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Anti-venins : l'OMS publie de nouvelles directives pour traiter les morsures de serpents - 05/05/2010 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rendu publiques ces instructions le 4 mai, en insistant sur le besoin d'anti-venins sûrs et efficaces. Pour informer sur le traitement des morsures de serpents, qui tuent chaque année au moins 100 000 personnes, l'organisation a également lancé un site web avec des détails sur les endroits où les serpents venimeux se trouvent, à quoi ils ressemblent, quels sont les anti-venins appropriés et où on peut les obtenir.

« Beaucoup de pays n'ont pas accès aux anti-venins dont ils ont besoin. D'autres utilisent des anti-venins qui n'ont jamais été testés. Aussi, souvent quand les gens sont mordus, ils ne peuvent pas obtenir le traitement dont ils ont besoin », a dit la sous-directrice générale de l'OMS, Carissa Étienne. Elle a ajouté que ces nouveaux outils aideront à mettre fin à cettesituation.

L'OMS estime à cinq millions le nombre de personnes mordues chaque année, entraînant 2,5 millions d'infections, au moins 100 000 morts et environ trois fois plus d'amputations et d'infirmités permanentes. Les morsures par des serpents venimeux peuvent causer une paralysie entraînant des problèmes respiratoires, des hémorragies, et des défaillances rénales. La plupart des victimes sont des femmes, des enfants et des agriculteurs vivant dans des communautés rurales pauvres, où les systèmes de santé ne sont pas bien équipés et les ressources médicales limitées.

Par ailleurs, l'organisation signale que plusieurs pays sont confrontés à l'heure actuelle à une pénurie mondiale d'anti-venins sûrs et efficaces. Cela est dû à une série de facteurs : un manque de données sur le nombre et le type de morsures de serpents, des difficultés à estimer les besoins, et des politiques de distribution déficientes. Cette pénurie s'explique par le fait que les fabricants ont arrêté la production ou augmenté les prix des anti-venins. Une faible réglementation et la mise en vente d'anti-venins inadéquats ont entraîné une perte de confiance chez les praticiens, les responsables de santé publique et les patients.

Une collaboration internationale et conjuguée qui devrait intéresser tous les partenaires s'avère nécessaire. Elle concerne les régulateurs, les producteurs, les chercheurs, les praticiens, les autorités nationales et régionales de santé, les organisations internationales et les organisations communautaires à travailler ensemble pour améliorer l'existence de données épidémiologiques fiables sur les morsures de serpents, la réglementation sur les anti-venins et les politiques de distribution.

Nestor N'Gampoula

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