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L'actualité de la santé en Afrique

La Santé fait son bilan - Cameroon tribune - Cameroun - 13/09/2004

Face à la presse vendredi dernier, le ministre Urbain Olanguena Awono a passé en revue les préoccupations de son département.
Où en est-on avec l'épidémie de choléra qui a durement touché le pays et particulièrement Douala ces derniers temps ? Qu'en est-il du paludisme et de la tuberculose ? Le coût de la santé peut-il être réduit ? Ces questions et bien d'autres ont été abordées lors de la communication gouvernementale du ministre de la Santé publique.

Choléra : plus de 500 millions F

L'épidémie a touché sept provinces du pays. Selon le ministre de la Santé publique, plus de cinq mille cas ont été enregistrés à travers une vingtaine de foyers, occasionnant cent trente huit décès. Tous les foyers sont éteints aujourd'hui, sauf celui de Douala, qui a été le plus sévère, mais il est en voie d'extinction, a expliqué le Minsanté. La bataille a été rude : "On enregistrait parfois cent à deux cents cas par jour". Pour endiguer le fléau, le gouvernement et ses partenaires ont recruté du personnel infirmier, curé 47km de drain, désinfecté des maisons, fourni des équipements, etc. Coût de l'opération, plus de cinq cents millions de francs. Conclusion de l'orateur, la situation du choléra est endémique : il faut agir sur les causes structurelles, la salubrité, l'accès à l'eau potable, l'hygiène. Et l'action doit être concertée, impliquant aussi le Minville, le Minef, les communautés…

Tuberculose : traitement bientôt gratuit

Cette maladie reste une des priorités des pouvoirs publics. Une politique nationale a été définie, et les faiblesses dans la lutte contre le mal identifiées. " Nous avons les solutions ", a indiqué le ministre, qui a ajouté que pour les deux prochaines années, le Cameroun va recevoir quelque trois millions de dollars américains dans le cadre de la lutte contre la maladie. Les premières mesures consisteront en la réhabilitation des centres de traitement de l'hôpital Jamot à Yaoundé, et d'Akwa à Douala. Mais déjà, "la politique gouvernementale va nous permettre, à partir du 1er octobre prochain, de soigner gratuitement la tuberculose". Une option rendue possible grâce à l'appui des bailleurs de fonds, a rappelé Urbain Olanguena.

Paludisme : lutte renforcée

Le combat contre le paludisme s'est intensifié avec de nouvelles stratégies, notamment une autre approche de la prévention. Ce n'est pas du luxe, car le paludisme reste "la première cause de morbidité et de mortalité au Cameroun". Quelques chiffres : 40% des décès des enfants de moins de cinq ans, 40% des hospitalisations environ, 35% des décès en formations hospitalières et 50% des consultations sont dues au paludisme. L'appui du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose tombe à pic. Sur un autre plan, le Minsanté a déclaré que la distribution de moustiquaires imprégnées se poursuivrait.

La santé a un coût

A quand des soins totalement gratuits pour tout le monde au Cameroun ? Difficile à dire, et peut-être plus difficile encore à faire. "Le service de la santé a un coût. Il est très difficile de tenir si on ne paye rien (sauf pour ce qui est des vaccinations et des moustiquaires)". Le ministre s'est cependant voulu rassurant, affirmant que les autorités veillaient à ce que le coût des traitements médicaux soit réduit, ne constitue pas une entrave pour le citoyen ordinaire. 1,4% du Pib du pays est affecté à la Santé. Pour ce qui est des ressources budgétaires, elles tournent autour de 5%.

Spécialistes : les oiseaux rares

Le reproche persiste : nombre de spécialistes des hôpitaux publics sont réputés détourner les patients pour des structures privées, où ils passent eux-mêmes une bonne partie de leur temps. Le fait qu'ils soient peu nombreux - le Minsanté l'a reconnu - aggrave la situation. "Depuis quelques années, nous avons relancé, avec la Faculté de médecine, la formation de spécialistes." Et Urbain Olanguena a fermement rappelé que les médecins du public doivent se consacrer au public. "On améliore progressivement leurs conditions de travail ; nous leur demandons un bon accueil et une meilleure programmation de leurs interventions".

Samu : 12000 appels par mois

A Yaoundé et à Douala, les deux bases actuellement fonctionnelles, six mille appels sont enregistrés mensuellement. C'est la preuve, d'après le Minsanté, que le Service d'assistance médicale d'urgence (Samu) vient répondre à une demande qui existait. L'offre devrait bientôt être renforcée, notamment sur l'axe Yaoundé-Bafoussam et dans le Septentrion. Rappel, le Samu est joignable au 19 (téléphone fixe) et au 119 (portable).

Personnels de santé

Les gens ne doivent pas jouer avec la vie des autres. Raison pour laquelle les mauvaises pratiques sont sanctionnées. D'un autre côté, la hiérarchie travaille à moderniser l'environnement professionnel des personnels de la Santé, dans le cadre de sa stratégie sectorielle. " Nous investissons plus pour améliorer leurs conditions de travail ", a dit le Minsanté.

Alliance NYOBIA

Lire l'article original : http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j13092004&idart=18941&olarch=j13092004&ph=y


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