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Interview - Louis N’Dwimana (Système des Nations Unies à Korhogo) : “17 % des enfants souffrent de malnutritions modérées” - 21/04/2009 - Le patriote - Côte d'IvoireEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La paupérisation des populations de la Région des savanes a entraîné le mauvais état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans. Nombre de ces êtres vulnérables sont victimes de malnutrition. Dans cet entretien, le chef du Bureau conjoint du système des Nations Unies à Korhogo, Louis N’Dwimana, explique les mécanismes mis en place pour lutter contre cette malnutrition.

Le Patriote : Quelle est la situation humanitaire dans la région des Savanes ?
Louis N’Dwimana : La situation humanitaire dans la région des Savanes est caractérisée par des pochettes de malnutritions. Certains cas sont jugés sévères et d’autres aigus. Mais il y a également beaucoup de cas modérés. Ils sont pris en charge par les agents du Programme alimentaire mondial (PAM), de l’UNICEF appuyés par ceux de la FAO dans le cadre de l’appui aux ménages.

LP : Qu’est-ce qui a provoqué cette malnutrition ?
L.N. : Cette malnutrition qui frappe généralement les enfants de moins de cinq ans est due à l’insécurité alimentaire et aux mauvaises habitudes alimentaires. A cela s’ajoutent la déliquescence du système de santé, la surcharge de travail des mères et la paupérisation des populations. Et la hausse des prix des produits alimentaires de grande consommation a aussi contribué à réduire le pouvoir d’achat des ménages avec pour conséquence, la dégradation de l’état nutritionnel des ménages, et particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans.

LP : Quelle est à ce jour, le taux d’enfants malnutris dans le Nord du pays ?
L.N. : La prévalence de la malnutrition est relativement élevée au Nord du pays. 17 % d’enfants souffrent de malnutrition modérée et 5 % de malnutrition sévère.

LP : Qu’avez-vous fait concrètement pour lutter contre cette malnutrition ?
L.N. : Depuis ma prise de fonction, il y a seulement un mois et demi, j’ai visité d’abord les mécanismes de coordination mises en place. Et nous avons ensuite analysé les forces et les faiblesses. Effectivement, j’ai noté qu’en matière de sécurité alimentaire animée par la FAO, et il y a lieu de renforcer la planification stratégique en matière de nutrition. Nous avons constaté des faiblesses au niveau nutritionnel. Si bien que nous attendons que le Programme national de nutrition (PNN) puisse avoir des répondants au niveau local qui viennent soutenir le système de santé. Cela afin de mettre en place un mécanisme plus performant. Ce qui est fait maintenant est une réponse à l’urgence. Mais si on se situe dans une perspective de relèvement, il est clair que les structures nationales de lutte contre la malnutrition doivent être préparées rapidement pour pourvoir prendre la région des Savanes.
Les jours à venir, le ministère de la Santé va commencer à faire en sorte qu’au niveau du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Korhogo, les médecins et infirmiers puissent progressivement prendre en charge la planification et donner une réponse à cette malnutrition. La transition de l’humanitaire vers le relèvement est une situation assez complexe. Car, elle s’opère dans un contexte sans guerre. Même la paix n’est pas totalement établie. Il faut que les fils de ce pays travaillent pour une réconciliation et une unité véritable en Côte d’Ivoire. Sans unité véritable, il n’y a pas de paix. La transition, c’est de quitter une situation de conflit vers la paix et de quitter une situation de paupérisation vers le développement.

Réalisée à Korhogo par Anzoumana Cissé

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