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Dr Jean Louis Jon : la schizophrénie touche près de 170.000 personnes au Cameroun - 14/01/2009 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le psychologue décrit les effets de cette maladie qui se manifeste par des épisodes aigus du comportement. Comment peut-on définir la Schizophrénie ?

La schizophrénie faite partie d'un groupe de maladies mentales appelées psychoses, dont la particularité est la perte de conscience marquée par des délires. C'est une maladie qui touche la personne dans sa globalité, elle crée chez le patient une dissociation de la personnalité, un repli sur soi même, la bizarrerie dans le comportement, un manque de motivation et d'intérêt pour des choses qui auparavant étaient source de plaisir. D'après les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé (Oms), environ 01% de la population générale est frappée par cette maladie, soit qu'elle touche près de 170.000 personnes au Cameroun. Elle ne prend en compte qu'un seul critère, l'âge, les jeunes de 15 à 30 ans, elle atteint surtout les jeunes adultes au début d'une vie prometteuse, et se prolonge pendant plusieurs années. La schizophrénie se manifeste par des épisodes aigus du comportement, suivi de divers symptômes chroniques constituant un handicap.

Quels sont ses symptômes aigus ?

Trois symptômes majeurs sont connus. Il y a dans un premier temps les hallucinations qui sont une distorsion des perceptions des sens. Le plus souvent, le patient ou schizophrène entend des voix qui le tourmentent, le font souffrir. Elles peuvent l'accuser, lui donner des ordres, le menacer, lui donner des messages. Ensuite, le délire consistant en une modification du raisonnement qui amène à une conviction erronée. Le délire est en quelque sorte, la théorie qui explique le monde inquiétant, et angoissant dans lequel le schizophrène est plongé. A ce stade de la maladie, le patient peut être convaincu qu'il est persécuté, en danger, qu'on veut le tuer, l'empoisonner etc.… enfin, le dernier symptôme qui est la perturbation de la pensée logique, qui à son tour se manifeste par un langage incompréhensible, avec des associations d'idées décousues qui voit ainsi son monde chambardé, il peut présenter un repli sur lui-même et un comportement désorganisé.

Est-ce une maladie propre à un environnement, un pays ou la rencontre-t-on chez une catégorie de personnes ?

La schizophrénie est une maladie présente dans tous les groupes ethniques, pays et continents, bref partout dans le monde. Seule l'expression de la maladie diffère, car certains symptômes sont souvent imprégnés de traits culturels. Au Cameroun, on retrouve la schizophrénie tant chez les Bamilékés, que les peuples du Nord, du Nord-Ouest, les Sawa, les Bassa, etc.

Peut-on traiter la schizophrénie ?

Oui, comme la plupart des maladies, il existe un traitement, et les efforts thérapeutiques comprennent deux principes indissociables. Il s'agit de la nécessité d'une médication antipsychotique, et une approche de réadaptation globale, multidisciplinaire. Pour le premier cas, les neuroleptiques classiques bloquent la transmission de la dopamine dans le cerveau. Ces médicaments antipsychotiques parviennent à abréger l'évolution des hallucinations et du délire, lors des phases aigues. Aussi ce traitement se poursuit dans le but de prévenir des rechutes, pour cause, il a été observé que 80% des schizophrènes qui ne bénéficient pas de ce traitement préventif font une rechute en moins d'un an.
Et dans le second cas, en rapport avec l'approche globale de réadaptation, il est important de mobiliser tous ceux qui peuvent aider le patient à se rétablir. Les professionnels de la santé mentale, les ressources sociales et communautaires, une la famille et les amis, le but étant d'aider la personne atteinte de schizophrénie à se réadapter progressivement. Il est important d'offrir au schizophrène et sa famille des informations contemporaines par rapport à la maladie, son évolution et au traitement. Ce traitement vise à ce que le schizophrène puisse récupérer plusieurs aptitudes qui étaient présentes avant la maladie.

Par Aristide Ekambi (stagiaire)

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