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La santé maternelle et la santé reproductive, un objectif difficile à atteindre pour 2015 - 16/07/2009 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle et arriver à une couverture universelle des soins de santé reproductive est l'un des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) que la communauté internationale s'est fixés d'atteindre d'ici 2015 pour améliorer la vie des personnes pauvres.

Or cet objectif est celui qui représente le moins de progrès à l'échelle mondiale, confirme le rapport de suivi mondial 2009.

Les programmes de santé maternelle et de santé reproductive sont porteurs d'espoir

Pour la vice-présidente de la Banque mondiale (BM) Développement humain, Joy Phumaphi, « l'une des meilleures façons de garantir la réduction de la pauvreté et l'expansion des possibilités dans un pays, est d'investir dans ses programmes de santé maternelle et de santé reproductive ».

Cependant, l'aide accordée aux programmes de santé de la population et de santé reproductive a considérablement diminué en termes de pourcentage de l'aide totale mondiale dans le domaine de la santé, passant de 30% en 1994 à 12% en 2008.

En Afrique subsaharienne, une femme sur 16 va mourir des complications d'une grossesse ou d'un accouchement pouvant être évitées ou soignées, contre 1 sur 2800 dans les pays industrialisés, selon le rapport de suivi mondial 2009. De plus, en Afrique, un enfant sur 11 risque de mourir avant d'atteindre son premier anniversaire.

Il faut également noter que le taux de fertilité reste élevé - plus de cinq naissances par femme - dans 35 pays pauvres du monde, principalement situés en Afrique.

L'impact de la fertilité sur la croissance économique

Des taux de fertilité élevés ainsi que des soins de santé inadéquats peuvent nuire au développement et à la croissance économique, constate la BM, qui recommande d'investir dans des programmes de planification familiale et de santé reproductive, qu'elle considère capitale pour sauver la vie des femmes, et permet également d'accroître le bien-être économique et social des femmes, d'améliorer la vie de leurs enfants et de leur famille et de réduire la pauvreté endémique.

Joy Phumaphi affirme que « plus les pays mettent de temps à adopter un modèle de faible mortalité et de faible fertilité, plus les pays à taux de naissance élevé risquent de continuer à souffrir des plus grandes inégalités dans le domaine de l'éducation, de l'emploi, de l'espérance de vie et de la prévalence du Vih/Sida chez les adultes dans les pays plus riches ».

La taille de la famille peut également avoir une grande incidence sur les emplois occupés par les femmes sur le marché du travail, ajoute la BM dans un récent rapport intitulé « Enjeux des populations au 21e siècle : le rôle de la Banque mondiale ».

La BM et ses partenaires internationaux engagés à travailler de concert

La BM et plusieurs de ses partenaires internationaux pour le développement, notamment l'Unfpa, l'Unicef, et l'OMS, se sont engagés à travailler de concert au cours des cinq prochaines années pour aider à renforcer leurs systèmes de santé afin d'atteindre l'OMD numéro5.

Ainsi, la BM a fourni 950 millions de dollars en prêts et subventions à des programmes de santé maternelle et reproductive et 350 millions de dollars supplémentaires sont d'actualité. Ce soutien financier permet de fournir un vaste éventail de services essentiels pour les femmes pauvres et leurs familles.

Quelques faits sur la population et la santé reproductive

  • Plus de 500 000 femmes meurent chaque année pendant leur grossesse ou leur accouchement, principalement dans les Pays en développement (PED) et principalement de problèmes médicaux pouvant être prévenus ou soignés.
  • 1 femme sur 16 risque de mourir de causes relatives à une grossesse en Afrique subsaharienne où le taux de mortalité maternelle est le plus élevé au monde, un taux au moins 100 fois plus élevé que dans les pays développés.
  • 35 pays, principalement situés en Afrique subsaharienne, continuent d'afficher un taux de fertilité de plus de 5 naissances vivantes par femme, ce qui nuit aux progrès dans le domaine de la réduction de la pauvreté.
  • L'accès à la planification familiale volontaire pourrait réduire les décès maternels de 25% à 40% et pourrait permettre une diminution allant jusqu'à 20% des décès chez les enfants.
  • La mortalité des mères et des nouveau-nés coûte 15 milliards de dollars en pertes de productivité chaque année.

Noël Ndong

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