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L'actualité de la santé en Afrique

Lutte contre le sida en Afrique : l'amélioration de l'accès aux soins et aux traitements est une exigence - Les dépêches de Brazzaville - Congo - 10/09/2004

Le virus VIH/sida est la plus grande crise sanitaire que traverse le monde aujourd'hui. Il entrave chaque jour davantage les chances d'épanouissement des pays en développement par le décès prématuré de millions d'adultes en âge de produire. L'épidémie progresse en Afrique de façon exponentielle, c'est d'ailleurs le continent le plus touché à l'heure actuelle.

Les chiffres sont effroyables. Fin 2003, 67% des 40 millions de personnes infectées dans le monde vivent en Afrique subsaharienne. Quelque 2,3 millions de personnes sont mortes dans cette partie de l'Afrique en 2003, dont plus de 500 000 enfants de moins de cinq ans. D'après un rapport de l'Onusida/OMS paru cette même année, le nombre de séropositifs en Afrique est estimé à 26,6 millions. Les jeunes de 15 à 24 ans et les femmes sont les groupes de population les plus touchés. L'espérance de vie devrait d'ailleurs retomber à moins de 46 ans pour la période 2000-2005, selon le rapport 2001 de l'ONU.

Les décès surviennent majoritairement à cause du manque d'accès aux thérapies anti-rétrovirales. En effet, dans la plupart des pays africains, les soins et l'accès aux traitements sont limités en raison, principalement, du coût très élevé des médicaments et des diagnostics. Il faut également mettre en cause l'inadéquation de l'infrastructure sanitaire et des services de laboratoire, ainsi que la faiblesse des ressources humaines, celle-ci étant due à la fuite des cerveaux et à l'amenuisement des effectifs liés au virus.

Au Congo, malgré la mise en place le 24 juillet 2003 d'un Conseil national de lutte contre le sida (CLNS) présidé par le chef de l'Etat, la situation demeure inquiétante. Sur une population de 3 millions d'habitants, 110 000 personnes sont atteintes du sida, 12 614 en sont déjà décédées. La prévalence moyenne, estimée en 2002 entre 10 et 12%, n'a fait qu'empirer. Les comportements des populations vis-à-vis de la pandémie ne se sont pas améliorés, malgré le bruit fait autour de ce fléau et le cri d'alarme lancé par le président Denis Sassou Nguesso à l'occasion de l'inauguration du CLNS. "J'en appelle à une révolution des mentalités, afin que le comportement de chaque Congolais soit compatible avec les exigences de la lutte contre la pandémie du sida," avait déclaré le chef de l'Etat.

Des efforts sont faits mais ils demeurent insuffisants, en dépit d'importants programmes de prévention, de soin et de contrôle de l'infection, de la prise en charge des infections opportunistes, des soins communautaires et des Tar. Pour contrer la situation, l'OMS a lancé l'Initiative " 3 millions d'ici 2005 " visant à placer effectivement 3 millions de personnes sous Tar d'ici la fin 2005. Ce programme, qui prend en compte tous les Etats membres, comporte des objectifs spécifiques à atteindre d'ici la fin 2005 et d'ici 2009.

Pour 2005, il s'agit d'assurer à 2 millions de personnes vivant avec le VIH au moins l'accès à des médicaments ARV (anti-rétroviraux) de qualité et d'un coût abordable, de garantir à au moins 50% d'entre eux l'accès à des services de qualité en matière de diagnostic et de suivi en laboratoire, et de veiller à ce que 60% des agents de santé et des dispensateurs de soins soient suffisamment formés pour assurer les traitements. Pour 2009, les objectifs concernent d'une part l'accroissement des soins complets en matière de VIH/sida pour atteindre 60% des personnes qui en ont besoin, d'autre part la garantie de l'accès à 80% minimum des malades à des médicaments ARV de qualité et d'un coût abordable.

Pour atteindre ces défis, il est nécessaire d'intensifier d'urgence les traitements et les soins liés au virus. Pour l'OMS, "l'urgence de cette intensification s'explique par le fait que les soins et les traitements anti-sida présentent un bon rapport coût/efficacité, entraînant une synergie sur la prévention et pouvant fortement réduire la morbidité et la mortalité imputables au VIH/sida". Il appartient aux Etats de conduire le processus et aux acteurs nationaux de diriger le programme. Les partenaires internationaux devraient apporter leur appui en respectant les orientations et les priorités définies par le pays. Par ailleurs, la prestation des soins et des traitements étant largement subordonnée à des systèmes de santé fonctionnels, l'Initiative "3 millions d'ici 2005" devrait conduire les Etats à améliorer leur services de santé afin de les rendre plus viables et solides, bénéficiant d'une infrastructure, de financements et de modalités de prestations permettant d'assurer la Tar afin que les ARV soient intégrés dans les soins de santé primaire.

Il est indispensable que les gouvernements et leurs partenaires souscrivent un engagement à long terme pour pérenniser les programmes de soins et de traitements. Toutefois, il convient aux Etats de prôner l'équité, afin d'assurer à tous un accès équitable aux soins et aux traitements, de tenir compte de la participation des communautés, de la continuité de la prévention et des soins, du partenariat et de la réduction de la stigmatisation attaché au VIH/sida.

Lire l'article original : http://www.brazzaville-adiac.com/html/ba_article.php?DEP_CODE=6685


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