X

AVANT PREMIERE : Nouvel outil d'aide à la prescription
23 éditions - 100% africain - 100% Mobile


AVANT PREMIERE : Nouvel outil d'aide à la prescription - 23 éditions - 100% africain - 100% Mobile

Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Octobre 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Juillet/Août 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Revue de presse

Revue de presse

Trier les actualités par :

Burkina Fasofleche Fièvre typhoïde et saison pluvieuse : La salmonelle s’en frotte les mains

L'Observateur | Burkina Faso | 11/09/2018 | Lire l'article original

Maladie dite des mains sales, la fièvre typhoïde est présente dans les pays en voie de développement. Elle est due à un germe appelé salmonelle et se propage par le biais de l’Homme, des aliments et de l’eau contaminés. La saison des pluies est d’ailleurs propice à la contamination. L’OMS estime à près de 17 millions le nombre de personnes atteintes chaque année et à près de 600 000 le nombre de décès.

Cependant, le vaccin et un simple respect de mesures d’hygiène permettent de se prémunir contre cette maladie contagieuse. Faisons plus ample connaissance avec cette infection grâce à un entretien que nous a accordé le médecin infectiologue Ismaël Diallo, le mardi 11 septembre 2018 à l’hôpital Yalgado.

Parce qu’elle est connue et méconnue à la fois, de nombreuses personnes font la fièvre typhoïde sans savoir ce que c’est réellement. En effet, a relevé le Dr Ismaël Diallo, l’un des signes de la maladie, qui est la fièvre (comme l’indique d’ailleurs son nom), peut induire à une erreur de diagnostic. Des malades et même des agents de santé, face à ce symptôme, se mettent à traiter le paludisme sans penser à faire le diagnostic de la fièvre typhoïde. Pire, « le plus souvent, ils (les malades, ndlr) se traitent sans diagnostic. Ils se traitent sans être sûrs que c’est la fièvre typhoïde. Par exemple, le Sérodiagnostic de Widal n’est plus un examen recommandé pour poser le diagnostic de la fièvre typhoïde. D’autres maladies ayant les mêmes signes peuvent positiver les résultats », a fait remarquer Dr Diallo.

La fièvre typhoïde, a-t-il défini, est une infection due à un microbe, une bactérie appeléeSalmonella. C’est surtout une maladie du péril fécal parce que la contamination est manu portée, par les mains sales. « Lorsqu’une personne est atteinte de la fièvre typhoïde, elle va rejeter les microbes dans les selles et si cette personne n’est pas propre, elle va contaminer son entourage. Par exemple, si la personne, après les selles, ne se lave pas les mains et salue quelqu’un ou manipule de la nourriture qui sera consommée, elle peut contaminer d’autres personnes. En outre, si cette personne, sans se laver les mains, vous salue et que vous mangez sans vous laver les mains, vous pouvez être contaminé », a expliqué dans le détail le mécanisme de contamination le médecin infectiologue.

La contamination, a-t-il poursuivi, peut alors être directe (par les mains), à travers l’individu qui est porteur, ou indirecte (par les aliments) à travers les selles de la personne porteuse que quelqu’un d’autre va ingérer. « Par exemple, lorsque vous prenez la salade qui est cultivée dans les jardins, s’il se trouve qu’on a utilisé de l’engrais à base de déchets domestiques contaminés, et si elle est mal lavée, elle peut être source de contamination. Il en est de même pour les fruits s’ils sont mal lavés. L’eau aussi peut être contaminée », a-t-il encore expliqué.

La fièvre typhoïde évolue en deux phases appelées bi septicémie : au début, c’est toujours la fièvre, des douleurs abdominales, des nausées, de la diarrhée, des troubles digestifs, des céphalées, des insomnies, des vertiges et parfois des saignements du nez ; ensuite, les symptômes vont se compliquer. La fièvre va être très importante. Il y aura toujours la diarrhée. Des troubles nerveux que l’on appelle délire tranquille et une inversion du sommeil vont s’y ajouter. Ce qui peut conduire à des complications comme une perforation des intestins, une atteinte du cœur ou du système nerveux.

Le diagnostic de la fièvre typhoïde se fait soit à partir d’un examen de sang (hémoculture) ou à partir d’une culture des selles. Ce sont d’ailleurs ces deux examens qui sont recommandés pour le diagnostic, a indiqué Dr Diallo.

Du fait de son caractère contagieux, la maladie sévit chez les populations des pays en voie de développement, où la pauvreté et les conditions socio-économiques défavorables favorisent le manque d’hygiène : selon l’OMS en effet, 17 millions de personnes en sont touchées chaque année, avec près de 600 000 décès.

Les personnes fragiles, en l’occurrence celles qui ont une immunodépression (drépanocytaires, PV +VIH), sont les plus à risque.

Toutefois, a assuré le médecin, des antibiotiques très efficaces existent pour le traitement. « Mais il a été constaté, au fil des ans, dans certaines régions, que le germe est résistant à certains antibiotiques autrefois efficaces. Cela est dû au fait que les gens se soignent mal, prenant des posologies insuffisantes ou n’atteignant pas la durée prescrite de traitement. Ces résistances entraînent les complications redoutables que j’ai évoquées plus haut », a-t-il précisé.

Toutefois, a en croire le docteur Diallo, on peut prévenir la fièvre typhoïde par la vaccination. En effet, un vaccin existe au Burkina Faso et il a une durée de protection de 3 ans.

Une autre mesure de prévention, c’est de veiller à l’hygiène, en se lavant les mains avant de manger ; en consommant de l’eau potable, en lavant proprement les aliments avant de les consommer. Les condiments, les légumes, la salade et les fruits doivent être lavés à l’aide d’antiseptiques, comme le permanganate ou l’eau de Javel diluée, et bien rincés. Certains fruits (pomme, orange, poire…) doivent être épluchés.

Il convient aussi pour les autorités d’entreprendre des actions pour augmenter le bien-être des populations : il s’agit notamment de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement avec un bon réseau de canalisation, de l’accès aux latrines pour que les populations ne défèquent plus à l’air libre.

Remises exceptionnelles sur le kiosque APIDPM, -15% -20% -50% sur les abonnements, revues papiers et articles PDF - Plus d'informations

Retour


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

Santé tropicale - Santé tropicale
Le guide de la médecine et de la santé en Afrique


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !