stade PT2. L’absence des ganglions locorégionaux et le stade évolutif de la maladie chez les deux patients sont à l’origine d’un traitement par une cholécystectomie non radicale, geste jugé licite, avec des survies actuelles sans complications de 15 mois chez le premier cas et 6 mois chez le deuxième patient. L’étude recommande la pratique de la cholécystectomie devant toute pathologie vésiculaire de diagnostic imprécis aux examens imagériques.

Mots- clés
: Eventration abdominale, post-opératoire, épidémiologie, clinique

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Les corps étrangers œsophagiens dangereux : l’exemple des piles boutons

EEM NAO, M NDIAYE, B LOUM, A THIAM, A TALL, BK DIALLO, IC NDIAYE, R DIOUF, EM DIOP

Résumé

Les piles boutons sont des corps étrangers particuliers par les nombreuses complications qu’elles peuvent entraîner qui sont graves, souvent mortelles. Les auteurs rapportent trois observations de patients présentant des corps étrangers œsophagiens à type de pile bouton avec des complications œsophagiennes. L’objectif de ce travail est de montrer le danger et l’urgence diagnostique et thérapeutique que constitue l’ingestion de ces corps étrangers.

Mots-clés : Pile bouton, corps étranger œsophagien, œsophage

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Résultats des anastomoses bilio-digestives intra hépatiques gauches périphériques dans le traitement des obstructions biliaires per hilaires malignes en milieu défavorisé

A COULIBALY, R LEBEAU, KG SORO, P YAPO, G KOFFI, T ASSOHOUN, S EHUA, J-B KANGA

Résumé

Objectifs : analyser les résultats   des anastomoses bilio-digestives intrahépatiques dans le canal du segment III du foie dans le traitement des obstructions périhilaires malignes.

Patients et méthodes : De Janvier 1990 à Avril 2005, 5 patients dont l’âge moyen était de 47,6 ans (extrêmes 44 ans et 52 ans) avaient bénéficié d’une anastomose bilio-digestive dans le segment III du foie. Les indications de cette intervention étaient un carcinome vésiculaire envahissant la voie biliaire principale (n=3), un hépato carcinome du segment IV du foie (n=1) et un carcinome de la voie biliaire principale (n=1). Les paramètres évalués en postopératoire étaient la morbidité et la mortalité, les délais moyens de disparition de l’ictère et du prurit, les chiffres de bilirubine totale, de biluribine conjuguée et de phosphatases alcalines, la durée moyenne du bien être des patients et la durée de survie.

Résultats : Le délai moyen de disparition du prurit était de 5,7 jours (extrêmes 5 jours et 6 jours). Celui de l’ictère était de 10 jours (extrêmes 6 jours et 12 jours). Le taux moyen de bilirubine totale est passé de 232,08 mg/l à 73,7 mg/l, celui de la biluribine conjuguée est passé de 186,32 à 47,78 mg/l et celui des phosphatases alcalines est passé de 572,44 UI/L à 242,75 UI/L. Un patient est décédé à J5 d’une insuffisance rénale consécutive à une septicémie. Deux patients ont présenté une hémorragie digestive à type de méléna et d’hématémèse l’un et une fistule biliaire externe pour l’autre. Ces deux complications ont été traitées avec succès. La durée moyenne d’hospitalisation était de 15 jours (extrêmes 12 jours et 18 jours). La durée moyenne de survie était de 4,75 mois (extrêmes 3 mois et 9 mois), la durée moyenne du bien être était de 3,75 mois (extrêmes 2 mois et 8 mois) et l’index de confort post opératoire de 78,95%.

Conclusion : L’anastomose bilio-digestive dans le canal du segment III améliore la qualité de vie des patients. C’est une alternative au traitement palliatif non chirurgical.

Mots-clés : Tumeurs malignes hilaires, anastomoses intra hépatiques, canal du segment III.

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