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Journal africain de chirurgie digestive - Volume 4 - N°2 - 2004

Fondé en 2001 par la Sociéte Bénino-Togolaise de Chirugie Digestive
Edité par la sociéte d'édition de l'Association Bénino-Togolaise de Chirurgie Digestive
récupéré par la Societe Africaine Francophone de Chirurgie
Digestive (SAFCHID)

Société bénino-togolaise de chirurgie digestive

Directeurs scientifiques : Denis K. James, Nazaire Padonou

Rédacteur en chef : Hubert A. Tekou

Rédacteur en chef adjoint : Agossou-Voyeme AK.

Secrétariat et Service abonnements :
BP 8877 - Lomé - Togo
Téléphone (228) 222 48 94
E-mail : hatekouu@syfed.tg.refer.org

Au sommaire de ce numéro

Tumeurs des voies biliaires en chirurgie viscérale au CNHU - HKM de cotonou
D.K. MEHINTO, N. PADONOU

Traumatismes spléniques : Le traitement non opératoire est-il envisageable en milieu médical sous-équipé ?
E.D. DOSSEH, A.N. KANGNI, A.F. OURO-BANG’NA MAMAN, M. HLOMASCHIE, A.E. AYITE

Cure de la hernie inguinale selon la technique « tension free » de Lichtenstein : Experience de l’hôpital national de Niamey
R Sani, JM Mc Gee, A Illo, JD Lassey, M Madougou, YD Harouna, M Amadou, BABaoua , A Seibou

L’hémopéritoïne post traumatique chez l’enfant au CHU tokoin de Lomé
K. GNASSINGBE, G. K. AKAKPO-NUMADO, K.TOMTA , K. ATTIPOU , H. TEKOU

Les facteurs anatomiques du volvulus du colon sigmoïde
J.M. Ndoye, L. Mané, As Ndiaye, P.S. Diop, M. Diop, Ab Ndiaye, A. Dia, B. Fall, M.L. Sow G.

Le volvulus chronique du grèle sur malrotation chez l’enfant en milieu africain
F.F. MOUAFO TAMBO, G. ANDZE

Les facteurs étiologies des dysphagies à Lomé
E.D. DOSSEH, K. ATTIPOU, T. ABITA, K.D. AYENA, AE. AYITE


Tumeurs des voies biliaires en chirurgie viscérale au CNHU - HKM de cotonou

D.K. MEHINTO, N. PADONOU
Tumours of the bile ducts in visceral surgery of CNHU-HKM of Cotonou.
J Afr Chir Digest 2004; Vol 4, N°2: 346 – 353

Résumé

Introduction
Les tumeurs des voies biliaires posent des problèmes de prise en charge au Bénin.

Objectif
Déterminer les caractéristiques sociodémographiques des patients, recenser les arguments du diagnostic et rapporter notre expérience thérapeutique.

Méthodes
A partir d’une étude rétrospective de Janvier 1990 à Décembre 2003 nous avons analysé les dossiers des patients hospitalisés pour tumeurs des voies biliaires avec preuve histologique en chirurgie viscérale au CNHU-HKM de Cotonou.

Résultats
Les tumeurs des voies biliaires ont été relativement rares: 1cas de polype et 10 cas d’adénocarcinome. Elles ont représenté 12,79% des affections biliaires. La localisation à la voie biliaire principale a été la plus fréquente (7cas). La sex-ratio a été de 1,75 et l’âge moyen de 51,91 ans. Les signes révélateurs du cancer de la voie biliaire principale étaient : altération de l’état général (100%), ictère rétentionnel (100%), grosse vésicule (85,71%) hépatomégalie (71,43%) et douleur de l’hypocondre droit (28,57%). L’échographie a été l’examen morphologique de première intention pour le diagnostic mais le taux de concordance a été faible (27,27%). Des métastases ont été notées dans 20% des cas. Le traitement a été exclusivement chirurgical dans tous les cas (palliatif dans 80% des cas et curatif dans 20% des cas). Le taux de survie à 12 mois a était nul.

Conclusion
Le recyclage des chirurgiens en chirurgie hépatobiliaire et la participation financière des autorités sanitaires au coût de la radio chimiothérapie amélioreront la prise en charge de ces tumeurs des voies biliaires.

 

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Traumatismes spléniques : Le traitement non opératoire est-il envisageable en milieu médical sous-équipé ?

E.D. DOSSEH, A.N. KANGNI, A.F. OURO-BANG’NA MAMAN, M. HLOMASCHIE, A.E. AYITE
Is non operative treatment possible in speen trauma in under equipped medical environment ?
J Afr Chir Digest 2004; Vol 4, N°2: 354 - 358

Résumé

Les ruptures spléniques sont responsables d’une grave hémorragie qui nécessite souvent une hémostase en urgence. A l’heure actuelle, il est admis que le traitement conservateur, quand il est possible, est le traitement de choix dans les traumatismes spléniques, même si l'incidence réelle des problèmes septiques après splénectomie et leur gravité ne sont pas connues avec certitude. Parmi les méthodes visant la conservation splénique la chirurgie conservatrice est bien codifiée mais le traitement non opératoire (TNO) a parfois du mal à se faire admettre, surtout chez l’adulte et de surcroît dans un contexte de sous-équipement. Pourtant, à la faveur de 2 cas documentés régulièrement suivis dans notre service, nous avons voulu montrer qu’il était possible de sélectionner les patients selon des critères précis et d’adapter le suivi en fonction des disponibilités techniques locales.

Mots-clés : Traumatisme splénique, rate traitement.

 

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Cure de la hernie inguinale selon la technique « tension free » de Lichtenstein : Experience de l’hôpital national de Niamey

R Sani, JM Mc Gee, A Illo, JD Lassey, M Madougou, YD Harouna, M Amadou, BABaoua , A Seibou
The open tension free repair of inguinal hernia by the Lichtenstein procedure : our experience at the national hospital of Niamey.
J Afr Chir Digest 2004; Vol 4, N° 2: 359 - 366

Résumé

Introduction
Les tumeurs des voies biliaires posent des problèmes de prise en charge au Bénin.

Objectif
La cure de la hernie inguinale est le geste le plus réalisé en chirurgie digestive. Les auteurs rapportent les résultats du traitement de cette pathologie par approche antérieure sans tension selon Lichtenstein à l’hôpital national de Niamey.

Méthodes
C’est une étude prospective sur 18 mois de Janvier 2003 à Juin 2004 sur les patients âgés de 40 ans et plus qui ont bénéficié d’une cure de la hernie selon la procédure « tension free » de Lichtenstein. La prothèse utilisée est en polypropylène.

Résultats
La série comportait 42 patients porteurs de 47 hernies (35 hernies directes (74,5%) et 12 hernies indirectes (25,5%) ont été opérés. L’âge moyen était de 47 ans (Extrêmes : 40 et 58 ans). La rachianesthésie a été réalisée chez 32 patients (76,2%) et chez les 10 autres patients (23,8%) sous anesthésie locale. Les patients ont été mobilisés 6 heures après l’acte opératoire.
L’antalgique utilisé a été du paracétamol et
28 patients (66,7) ont suspendus la prise systématique des antalgiques après J3. Huit patients (66,7) ont suspendu la prise systématique des antalgiques après 3jours. Les suites opératoires ont été : hématomes dans 2 cas (4,2%) et infection pariétale dans 1 cas (2,1%) ayant évolué favorablement. La durée moyenne d’hospitalisation post-opératoire a été de 3 jours (extrêmes : 1 et 5 jours). Après un recul de 1 à 2 ans et demi il a été noté 1 cas (2,4%) de douleur persistante pendant 3 mois et aucun cas de récidive.

Conclusion
Les résultats de cette courte série sont prometteurs. C’est une technique confortable et efficace avec un taux de morbidité et de récurrence bas.

Mots clés : Hernie, Lichtenstein, tension free, Niger

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L’hémopéritoïne post traumatique chez l’enfant au CHU Tokoin de Lomé

K. GNASSINGBE, G. K. AKAKPO-NUMADO, K.TOMTA , K. ATTIPOU , H. TEKOU
Post traumatic hemoperitoneum in children at the Tokoin teaching hospital - Lome.
J Afr Chir Digest 2004 ; Vol 4, N° 2 : 367 - 372

Résumé

La prise en charge de ces ulcères duodénaux hémorragiques n’est pas toujours aisée avec une mortalité non négligeable.

But
Préciser les aspects lésionnels et thérapeutiques des hémopéritoines chez l’enfant au CHU Tokoin de Lomé.

Patients et méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective de janvier 1993 à décembre 2004. Les patients étaient répartis en 20 garçons (68,97%) et en 9 filles (31,03%).
L’évaluation clinique de l’état hémodynamique a permis de classer les patients en état hémodynamique stable à l’entrée (groupe A) et en patients à état hémodynamique instable (groupe B).

Résultats
Suivant l’état hémodynamique, 9 cas (31,03%) ont été recensés dans le groupe A et 20 (68,97%) dans le groupe B.
Sur le plan lésionnel, la rate était l’organe le plus intéressé dans les contusions abdominales (44,83%). Cinq patients (17,24%) n’avaient aucune lésion d’organe intra abdominal.
Sur le plan thérapeutique, 1 patient a été opéré dans le groupe A pour rupture en 2 temps de rate contre 13 (44,83%) dans le groupe B dont 4 cas de laparotomie blanche. Le traitement non opératoire a été appliqué dans 48,15%.

Conclusion
La gestion des hémopéritoines a beaucoup évolué. Le traitement non opératoire a prouvé son efficacité. Il est possible à condition d‘une surveillance rigoureuse et rapprochée des malades. Il est difficile certes mais peut être appliqué même dans les milieux à plateau technique précaire.

Mots-clés : Hémopéritoine, enfant, traitement non opératoire.

 

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Les facteurs anatomiques du volvulus du colon sigmoïde : A propos de 72 cas

J.M. Ndoye, L. Mané, As Ndiaye, P.S. Diop, M. Diop, Ab Ndiaye, A. Dia, B. Fall, M.L. Sow
The factors anatomical of the volvulus of colonist sigmoïde. About 72 cases
J Afr Chir Digest 2004; Vol 4, N°2: 373 - 381

Résumé

De nombreux facteurs étiologiques sont identifiés dans l’étiopathogénie du VOLVULUS DU COLON pelvien qui reste une urgence chirurgicale fréquente nécessitant souvent plus d’une intervention chirurgicale avec une mortalité non négligeable et une morbidité constante. Cette étude se veut une mise au point sur la topographie de cette portion du côlon qui n’est pas toujours pelvienne et elle tente d’identifier les éléments anatomiques qui pourraient expliquer la plus grande fréquence de cette affection chez l’homme. L'étude porte sur 72 cadavres frais d’adultes. Les différentes étapes comportent une prise des mensurations externes du bassin et une description anatomo-morphométrique du côlon sigmoïde et de son méso d’accolement. Les dimensions du bassin n’influent pas sur la forme de l’anse sigmoïde du côlon qui présente à décrire par ordre de fréquence 3 variétés : l’une courte à trajet direct, strictement pelvien dans 27 cas (37,5%), les 2 autres de siège abdomino-pelvien.
Avec une variété moyenne en lettre « sigma » sur 21 sujets (29,2%) et une variété longue en « oméga » dans 24 cas (33,3%). Les dimensions du côlon sigmoïde sont très variables : 17 cm à 80 cm pour la longueur du bord libre avec une longueur moyenne de 36,6 cm, son diamètre varie de 2 cm à 6,5 cm avec une moyenne de 3,9 cm. Cette variabilité concerne aussi la hauteur et la largeur du mésosigmoïde dont les 2 segments de la racine d’insertion se disposent selon 2 modes différents qui influent sur la longueur de l’anse colique.
Sur le plan de la nomenclature anatomique le terme d’« anse colique terminale » est plus approprié que « côlon pelvien » ou « côlon sigmoïde ». Bien que cette portion du côlon et son méso soient très variables il n’apparaît pas de différence significative entre les 2 sexes et ce constat confirme le fait que les dispositions anatomiques ne sont pas la seule cause du volvulus.

Mots-clés : Côlon sigmoïde, côlon pelvien, mésosigmoïde, volvulus.

 

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Le volvulus chronique du grèle sur malrotation chez l’enfant en milieu africain : A propos d'1 cas

F.F. MOUAFO TAMBO, G. ANDZE
Chronic intestinal volvulus on malrotation in african child : About 1 case
J Afr Chir Digest 2004; Vol 4, N°2: 382 - 385

Résumé

Le volvulus du grêle sur mal rotation peut se révéler dans la petite enfance sur un mode chronique. Le caractère congénital de l’anomalie devient alors plus difficile à reconnaître.
Les auteurs rapportent un cas de volvulus chronique du grêle sur malrotation chez un enfant de 3 ans, colligé dans le service de chirurgie pédiatrique de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (HGOPY).
La littérature médicale est révisée et les indications thérapeutiques discutées.

Mots-clés : Volvulus du grêle, Malrotation, Enfant, Milieu africain

 

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Les facteurs étiologies des dysphagies à Lomé : A propos de 184 cas

E.D. DOSSEH, K. ATTIPOU, T. ABITA, K.D. AYENA, AE. AYITE
Etiologic factors of dysphagia at Lome : About 184 cases
J Afr Chir Digest 2004; Vol 4, N°2: 386 - 390

Résumé

Objectif
Déterminer la fréquence des dysphagies et répertorier les différentes étiologies

Patients et méthodes
Sur une période de 5 ans (Janvier 2000 à Décembre 2004) nous avons étudié rétrospectivement les dossiers des patients qui ont consulté pour dysphagie dans les services de chirurgie digestive et d’hépato-gastro-entérologie des 2 CHU de la capitale (Lomé). Tous ont eu une endoscopie digestive haute (EDH).

Résultats

Nous avons recensé 284 cas de dysphagie oesophagienne explorée à l’EDH., soit une fréquence hospitalière de 4,94 %. Une légère prédominance masculine a été notée avec un sex-ratio à 1,25. L’âge moyen de nos patients fa été de 44,89 ans ± 16,82.
La dysphagie avait un début progressif dans 64,08 % des cas et une évolution intermittente dans 59,86%. La dysphagie était élective aux solides dans 78,87% et avait un siège rétrosternal dans 53,17 % des cas.
Les principales étiologies étaient : les oesophagites (41,55%), les tumeurs malignes de l’œsophage (13,73%), les compressions extrinsèques de l’œsophage (14,44 %), les sténoses oesophagiennes non tumorales (6,69 %).

Conclusion

Ce travail a révélé la recrudescence des oesophagites surtout la forme mycosique dans les dysphagies oesophagiennes à Lomé.

Mots-clés : Dysphagie, oesophage, étiologies, Afrique.

 

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