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Soins obstétricaux et néonatals essentiels : des « champions » pour l’atteinte des OMD 4 et 5 - 21/05/2012 - Sidwaya - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) forme du 14 au 26 mai 2012 à Bobo-Dioulasso, des équipes de personnel de santé maternelle de cinq pays francophones africains. Il s’agit de les doter de connaissances et de compétences en politique et plaidoyer, en prestation de services et qualité de soins, en éducation, formation et suivi-évaluation pour une prise en charge adéquate de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum.

Seulement 40% des femmes en Afrique de l’Ouest bénéficient de l’assistance d’un personnel qualifié lors de l’accouchement, selon le directeur général de l’OOAS, Dr Plàcido M. Cardoso. Chose qui fait que le taux de mortalité maternelle et néonatale demeure encore un des gros défisa en matière de santé dans la sous-région. Cette situation constitue une véritable entrave à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement 4 et 5, relatifs à la santé de la mère et de l’enfant, à l’échéance 2015. Ainsi, pour donner un coup de pédale à cette quête, l’OOAS, avec l’appui de partenaires, a initié une formation du 14 au 26 mai 2012 au profit des agents de santé maternelle et néonatale. Ceux-ci disposeront à terme de kits de ressources en soins obstétriques et néonatals essentiels (SONE) qu’ils devront utiliser à des fins de plaidoyer et de renforcement des capacités de leurs pairs. A cet effet, cinq pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, à savoir le Bénin, le Mali, la Guinée, le Sénégal et Madagascar ont été sélectionnés pour cette première session de pools d’experts champions. Chacun de ces pays a envoyé trois personnes dont une sage-femme, un obstétricien et une troisième (un anesthésiste ou un pédiatre). Le choix des pays, de l’avis du Dr Blami Dao, directeur de la santé néonatale au CHUSS, a été fait en concertation avec l’Agence américaine pour l’aide internationale, l’OOAS, le bureau régional de l’OMS de l’Afrique et le bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique. Selon une évaluation faite en 2010, la plupart des pays africains n’atteindront pas les OMD 4 et 5 qui visent à réduire la mortalité des mères et des enfants. Une situation qui découle, de l’avis du Dr Dao, de l’insuffisance du personnel et d’infrastructures de qualité, et plus important : l’insuffisance de qualité des soins. « Ce que nous cherchons à atteindre, c’est que ces personnes choisies dans les pays soient des moteurs pour aider à améliorer la qualité des soins », a-t-il dit. L’un des participants, le pédiatre sénégalais Moctar Faye, pense que des efforts sont faits qui cependant, demeurent insuffisants. Pour le cas de son pays, il cite les dernières enquêtes démographiques et sociales qui font état de 29 décès pour 1000 habitants en ce qui concerne la mortalité néonatale, et 390 pour 100 000 habitants, pour ce qui est de la mortalité maternelle. Des données qui auraient connu une amélioration par rapport aux chiffres de 2005. En charge de la santé maternelle à l’OOAS, le Dr Aïssa Ado, spécialiste de la santé de la reproduction professionnelle, définit le champion comme étant quelqu’un qui peut parler d’un sujet et plaider pour sa cause. Les personnes qui seront formées vont devenir des porte-parole chargées de faire le plaidoyer, d’assurer en même temps la formation en gynéco-obstétriques, et de suivre les formateurs sur le terrain. Quant aux kits qu’ils recevront, ils leur permettront d’être l’interface entre le ministère de la Santé et les autres acteurs pour que la santé maternelle soit améliorée, à travers une prise en charge adéquate des soins pendant la grossesse, à l’accouchement et à la période après la maternité appelée le post-partum. Il est à noter que la formation de Bobo-Dioulasso, se tient simultanément avec une autre du même genre au Kenya au profit de cinq pays anglophones. Ce qui porte à dix, le nombre de pays concernés par cette session qui entend mettre à la disposition des pays, des champions pour accroître l’offre de santé de la mère et de l’enfant, et surtout de façon qualitative.

Tielmè Innocent KAMBIRE

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