bannière promotionnelle

Publié dans Revue Africaine d'ORL et de Chirurgie Cervico-Faciale des Pays francophones d'Afrique - Volume 24 - N°3 - 2024 - pages 96-106

Evolution de la chirurgie nasosinusienne en Côte d’Ivoire   Article Open access   note

Auteurs : Koffi-Aka V, Sikati-Wanang SG, Adagra MK, Nasser D. - Côte d'Ivoire


Résumé

Objectif : Etudier la pratique de la chirurgie nasosinusienne en Côte d’Ivoire.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale à visée descriptive « type revue systématique » des mémoires de fin de cycle du DES d’ORL-CCF de l’Université FHB d’Abidjan. Elle concernait une période de 2002 à 2022. Les caractéristiques descriptives des études, les caractéristiques globales des malades, les données sur la pratique chirurgicale ont été les paramètres étudiés.

Résultats : Six mémoires ont été inclus. Quatre mémoires étaient en rapport avec la chirurgie nasosinusienne et deux portaient à la fois sur la pathologie et la chirurgie nasosinusienne. Quatre mémoires étaient de type descriptif et deux de type analytique. Les effectifs variaient entre 10 et 138 patients soit un effectif cumulé de 292 patients pour notre étude. La population cible était majoritairement de sexe masculin âgé d’au moins 30 ans. La pathologie tumorale représentait 54,8% des indications. Le papillome inversé nasosinusien (PINS) était la tumeur bénigne la plus représentée et le carcinome épidermoïde, le type histologique le plus fréquent des tumeurs malignes. La voie d’abord externe représentait la voie la plus utilisée (62,5%). Les techniques de Caldwell-Luc et la rhinotomie paralatéronasale étaient les voies externes les plus pratiquées. La méatotomie moyenne était la technique la plus utilisée pour la voie endoscopique endonasale, la septoplastie pour la voie endonasale non endoscopique. Les voies mutualisées et combinées représentaient respectivement 12,5% et 1,12%. La durée d’hospitalisation pouvait excéder 9 jours pour la voie externe. Les suites opératoires étaient globalement simples ; les complications observées étaient bénignes. Les récidives concernaient le PINS, la polypose nasosinusienne et le carcinome épidermoïde.

Conclusion : A la chirurgie par voie externe qui garde toute sa place, dans un environnement non encore optimal, fait progressivement suite la chirurgie endoscopique. Les résultats peu différents des données de la littérature témoignent du respect des principes chirurgicaux et de la compétence des chirurgiens en Côte d’Ivoire.

Summary
Evolution of sinonasal surgery in Ivory Coast

Objective: To explore the practice of nasosinus surgery in Côte d’Ivoire.

Method: This was a cross-sectional descriptive study of the end-of-cycle dissertations of the ENT Residency program at the FHB University of Abidjan from 2002 to 2022. The parameters explored were the descriptive characteristics of the studies, the overall characteristics of the patients, and data on surgical practice.

Results: Six dissertations were included. Four were related to nasosinus surgery and two were both pathology and nasosinus surgery. Four were descriptive and two were analytical. Number of patients ranged from 10 to 138, for a cumulative of 292 patients in our study. The target population was predominantly male, aged 30 or over. Tumor pathology accounted for 54.8% of indications. Inverted nasosinus papilloma (INSP) was the most common benign tumor, and squamous cell carcinoma the most common histological type of malignancy. The external approach was the most frequently used (62.5%). Caldwell-Luc techniques and paralateronasal rhinotomy were the most common external approaches. Middle meatotomy was the most common technique for endoscopic endonasal routes, and septoplasty for non-endoscopic endonasal routes. Mutualized and combined routes accounted for 12.5% and 1.12% respectively. Hospital stay could exceed 9 days for the external route. Post-operative management was generally straightforward, and complications were benign. Recurrences included PINS, nasosinusal polyposis and squamous cell carcinoma.

Conclusion: Endoscopic surgery is gradually taking over from external surgery, which still has its place in a less-than-optimal environment.These results, quite similar to previous findings from the literature, testify to the compliance with surgical principles and the skill of the surgeons in Côte d’Ivoire.

icone adobe Lire l'article (PDF)  Article Open access

Cet article est actuellement coté note (1,0 étoiles) par les abonnés de APIDPM Santé tropicale.
Il a été consulté 8 fois, téléchargé 2 fois et évalué 1 fois.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Retour - Sommaire de ce numéro

Informations pratiques

Directeur de publication : Pascal Rith Adjoua (Président de la SORLAF)

Rédactrice en chef : Marie-Josée Tanon-Anoh

Rédacteurs en chef adjoint :

Comité d'honneur :

Conseillers scientifiques :

Comité de rédaction :

Comité scientifique et de lecture :

Editeur : Editions universitaires de Côte d'Ivoire (EDUCI) - Université Félix Houphouët Boigny - 01 BP V34 Abidjan - E-mail : educiabj@gmail.com

Vous souhaitez publier dans Revue Africaine d'ORL et de Chirurgie Cervico-Faciale ?

Avant de nous adresser vos articles, veuillez consulter les recommandations aux auteurs


CONTACTEZ-NOUS

Adresse

Téléphone

CARTE DU SITE

Revue MAF

Revue OST

Actualités

Rubriques spécialités

Webinaires

Espaces labos

Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !