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Journal africain de chirurgie digestive - N°2 - 1er semestre 2005

Fondé en 2001 par la Sociéte Bénino-Togolaise de Chirugie Digestive
Edité par la sociéte d'édition de l'Association Bénino-Togolaise de Chirurgie Digestive

Société bénino-togolaise de chirurgie digestive

Directeurs scientifiques : Denis K. James, Nazaire Padonou

Rédacteur en chef : Hubert A. Tekou

Rédacteur en chef adjoint : Agossou-Voyeme AK.

Secrétariat et Service abonnements :
BP 8877 - Lomé - Togo
Téléphone (228) 222 48 94
E-mail : hatekouu@syfed.tg.refer.org

Au sommaire de ce numéro

Traitement des abcés appendiculaires au centre hospitalier universitaire de Tokoin – Lomé
ATTIPOU, R. MÉDA, DK. HÉHINTO, G. AKAKPO-NUMADO, H. TÉKOU

Traitement des fistules anales au CHU -Tokoin à propos de 87 cas
K. ATTIPOU, K., ADAMBOUNOU, K GNASSINGBÉ, DK MÉHINTO

Splenectomies, fréquence et indications au CHU de Conakry (Guinée)
A. TOURÉ, AT DIALLO, OR BAH, AB BARRY, I. OULARÉ, FB TOURÉ, B. DIALLO, ND CAMARA

Aspects techniques de la résection – réparation artérielle au cours des duodénopancréatectomies pour tumeurs malignes à propos de 3 observations
M. DIENG, P. BACHELIER, JC WEBER, CT TOURE, JD. AECK

Les reliquats embryonnaires à expression ombilicale chez l’enfant
K. GNASSINGBE, G. K. AKAKPO-NUMADO, K. ATTIPOU, H. TEKOU

A propos d’un cas de rupture spontanée du bas œsophage (syndrome de boerhaave) au CNHU-HKM de Cotonou
J. -L OLORY-TOGBE, A. DIALLO, D. MEHINTO, V. BOCO, N. PADONOU

Le leiomyome gastrique : Une cause rare d’hématémèse
DK.MEHINTO, J.SEHONOU, MT. AKELE-AKPO, N.PADONOU


 Traitement des abcés appendiculaires au centre hospitalier universitaire de Tokoin – Lomé

ATTIPOU, R. MÉDA, DK. HÉHINTO, G. AKAKPO-NUMADO, H. TÉKOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 397–401

Résumé

Introduction : L’appendicectomie d’emblée en cas d’abcès appendiculaire reste controversée.

But : Rapporter notre attitude thérapeutique et nos résultats.

Patients et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective, dans les services de chirurgie du Centre Hospitalier Universitaire de Tokoin-Lomé, de 1999 à 2004 ; elle a porté sur 35 dossiers de patients traités pour abcès appendiculaire confirmé en per-opératoire.

Résultats : Le traitement médical, associant antalgique, anti-inflammatoire, antibiotique par voie parentérale et perfusions, était systématique et s’était faite en hospitalisation pour une durée moyenne de 10 jours. Le traitement chirurgical était réalisé en urgence et sous anesthésie générale. La laparotomie était la seule voie d’abord. Les gestes consistaient en une vidange de l’abcès (35 cas ; 100%), une appendicectomie dans le même temps opératoire (28 cas ; 80%), et en un drainage de l’abcès (35 cas ; 100%). Dans 7 cas, l’appendicectomie a été secondaire car l’appendice était introuvable (2 cas ; 5,7%) ou pris dans des adhérences (5 cas ; 14,3%). Le délai moyen de ré intervention pour appendicectomie secondaire après la sortie était de 102,5 jours. Les suites, en cas d’appendicectomie d’emblée étaient simples dans 20 cas (71,4%) et la morbidité était de 28,6% (8 cas) par suppuration pariétale. Chez les 7 patients (20%) sans appendicectomie d’emblée, une suppuration pariétale a été observée dans 14,3% (1 cas) alors que dans 6 cas (85,7%), aucune complication n’a été observée. La mortalité était nulle. La durée moyenne d’hospitalisation était de 13 jours (10 et 18 jours).

Commentaires : Nous n’avions noté ni dissémination infectieuse intra-péritonéale, ni fistules digestives.

Conclusion : L’appendicectomie en urgence en cas d’abcès appendiculaire peut être réalisée lorsque l’appendice est facilement accessible à la dissection.

Mots-clés : Abcès appendiculaire, traitement


 Traitement des fistules anales au CHU -Tokoin à propos de 87 cas

K. ATTIPOU, K., ADAMBOUNOU, K GNASSINGBÉ, DK MÉHINTO
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 402–405

Résumé

But : Le but de l’étude était d’évaluer la prise en charge thérapeutique des fistules anales au CHU-Tokoin.

Malades et Méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive menée de janvier 1995 à décembre 2004 colligeant 87 patients traités dans le service de chirurgie viscérale À du CHU-Tokoin.

Résultats : Les fistules anales concernaient majoritairement les hommes (70,11% des cas). Nos patients étaient dans 24,14% des séropositifs au VIH. Les suintements non sanglants (69 cas) étaient les motifs de consultations les plus fréquentes.

L’anorectoscopie a été réalisée dans 6,89% des cas. Les fistules communiquant avec le rectum étaient les plus rencontrées (48,28% des cas).

Les interventions étaient dans 58,62% des cas réalisées sous anesthésie générale avec intubation oro-trachéale. La traction élastique était pratiquée dans 70,1% des cas.

Les fistules intra sphinctrériennes avec 5,75% des cas étaient traitées par mise à plat sans difficulté. Une fistulectomie jusqu’au contact de la paroi rectale était faite en cas de fistules extra sphinctériennes. Les récidives représentaient 17,24% des cas traités.
Six patients immunodéprimés étaient décédés.

Conclusion : Les fistules anales posent un problème de prise en charge thérapeutique en raison du retard à la consultation et la fréquence des cas liés à l’infection au VIH.

Mots clés : Fistules anales, traitement

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 Splenectomies, fréquence et indications au CHU de Conakry (Guinée)

A. TOURÉ, AT DIALLO, OR BAH, AB BARRY, I. OULARÉ, FB TOURÉ, B. DIALLO, ND CAMARA
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 406–415

Résumé

Le but de cette étude était de déterminer la fréquence des splénectomies et leurs indications, d’analyser leurs suites opératoires dans les services de chirurgie du CHU de Conakry.
De 1998 à 2004, 184 splénectomies ont été réalisées dans les deux services de chirurgie du CHU de Conakry, ce qui représente 1,80% des 10199 interventions pratiquées au cours de la même période.
Les patients étaient composés de 108 hommes et de 76 femmes soit un sex-ratio de 1,42. L’âge moyen était de 36,6 ans avec des extrêmes de 20 et 80 ans et une plus grande proportion de cas entre 21 et 30 ans.

Les lésions traumatiques ont représenté 36,4 % des indications et les lésions non traumatiques (splénomégalies) 63,6%. Les splénomégalies étaient : « idiopathiques » (23%), hématologiques (27% avec 13% d’hémoglobinopathies drépanocytaires), infectieuses (4% d’abcès) et myélo prolifératives (10%).

La consultation avait été tardive : aucun patient n’a été vu au stade I de la splénomégalie et 110 patients sur 117 ont consulté aux stades III (30 cas), IV (36 cas) et V (44 cas). La splénectomie avait été totale par laparotomie classique dans tous les cas.

Les lésions traumatiques étaient avancées avec 97% des cas aux stades III (46%) et IV (51%).
Les suites opératoires ont été simples dans 58% des cas. Une létalité de 7%, correspondant à 12 patients a été relevée ; il s’agissait d’un cas d’hémorragie irréversible par rupture traumatique de rate au stade IV et de onze cas d’hémo-myélopathie maligne évolutive.

Mots clés : Splénectomie - splénomégalie- traumatisme splénique - hématologique -hémopathie - syndrome myélo prolifératif - drépanocytose.

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 Aspects techniques de la résection – réparation artérielle au cours des duodénopancréatectomies pour tumeurs malignes à propos de 3 observations

M. DIENG, P. BACHELIER, JC WEBER, CT TOURE, JD. AECK
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 416–423

Résumé

L’envahissement artériel constitue parfois le seul obstacle à l’exérèse curative lors des duodénopancréatectomies (DP) pour cancer du pancréas. Les auteurs rapportent leur expérience, sur le plan technique, concernant les résections – réparations artérielles (RRA) au cours des DP. Entre janvier 1990 et mars 1999, 187 patients ont eu une DP pour cancer du pancréas au niveau de notre service. Parmi eux, 3 ont eu une RRA associée du fait d’un envahissement vasculaire. Le premier cas concernait une femme de 70 ans ayant subi une DP totale (DPT) avec splénectomie pour un adénocarcinome de la tête du pancréas. L’envahissement de l’artère mésentérique supérieure (AMS) et de la veine mésentérique supérieure (VMS) avait nécessité leur résection. La reconstruction était effectuée à l’aide d’une prothèse de Goretex pour l’AMS et d’une suture termino-terminale pour la VMS. Le deuxième cas concernait un homme de 48 ans ayant eu une DPT avec splénectomie et hépatectomie pour une tumeur neuroendocrine du pancréas avec métastases hépatiques. L’envahissement de l’artère hépatique commune (AHC) et de la veine porte (VP) avait nécessité leur résection.

La VP était réparée par une suture termino-terminale et l’artère hépatique propre (AHP) était réimplantée sur l’artère rénale droite par l’intermédiaire d’un greffon veineux saphène autologue.
Le troisième cas concernait une femme de 57 ans ayant eu une DPT avec splénectomie pour adénocarcinome de la tête du pancréas. L’envahissement de l’AHC et de la VP avait nécessité leur résection. La reconstruction était effectuée par un retournement de l’artère splénique qui avait été suturée avec l’AHP par une anastomose termino-terminale ; et la VP était réparée par une suture termino-terminale. Lorsque l’envahissement artériel, seul, constitue un obstacle à la résection curative, il est licite de réaliser sa résection. La reconstruction peut nécessiter l’utilisation soit d’un greffon prothétique ou veineux, soit d’un vaisseau de voisinage. Cependant il faudra réserver ce type de chirurgie à des patients bien sélectionnés.

Mots clés : Duodénopancréatectomies, Artères, Résection, Réparation

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 Les reliquats embryonnaires à expression ombilicale chez l’enfant

K. GNASSINGBE, G. K. AKAKPO-NUMADO, K. ATTIPOU, H. TEKOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 424–429

Résumé

Objectif : Cette étude rétrospective a été réalisée dans le but de dégager les différents aspects des reliquats à expression ombilicale (REEO) au CHU Tokoin de Lomé.

Patients et méthode : Cette étude rétrospective a porté sur 10 dossiers d’enfants porteurs de reliquats embryonnaires à l’expression ombilicale hospitalisés et traités dans le service de chirurgie pédiatrique du CHU Tokoin (Lomé) de janvier 1987 à décembre 2004. A été retenu comme reliquat embryonnaire à expression ombilicale toute anomalie partielle ou totale de régression des éléments qui traversent l’ombilic pendant la vie fœtale (canal vitellin et canal ouraquien) et qui a une symptomatologie ombilicale (granulome ombilical, ombilic suintant).

Résultats : Dix (10) dossiers d’enfants ont été retenus au cours de la période d’étude.
La fréquence annuelle des (REEO) a été estimée à environ 1 cas tous les 2 ans. Le sexe ratio a donc été de 1,5.
L’âge moyen à la consultation a été de 24 jours avec des extrêmes de J15 et J37.
Le diagnostic a été fait devant un ombilic suintant dans 8 cas dont 4 cas de persistance du canal omphalo mésentérique (COM) et 4 cas de persistance du canal ouraquien (CO). La manifestation ombilicale du diverticule de Meckel a été un retard de cicatrisation de l’ombilic (1 cas) et un granulome ombilical après la chute du cordon ombilical (1 cas).
Le traitement a été chirurgical dans tous les cas avec des suites opératoires simples.

Conclusion : Les reliquats embryonnaires à expression ombilicale sont caractérisés dans notre série par un retard à la consultation. Tout ombilic suintant ou tout retard de cicatrisation de l’ombilic doit faire rechercher un reliquat embryonnaire à expression ombilicale.

Mots clés : Reliquat embryonnaire, ombilic, canal omphalo mésentérique, canal ouraquien

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 A propos d’un cas de rupture spontanée du bas œsophage (syndrome de boerhaave) au CNHU-HKM de Cotonou

J. -L OLORY-TOGBE, A. DIALLO, D. MEHINTO, V. BOCO, N. PADONOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 430–433

Résumé

Il s’agit d’un cas de rupture spontanée de l’œsophage ou syndrome de Boerhaave chez un sujet de sexe masculin âgé de 42 ans.
La localisation au bas œsophage s’est traduite par un tableau de péritonite qui a conduit à une intervention en urgence, à la découverte per opératoire de la lésion et à son traitement. Les suites ont été simples. Une revue de littérature est menée autour de cette affection donc le diagnostic est souvent tardif et le pronostic grave.

Mots-Clés : Rupture œsophage – syndrome de Boerhaave.

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 Le leiomyome gastrique : Une cause rare d’hématémèse

DK.MEHINTO, J.SEHONOU, MT. AKELE-AKPO, N.PADONOU
J Afr Chir Digest 2005; Vol 5, n°1 : 434–437

Résumé

Introduction : Les léiomyomes gastriques sont des tumeurs relativement rares.

Objectif : Rapporter un nouveau cas.

Observation : Un homme de 60ans a été vu pour hématémèse et méléna à répétition avec douleur épigastrique. La fibroscopie oesogastroduodénale a montré une tumeur antrale irrégulière et ulcéro-bourgeonnante. La laparotomie a confirmé la tumeur. Une gastrectomie avec anastomose gastro-duodénale a été réalisée. L’examen anatomopathologique a révélé un léiomyome antrale atypique.

Conclusion : Les léiomyomes gastriques peuvent se révéler par des hémorragies digestives graves. Le siège antral rarement rapporté est possible.

Mots-clés : Léiomyome gastrique.

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