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Suivi prénatal : Effrayantes statistiques ; Le mauvais suivi des grossesses, cause de nombreux décès - 23/10/2007 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La situation est inquiétante. De sources médicales, si de nombreuses femmes camerounaises meurent des suites d’un accouchement difficile, le mauvais suivi ou l’absence de suivi est généralement à l’origine de ces décès qu’on pouvait éviter. Joséphine K., la trentaine, semble en avoir pris conscience. Poussée à se faire consulter par l’aide-soignante du centre de santé de son village, hier à 8h du matin, elle attendait d’être reçue par un médecin dans un hôpital de la place. Son ventre est proéminent. Elle porte une grossesse de six mois et souffre d’une infection. C’est la première fois qu’elle vient faire des examens prénataux. Une pilule difficile à avaler car avant d’arriver en ville, elle a voyagé pendant deux heures. A titre de rappel, le village de Joséphine K., est situé à 50 km de la ville et la route est très cahoteuse.

A la question de savoir pourquoi elle a attendu si longtemps pour se faire consulter, la jeune dame répond : « Je n’ai pas d’argent pour venir à l’hôpital. En plus, dans mon état, je dois aller au champ pour nourrir ma famille. Le premier centre de santé est à 20 km de chez moi et les conditions de transport sont assez difficiles ». Malheureusement, l’infection dont elle souffre est très compliquée. Conséquence : le médecin décide d’interrompre la grossesse pour lui sauver la vie. « Cette jeune dame souffre d’une infection sexuellement transmissible non traitée et le fœtus est atteint. Nous ne voulons pas prendre de risques ». Les larmes de Joséphine K. ne vont rien changer à la décision du médecin. Comme elle, beaucoup de femmes enceintes dans les pays en voie de développement ne sont pas épargnées. Parmi les causes les plus récurrentes, on peut signaler les troubles de l'hypertension liés à la grossesse, en particulier l'éclampsie.

Pour la plupart, c’est parfois le jour de l’accouchement qu’elles viennent pour la première fois à l’hôpital.

Les chiffres font peur. Selon un médecin, rien qu'en 2003, à l'Hôpital Laquintinie de Douala, on a enregistré 1009 décès maternels pour 100.000 enfants vivants. Aux facteurs de risque, s’ajoutent les travaux champêtres, la mauvaise alimentation. Le décès maternel est donc un ensemble de circonstances qui ne se limitent pas seulement à ce qui se passe en amont. Une grossesse doit être bien suivie. C’est une réalité qu'on serait même tenté de balayer du revers de la main à la première occasion, mais qui est d'une importance capitale. Et cela peut éviter d’avoir des surprises à la naissance, à savoir des complications obstétricales, des anomalies congénitales, des malformations ou encore des hémorragies au cours de la délivrance.

Marthe BASSOMO BIKOE

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