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« Les malformations en hausse » ; Le professeur Lalatiana Andriamanarivo assure les soins au service de chirurgie pédiatrique au HJRA - 07/03/2011 - L'express de Madagascar - MadagascarEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Bon nombre d'enfants malgaches souffrent de malformations congénitales. L'environnement ou les parents eux-mêmes peuvent être à l'origine du fait. Trois à cinq enfants sur les 40 soignés au sein du service de chirurgie pédiatrique de l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) Ampefiloha sont confrontés à une malformation congénitale. Parmi eux, deux par semaine sont opérés. Selon le chef de service de la pédiatrie infantile, le professeur Lalatiana Andriamanarivo, ces réalités ont leur raison.

Actuellement, la malformation ano-rectale touche bon nombre d'enfants. En 2009, les jumeaux liés ou siamois ont déclenché le scandale à Madagascar. Les causes sont multiples. L'exposition de la femme enceinte à un quelconque rayon est une des raisons provoquant ces malformations du foetus. D'autres sont évoquées par le professeur Lalatiana Andriamanarivo.

Ignorance

Il y a la consanguinité ou le résultat de la reproduction par deux individus apparentés. « Le mariage au sein du cercle restreint de la famille est encore pratiqué dans certaines régions de notre pays. Or, cette tradition peut entraîner des malformations plus ou moins graves », a-t-il évoqué.

D'un autre côté, par ignorance, les femmes mêmes sont à l'origine de ces malformations, à travers la prise de certains médicaments non prescrits par le médecin. « L’absorption de breuvages peut être aussi à l’origine de ces malformations, je peux citer comme exemple les Tambavy », poursuit-il. Mais selon lui, celles-ci peuvent être aussi héréditaires.
Face aux différentes formes de malformations qui se présentent, des mesures adéquates peuvent être prise par le médecin traitant par rapport à la situation du bébé. On peut arriver à l'interruption médicale de la grossesse (IMG) si le cas se montre grave après une échographie. L'interruption se fait surtout au cours du deuxième mois de grossesse. Mais c’est une situation d'exception.

Concernant les opérations après la naissance, certaines sont réalisables à Madagascar. D'autres non, comme le cas des enfants asexués qu’on voit au HJRA actuellement, « il est difficile de deviner si l'enfant sera une fille ou un garçon », reconnaît le professeur. Le service envoie les analyses, les radiologies et les échographies de l'enfant à l'étranger. En rapport avec les résultats, le sexe pourrait être determiné et l'opération suivra.

Michella Raharisoa

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