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André Bita Fouda : « Un seul cas de polio confirme l’épidémie » - 03/04/2008 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le délégué provincial de la Santé publique, André Bita Fouda, éclaire sur la situation de la polio dans le Littoral. Qu’est ce qui explique la résurgence de la poliomyélite dans la ville de Douala ? Il faut déjà expliquer que le mode de transmission de la polio est une conséquence de beaucoup de choses. Le manque de vaccination, les mauvaises conditions d’hygiène, la promiscuité...

Un enfant atteint de poliomyélite a été découvert au quartier New-Bell. Mais, il faut préciser que cet enfant a eu tous ses vaccins. Et lors des analyses, nous avons trouvé le virus vaccinal sauvage. L’enfant était immunodéprimé séropositif. Cela signifie que cet enfant était déjà vulnérable et avait toutes les possibilités de développer la maladie, malgré la vaccination. A ce jour, un seul cas de poliomyélite confirmé est considéré comme une épidémie. Et on fait la riposte comme ce que vous allez constater. C'est-à-dire vacciner les enfants de 0 à 59 mois dans toute la province du Littoral et la province voisine notamment celle du Sud-Ouest. Nous vaccinons aussi à l’Extrême Nord pour mettre une barrière avec le Tchad.

Que faut-il faire pour éviter les épidémies de ce genre ?

En épidémiologie, pour éviter les épidémies, il faut avoir au moins 80% de taux de couverture. La province du Littoral les a atteints depuis 3 ans. L’année dernière, nous avons eu 84% en ce qui concerne le DTCOQ, la polio et l’hépatite. Logiquement, nous ne devrions pas avoir des cas de polio dans la province. Mais, avec les différents mouvements de transporteurs, la promiscuité, le commerce, le brassage des populations, on peut s’attendre à tout. En dehors de cela, tous les enfants à 100% ne sont pas vaccinés.

Il y a donc quelque chose qui ne va pas en ce qui concerne la sensibilisation…

Pas vraiment, c’est vrai qu’il y a déjà un problème culturel et parfois, on n’éduque pas assez les populations par rapport à l’importance du vaccin. Il y a aussi les croyances, le plus souvent, les gens ne pensent pas toujours que si on est paralysé, c’est dû à la polio, on parle du pied qui a été avalé par le boa, on rend les choses mystiques.

Le taux de couverture de 84% n’est pas moindre. Cela veut dire que sur 10 enfants, 8 sont vaccinés et un enfant vacciné protège les autres enfants et limite la transmission. C’est pour cela qu’on dit qu’avec 80%, on est sûr de couvrir tout le monde. Mais, il y a quand même des cas d’exceptions. Par exemple cet enfant atteint à New-Bell qui n’avait pas de défense immunitaire va quand même développer la maladie malgré la vaccination. Mais, quel qu’en soit le cas, comme le virus existe, il faut tout faire pour l’éradiquer.

Propos recueillis par J.M.

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