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Fistules vessico-vaginales : Le nombre des cas au Sénégal en diminution - 14/01/2010 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le nombre de fistuleuses a nettement diminué au Sénégal.Le Professeur Baye Assane Diagne, Chef du service Urologie de Le Dantec l’a révélé à une délégation du Réseau des journalistes en santé et population en visite dans les locaux de son service. Malgré une absence de statistiques fiables, le service d’Urologie de Le Dantec reçoit de moins en moins de femmes souffrant de fistules. ‘Dans les années 1980, on opérait deux fistuleuses par jour au niveau du service. Mais aujourd’hui, la fréquence a diminué’, révèle le Professeur Baye Assane Diagne. Le Chef du service Urologie de l’hôpital Le Dantec recevait une délégation du Réseau des journalistes en santé et population.

Aucun document scientifique n’est pour l’heure disponible dans le monde sur le nombre exact des fistuleuses. Se basant sur de simples estimations, l’Organisation mondiale de la santé avance le chiffre de deux millions de fistuleuses dans le monde. Au niveau des pays, la situation évolue selon le niveau économique, le système sanitaire, la stratégie de prise en charge, les coutumes… Toutefois, le Pr Diagne estime qu’il suffit que le système de santé s’améliore pour que les fistules disparaissent. Baye Assane Diagne officie à l’Urologie depuis 1976. Il est nommé chef de service depuis 1997.

Mais au Sénégal, cette ‘infection honteuse’ continue de faire des ravages dans le Sénégal Oriental et le Sud, notamment dans les régions reculées de Tambacounda, de Kolda, de Sédhiou et de Kédougou. Le Pr Diagne estime qu’il reste un minimum de 400 à 500 fistuleuses au Sénégal. Une ‘souffrance muette’ que les fistuleuses déclarent rarement au niveau des structures de santé. ‘A moins qu’elles n’aient un espoir de guérison’, souligne le chef du service Urologie de Le Dantec. Ce service comportait un bloc spécifiquement réservé aux fistuleuses. ‘A l’époque, aucune autorité ne voulait mettre les pieds dans ce service, aucun médecin ne voulait être affecté à l’Urologie’, se souvient le Pr Diagne.

La prise en charge était assez acceptable dans les années 80. Avec un montant de 50 mille francs, la fistuleuse arrivait à couvrir les frais d’opération, y compris l’hospitalisation et les médicaments. Aujourd’hui, il faut un minimum de 100 mille francs pour se faire opérer sans compter les frais d’hospitalisation. Une somme difficile à couvrir à cause de l’état de pauvreté qui frappe bon nombre de fistuleuses. Ce qui amène souvent des pertes de vue car certaines fistuleuses n’ont pas les moyens. ‘Les hôpitaux vont chercher de l’argent dans les poches des malades. Ce qui est inacceptable’, convient le Pr Diagne. Une situation qui l’amène à inviter les différents acteurs de la lutte contre les fistules à revoir les stratégies de prise en charge. De son avis, il ne s’agit pas de se baser sur les campagnes. ‘Après ces campagnes, il se pose un problème de suivi’, avertit le Pr Baye Assane Diagne, non sans déplorer que les Etats se soient remis aux bailleurs de fonds dans la prise en charge des fistules. Même avec l’implication des bailleurs, beaucoup de choses sont à revoir, note l’urologue. De son avis, très peu de malades sont soignés par rapport au volume d’argent injecté par les bailleurs.

Le chef du service Urologie de Le Dantec invite également les pays africains à élaborer des programmes sous-régionaux de prise en charge des fistules. Car, des fistuleuses guinéennes ou gambiennes peuvent se faire soigner à Tambacounda.

Issa NIANG

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