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Douala : les hôpitaux débordés ; Les médecins estiment qu’il y a eu plus de cas d’accidents et d’agression qu’en 2007 - 03/01/2008 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En cette matinée du 03 janvier 2008, le service des urgences de l’hôpital Laquintinie de Douala est débordé de malades. Le cas le plus préoccupant est celui d’un homme inconscient d’une quarantaine d’années. Couché sur une table de soins, il est recouvert de sang. Cet accidenté dont l’identité n’a pas été révélée présente au visage une large blessure et une fracture ouverte à la jambe droite. Ses vêtements déchirés laissent entrevoir de nombreuses écorchures aux bras. Raphaël Njock, médecin chef du service des urgences, aiguille et fil en main, s’active à refermer l’une des blessures. "Il s’agit d’un conducteur de moto taxi victime d’un accident de circulation ce mercredi matin sur l’axe lourd Douala- Yaoundé" indique Raphaël Njock.

Avant d’ajouter, "nous ne pouvons pas le nettoyer à cause de l’insuffisance du personnel". Non loin de lui, un autre accidenté de la circulation est allongé. Kendo Alexis, un employé de la société d’hygiène et assainissement du Cameroun (Hysacam) souffre d’une large blessure à la tête. "J’ai retrouvé mes esprits il y a quinze minutes, je me rendais au travail ce matin avec mon vélo et j’ai été fauché par une moto. Je ne me souviens plus de rien" précise il. Selon Njock Raphaël, la troisième victime de ce mercredi matin, une femme, a été transportée au bloc opératoire. Dans cette grande salle, on retrouve également plusieurs blessés qui attendent de recevoir des soins. Visiblement fatigué, Raphaël Njock annonce qu’il n’a pas encore fait le bilan des incidents enregistrés dans la nuit de la Sainte sylvestre.

Il reconnaît cependant que par rapport à l’année dernière il y a eu plus de cas. "Au cours de cette fête nous n’avons pas été de tout repos. Il y a plusieurs cas d’agression à main armée, à arme blanche… Armés de pistolets de fabrication artisanale, des bandits ont tiré sur des individus. Une des victimes a été opérée dans la nuit Nous n’oublions pas les nombreux cas d’accidents de circulation dont la principale cause était la conduite en état d’ébriété", commente Raphaël Njock. "Nous avons eu un décès hier par accident", poursuit le médecin. A la direction du Samu située à l’entrée principale de l’hôpital Laquintinie, l’ambiance est celle d’une véritable fourmilière, difficile de discuter avec un personnel apparemment très occupé.
Des membres des familles se bousculent aux portes du Samu pour avoir des renseignements sur leurs proches. Alliance Tchamasse, de la pharmacie du Samu, une des rares personnes disponibles soutient que le Samu est resté en état d’alerte tout au long des fêtes.

Seulement, elle déplore les comportements de certaines populations. "Nous avons fait de nombreuses sorties blanches à cause des appels fantaisistes de certaines populations. Cette nuit, nous avons été saisis pour deux accidents de circulation à New-Bell et à la rue Kotto au quartier Deido, rendus sur les lieux nous avons constaté qu’il n’en était rien du tout" affirme t-elle. Selon elle, cette nuit, la plupart des personnes qui ont bénéficié des services du Samu souffraient des indigestions alimentaires contre peu d’accidentés. "Les populations utilisent généralement d’autres pour accompagner les accidentés dans les hôpitaux ", ajoute-elle.

A l’hôpital de district de Deido, la même fatigue et la même angoisse sont observées sur le visage du personnel. Jean Bonassoubeh, major de la chirurgie et du bloc opératoire indique que dans la nuit du 01 au 02 janvier, le service des urgences a enregistré trois victimes des suites de bagarres à Deido et un agressé en provenance de Makepe. L’ONG Sécuroute de son coté a annoncé avoir enregistré 23 cas d’accident de circulation.

Hugo Tatchuam (Stagiaire)

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