| Journal africain de
chirurgie digestive |
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Comité de patronage
BABUT J. M. (Rennes)
BELKAHIA Ch. (Tunis)
BELGHITI J. (Paris)
BELKAHIA Ch. (Tunis)
BOUTELIER Ph. (Paris)
BONIVER J. (Liège)
CAMARA N. D. (Conakry)
CHABAL J. (Lyon)
DESCOTTES B. (Limoges)
DIOP A. (Dakar)
DOUTRE L.P. (Bordeaux)
GOUDOTE E. (Cotonou)
HUGUIER M. (Paris)
ITOUA-N'GAPORO A. (Brazzaville)
KINIFFO H.V. (Cotonou)
KEKEH K. (Lomé)
MALONGA (Yaoundé)
MALVY (Nantes)
N'DOYE R. (Dakar)
N'DRI-YOMAN A.T. (Abidjan)
OUIMINGA R.M. (Ouagadougou)
PERISSAAT J. (Bordeaux)
SANOU A. (Ouagadougou)
SPAY G. (Lyon)
SUTER P. (Genève)
VINAY P. (Montréal)
YANGNI-ANGATE A. (Abidjan)
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Comité de lecture
ANOMA-da SILVA S. (Abidjan)
AYITE A. E. (Lomé)
BAGNAN K. (Cotonou)
BALDE I. (Guinée)
BELGHITI J. (Paris)
BOUTELIER Ph. (Paris)
DESCOTTES B. (Limoges)
DIA A. (Dakar)
FALL B. (Dakar)
GOMBE MBALWA Ch (Congo)
JAMES K. (Lomé)
KOUMARE A. (Bamako)
KANGA M. (Abidjan)
MALONGA (Yaoundé)
N'DOYE M. (Dakar)
PADONOU N. (Cotonou)
SOSSO M. (Yaoundé)
TEKOU H. A. (Lomé)
TOURE C.T. (Dakar)
TOURE P. (Dakar)
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| Journal africain de
chirurgie digestive - N°2 - 1er semestre 2005 |
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Fondé en 2001 par la Sociéte Bénino-Togolaise de Chirugie Digestive
Edité par la sociéte d'édition de l'Association Bénino-Togolaise
de Chirurgie Digestive
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Directeurs scientifiques : Denis
K. James, Nazaire Padonou
Rédacteur en chef : Hubert A.
Tekou
Rédacteur en chef adjoint :
Agossou-Voyeme AK.
Secrétariat et Service abonnements
:
BP 8877 - Lomé - Togo
Téléphone (228) 222 48 94
E-mail : hatekouu@syfed.tg.refer.org
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| Au sommaire de ce numéro |
| Traitement des
abcés appendiculaires au centre hospitalier universitaire
de Tokoin – Lomé
ATTIPOU, R. MÉDA, DK. HÉHINTO, G. AKAKPO-NUMADO,
H. TÉKOU
Traitement des fistules anales au CHU -Tokoin
à propos de 87 cas
K. ATTIPOU, K., ADAMBOUNOU, K GNASSINGBÉ, DK MÉHINTO
Splenectomies, fréquence et indications
au CHU de Conakry (Guinée)
A. TOURÉ, AT DIALLO, OR BAH, AB BARRY, I. OULARÉ,
FB TOURÉ, B. DIALLO, ND CAMARA
Aspects techniques de la résection –
réparation artérielle au cours des duodénopancréatectomies
pour tumeurs malignes à propos de 3 observations
M. DIENG, P. BACHELIER, JC WEBER, CT TOURE, JD. AECK
Les reliquats embryonnaires à expression
ombilicale chez l’enfant
K. GNASSINGBE, G. K. AKAKPO-NUMADO, K. ATTIPOU, H. TEKOU
A propos d’un cas de rupture spontanée
du bas œsophage (syndrome de boerhaave) au CNHU-HKM de
Cotonou
J. -L OLORY-TOGBE, A. DIALLO, D. MEHINTO, V. BOCO, N.
PADONOU
Le leiomyome gastrique : Une cause rare d’hématémèse
DK.MEHINTO, J.SEHONOU, MT. AKELE-AKPO, N.PADONOU
|
| Traitement des
abcés appendiculaires au centre hospitalier universitaire
de Tokoin – Lomé |
| ATTIPOU, R. MÉDA,
DK. HÉHINTO, G. AKAKPO-NUMADO, H. TÉKOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 397–401
Résumé
Introduction : L’appendicectomie
d’emblée en cas d’abcès appendiculaire
reste controversée.
But : Rapporter notre attitude
thérapeutique et nos résultats.
Patients et méthode : Il
s’agit d’une étude rétrospective,
dans les services de chirurgie du Centre Hospitalier Universitaire
de Tokoin-Lomé, de 1999 à 2004 ; elle a porté
sur 35 dossiers de patients traités pour abcès
appendiculaire confirmé en per-opératoire.
Résultats : Le traitement
médical, associant antalgique, anti-inflammatoire,
antibiotique par voie parentérale et perfusions, était
systématique et s’était faite en hospitalisation
pour une durée moyenne de 10 jours. Le traitement chirurgical
était réalisé en urgence et sous anesthésie
générale. La laparotomie était la seule
voie d’abord. Les gestes consistaient en une vidange
de l’abcès (35 cas ; 100%), une appendicectomie
dans le même temps opératoire (28 cas ; 80%),
et en un drainage de l’abcès (35 cas ; 100%).
Dans 7 cas, l’appendicectomie a été secondaire
car l’appendice était introuvable (2 cas ; 5,7%)
ou pris dans des adhérences (5 cas ; 14,3%). Le délai
moyen de ré intervention pour appendicectomie secondaire
après la sortie était de 102,5 jours. Les suites,
en cas d’appendicectomie d’emblée étaient
simples dans 20 cas (71,4%) et la morbidité était
de 28,6% (8 cas) par suppuration pariétale. Chez les
7 patients (20%) sans appendicectomie d’emblée,
une suppuration pariétale a été observée
dans 14,3% (1 cas) alors que dans 6 cas (85,7%), aucune complication
n’a été observée. La mortalité
était nulle. La durée moyenne d’hospitalisation
était de 13 jours (10 et 18 jours).
Commentaires : Nous n’avions
noté ni dissémination infectieuse intra-péritonéale,
ni fistules digestives.
Conclusion : L’appendicectomie
en urgence en cas d’abcès appendiculaire peut
être réalisée lorsque l’appendice
est facilement accessible à la dissection.
Mots-clés : Abcès
appendiculaire, traitement
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| Traitement des fistules anales au CHU -Tokoin
à propos de 87 cas |
| K. ATTIPOU, K., ADAMBOUNOU,
K GNASSINGBÉ, DK MÉHINTO
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 402–405
Résumé
But : Le but de l’étude
était d’évaluer la prise en charge thérapeutique
des fistules anales au CHU-Tokoin.
Malades et Méthode : Il
s’agissait d’une étude rétrospective
descriptive menée de janvier 1995 à décembre
2004 colligeant 87 patients traités dans le service
de chirurgie viscérale À du CHU-Tokoin.
Résultats : Les fistules
anales concernaient majoritairement les hommes (70,11% des
cas). Nos patients étaient dans 24,14% des séropositifs
au VIH. Les suintements non sanglants (69 cas) étaient
les motifs de consultations les plus fréquentes.
L’anorectoscopie a été réalisée
dans 6,89% des cas. Les fistules communiquant avec le rectum
étaient les plus rencontrées (48,28% des cas).
Les interventions étaient dans 58,62% des cas réalisées
sous anesthésie générale avec intubation
oro-trachéale. La traction élastique était
pratiquée dans 70,1% des cas.
Les fistules intra sphinctrériennes avec 5,75% des
cas étaient traitées par mise à plat
sans difficulté. Une fistulectomie jusqu’au contact
de la paroi rectale était faite en cas de fistules
extra sphinctériennes. Les récidives représentaient
17,24% des cas traités.
Six patients immunodéprimés étaient décédés.
Conclusion : Les fistules anales
posent un problème de prise en charge thérapeutique
en raison du retard à la consultation et la fréquence
des cas liés à l’infection au VIH.
Mots clés : Fistules
anales, traitement
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| Splenectomies, fréquence et indications
au CHU de Conakry (Guinée) |
| A. TOURÉ, AT DIALLO,
OR BAH, AB BARRY, I. OULARÉ, FB TOURÉ, B. DIALLO,
ND CAMARA
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 406–415
Résumé
Le but de cette étude était de déterminer
la fréquence des splénectomies et leurs indications,
d’analyser leurs suites opératoires dans les
services de chirurgie du CHU de Conakry.
De 1998 à 2004, 184 splénectomies ont été
réalisées dans les deux services de chirurgie
du CHU de Conakry, ce qui représente 1,80% des 10199
interventions pratiquées au cours de la même
période.
Les patients étaient composés de 108 hommes
et de 76 femmes soit un sex-ratio de 1,42. L’âge
moyen était de 36,6 ans avec des extrêmes de
20 et 80 ans et une plus grande proportion de cas entre 21
et 30 ans.
Les lésions traumatiques ont représenté
36,4 % des indications et les lésions non traumatiques
(splénomégalies) 63,6%. Les splénomégalies
étaient : « idiopathiques » (23%), hématologiques
(27% avec 13% d’hémoglobinopathies drépanocytaires),
infectieuses (4% d’abcès) et myélo prolifératives
(10%).
La consultation avait été tardive : aucun
patient n’a été vu au stade I de la splénomégalie
et 110 patients sur 117 ont consulté aux stades III
(30 cas), IV (36 cas) et V (44 cas). La splénectomie
avait été totale par laparotomie classique dans
tous les cas.
Les lésions traumatiques étaient avancées
avec 97% des cas aux stades III (46%) et IV (51%).
Les suites opératoires ont été simples
dans 58% des cas. Une létalité de 7%, correspondant
à 12 patients a été relevée ;
il s’agissait d’un cas d’hémorragie
irréversible par rupture traumatique de rate au stade
IV et de onze cas d’hémo-myélopathie maligne
évolutive.
Mots clés : Splénectomie
- splénomégalie- traumatisme splénique
- hématologique -hémopathie - syndrome myélo
prolifératif - drépanocytose.
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| Aspects techniques de la résection –
réparation artérielle au cours des duodénopancréatectomies
pour tumeurs malignes à propos de 3 observations
|
| M. DIENG, P. BACHELIER, JC WEBER,
CT TOURE, JD. AECK
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 416–423
Résumé
L’envahissement artériel constitue parfois le
seul obstacle à l’exérèse curative
lors des duodénopancréatectomies (DP) pour cancer
du pancréas. Les auteurs rapportent leur expérience,
sur le plan technique, concernant les résections –
réparations artérielles (RRA) au cours des DP.
Entre janvier 1990 et mars 1999, 187 patients ont eu une DP
pour cancer du pancréas au niveau de notre service.
Parmi eux, 3 ont eu une RRA associée du fait d’un
envahissement vasculaire. Le premier cas concernait une femme
de 70 ans ayant subi une DP totale (DPT) avec splénectomie
pour un adénocarcinome de la tête du pancréas.
L’envahissement de l’artère mésentérique
supérieure (AMS) et de la veine mésentérique
supérieure (VMS) avait nécessité leur
résection. La reconstruction était effectuée
à l’aide d’une prothèse de Goretex
pour l’AMS et d’une suture termino-terminale pour
la VMS. Le deuxième cas concernait un homme de 48 ans
ayant eu une DPT avec splénectomie et hépatectomie
pour une tumeur neuroendocrine du pancréas avec métastases
hépatiques. L’envahissement de l’artère
hépatique commune (AHC) et de la veine porte (VP) avait
nécessité leur résection.
La VP était réparée par une suture
termino-terminale et l’artère hépatique
propre (AHP) était réimplantée sur l’artère
rénale droite par l’intermédiaire d’un
greffon veineux saphène autologue.
Le troisième cas concernait une femme de 57 ans ayant
eu une DPT avec splénectomie pour adénocarcinome
de la tête du pancréas. L’envahissement
de l’AHC et de la VP avait nécessité leur
résection. La reconstruction était effectuée
par un retournement de l’artère splénique
qui avait été suturée avec l’AHP
par une anastomose termino-terminale ; et la VP était
réparée par une suture termino-terminale. Lorsque
l’envahissement artériel, seul, constitue un
obstacle à la résection curative, il est licite
de réaliser sa résection. La reconstruction
peut nécessiter l’utilisation soit d’un
greffon prothétique ou veineux, soit d’un vaisseau
de voisinage. Cependant il faudra réserver ce type
de chirurgie à des patients bien sélectionnés.
Mots clés : Duodénopancréatectomies,
Artères, Résection, Réparation
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|
| Les reliquats embryonnaires à expression
ombilicale chez l’enfant |
K. GNASSINGBE, G.
K. AKAKPO-NUMADO, K. ATTIPOU, H. TEKOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 424–429
Résumé
Objectif : Cette étude rétrospective
a été réalisée dans le but de
dégager les différents aspects des reliquats
à expression ombilicale (REEO) au CHU Tokoin de Lomé.
Patients et méthode : Cette
étude rétrospective a porté sur 10 dossiers
d’enfants porteurs de reliquats embryonnaires à
l’expression ombilicale hospitalisés et traités
dans le service de chirurgie pédiatrique du CHU Tokoin
(Lomé) de janvier 1987 à décembre 2004.
A été retenu comme reliquat embryonnaire à
expression ombilicale toute anomalie partielle ou totale de
régression des éléments qui traversent
l’ombilic pendant la vie fœtale (canal vitellin
et canal ouraquien) et qui a une symptomatologie ombilicale
(granulome ombilical, ombilic suintant).
Résultats : Dix (10) dossiers
d’enfants ont été retenus au cours de
la période d’étude.
La fréquence annuelle des (REEO) a été
estimée à environ 1 cas tous les 2 ans. Le sexe
ratio a donc été de 1,5.
L’âge moyen à la consultation a été
de 24 jours avec des extrêmes de J15 et J37.
Le diagnostic a été fait devant un ombilic suintant
dans 8 cas dont 4 cas de persistance du canal omphalo mésentérique
(COM) et 4 cas de persistance du canal ouraquien (CO). La
manifestation ombilicale du diverticule de Meckel a été
un retard de cicatrisation de l’ombilic (1 cas) et un
granulome ombilical après la chute du cordon ombilical
(1 cas).
Le traitement a été chirurgical dans tous les
cas avec des suites opératoires simples.
Conclusion : Les reliquats embryonnaires
à expression ombilicale sont caractérisés
dans notre série par un retard à la consultation.
Tout ombilic suintant ou tout retard de cicatrisation de l’ombilic
doit faire rechercher un reliquat embryonnaire à expression
ombilicale.
Mots clés : Reliquat
embryonnaire, ombilic, canal omphalo mésentérique,
canal ouraquien
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|
| A propos d’un cas de rupture spontanée
du bas œsophage (syndrome de boerhaave) au CNHU-HKM de
Cotonou |
| J. -L OLORY-TOGBE, A. DIALLO,
D. MEHINTO, V. BOCO, N. PADONOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 430–433
Résumé
Il s’agit d’un cas de rupture spontanée
de l’œsophage ou syndrome de Boerhaave chez un
sujet de sexe masculin âgé de 42 ans.
La localisation au bas œsophage s’est traduite
par un tableau de péritonite qui a conduit à
une intervention en urgence, à la découverte
per opératoire de la lésion et à son
traitement. Les suites ont été simples. Une
revue de littérature est menée autour de cette
affection donc le diagnostic est souvent tardif et le pronostic
grave.
Mots-Clés : Rupture œsophage
– syndrome de Boerhaave.
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|
| Le
leiomyome gastrique : Une cause rare d’hématémèse |
| DK.MEHINTO, J.SEHONOU, MT. AKELE-AKPO,
N.PADONOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 434–437
Résumé
Introduction : Les léiomyomes
gastriques sont des tumeurs relativement rares.
Objectif : Rapporter un nouveau
cas.
Observation : Un homme de 60ans
a été vu pour hématémèse
et méléna à répétition
avec douleur épigastrique. La fibroscopie oesogastroduodénale
a montré une tumeur antrale irrégulière
et ulcéro-bourgeonnante. La laparotomie a confirmé
la tumeur. Une gastrectomie avec anastomose gastro-duodénale
a été réalisée. L’examen
anatomopathologique a révélé un léiomyome
antrale atypique.
Conclusion : Les léiomyomes
gastriques peuvent se révéler par des hémorragies
digestives graves. Le siège antral rarement rapporté
est possible.
Mots-clés : Léiomyome
gastrique.
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