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Camerounfleche Avc : Le tueur silencieux sévira encore plus

Mutations | Cameroun | 16/02/2006 | Lire l'article original

Selon l'Oms, d'ici 2020, les décès liés à cet accident passeront de 20 à 24 millions par an.

Flammarion Olomo, le directeur Afrique de la maison de couture pour hommes Francesco Smalto est décédé, dimanche 29 janvier dernier, à Paris en France. A l'aube de ses trente-huit ans, le célèbre top model camerounais a succombé à une rupture d'anévrisme (éclatement de la poche latérale formée par dilatation de la paroi d'une artère ou du coeur). Selon les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé (Oms), le phénomène compte pour la moitié des accidents vasculo-cérébraux (développement rapide de signes cliniques localisés ou globaux d'un dysfonctionnement cérébral). La rupture d'anévrisme peut survenir durant le sommeil ou lorsqu'il y a élévation soudaine de la pression (toux, exercice physique intense, orgasme).

La disparition de Flammarion Olomo vient allonger la liste des victimes camerounaises des accidents vasculo cérébraux (Avc). En avril de l'année dernière, Rose Ndi, l'épouse du président national du Social democratic front (Sdf), en est décédée à Genève en Suisse. Trois mois plus tard, en juin, Alvine Ekotto, une pionnière de la politique et de l’éducation au Cameroun, y a aussi succombé. Pour ne citer que ceux-là...
Dans les hôpitaux camerounais, comme partout dans le monde, on considère l’Avc comme la maladie la plus redoutée et la plus invalidante. A l'Hôpital central de Yaoundé, par exemple, en 2004, sur 27370 patients reçus à l'unité de médecine, 167 d’entre eux présentaient des signes d'accident vasculo cérébral. La situation est tout aussi alarmante à l'Hôpital général de Yaoundé. "Sur 100 patients reçus, 20 présentent des signes d'un Avc", explique le Dr Mérimé Ouankou. Cependant, il arrive que l'on puisse survivre à un Avc, même si le plus souvent, on en garde de sérieuses séquelles, précise le cardiologue.

Rééducation
C'est le cas d'Hélène, devenue hémiplégique après un accident vasculo cérébral. "Ne comprenant pas pourquoi ma soeur aînée mettait long dans les toilettes, j'ai guetté par le trou de la serrure. Elle était assise sur la cuvette des Wc, la tête penchée sur le côté. Je suis entrée pour essayer de la réanimer en vain", se rappelle la soeur de la victime. Avec l'aide des voisins appelés au secours, Hélène est aussitôt conduite au bloc des urgences de l'Hôpital central de Yaoundé. Avant que la prise en charge médicale ne commence, le médecin va exiger qu'un scanner soit fait. L'examen révèle un Avc. Dans le cas d'Hélène, il s'agissait "d'une mauvaise irrigation de son cerveau, due à la carotide gauche bouchée".
De l'attaque en question, Hélène ne garde que de vagues souvenirs. Cependant, elle se rappelle les symptômes qui ont précédé l'accident en question. "J'avais perdu ma mère deux semaines plus tôt. Nous rentrions des obsèques quand j'ai eu des vertiges et de violents maux de tête. J'éprouvais également des difficultés à parler", raconte –t-elle.

L'hémiplégie apparaît comme la plus importante conséquence de l'Avc. Egalement première cause de handicap physique et mental de l'adulte selon l'Oms. Son incidence est évaluée dans le monde à 1,5 pour 1000 malades. Comme la précisé le Dr Ndo Belinga, neurologue à Yaoundé, elle est une perturbation de la commande motrice, souvent de marche, d'activité gestuelle et de compréhension. C'est pourquoi tous les sujets hémiplégiques doivent bénéficier d'une prise en charge consistant à leur redonner une mobilité ou presque. Mais au préalable, le kinésithérapeute et le neurologue doivent s'assurer des objectifs attendus, afin de déterminer la méthode de rééducation et le temps à mettre pour le faire.
Quant au temps qu'il faudra mettre pour que le patient retrouve toutes ses facultés, le Dr Ndo Belinga explique que les séances peuvent s'étaler sur des années, 2 à 3. La dépression est aussi un effet possible chez les victimes d'Avc.

Cathy Yogo

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