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Lutte contre le glaucome : le dépistage précoce, un atout clé du traitement - 28/03/2010 - Sud Quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La pathologie du glaucome est un facteur de cécité très important. Son dépistage s’avère difficile et son traitement est coûteux. C’est ce qui a amené l’Association sénégalaise de lutte contre le glaucome (Aslg), à organiser une conférence sur le thème : « Le glaucome, une pathologie raciste, d’où la nécessité d’un dépistage précoce ! ». La conférence, qui s’est tenue ce samedi 27 mars, à Dakar, était l’occasion pour sensibiliser sur les avantages d’un dépistage précoce.

Une maladie : le glaucome, une conséquence : la cécité totale en l’absence de traitement, un défi : la promotion du dépistage précoce. Pour autant, dira le Pr Robert Ndiaye, Chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital A. Le Dantec, au cours d’une conférence organisée dans le cadre de la célébration de la 3e journée mondiale du glaucome, par l’Association sénégalaise de lutte contre le glaucome (Aslg), « Les conséquences du glaucome, c’est la cécité en l’absence de traitement ou bien quand le traitement est fait tardivement, d’où donc la nécessité de dépister la maladie le plus rapidement possible ». La conférence s’est tenue ce samedi 27 Mars, au Centre Ahmadou Malick Gaye de Dakar sur le thème : « Le Glaucome, une pathologie raciste, d’où la nécessité d’un dépistage précoce ! »

Pourtant, le Pr Ndiaye expliquera qu’on peut récupérer la maladie quand elle est diagnostiquée très tôt. « On donne des médicaments pour retarder l’échéance », a-t-il précisé. La difficulté du diagnostic de cette pathologie, selon le Pr Ndiaye d’ailleurs, c’est le fait que le malade ne ressent aucune douleur jusqu’à la perte progressive de sa vision. Et la maladie ne peut être détectée qu’après le diagnostic d’un ophtalmologue ou en cas de présence d’un glaucomatique dans la famille. Car, « le glaucome a une forte note héréditaire, la plupart des malades noirs ont une prédisposition génétique », a ajouté alors le Pr Ndiaye.

L’ophtalmologue n’a pas manqué par ailleurs de préciser les deux formes que peuvent prendre la pathologie. On apprend ainsi que la première forme de glaucome peut être traitée avec les médicaments. Dans ce cas, le patient voie sa vision se stabiliser jusqu’à la fin de ses jours. Dans la seconde, le patient, malgré les traitements, verra sa vision baissée progressivement jusqu’à la cécité totale. Et cela parce qu’il y a d’autres facteurs qui aggrave la maladie.

De l’avis du Pr Robert Ndiaye, la différence entre le traitement de la cataracte et le glaucome, c’est qu’après l’opération de la première, le malade recouvre la vue alors que dans le cas du glaucome, on ne fait que préserver la vision du malade à l’état où il est. On ne l’améliore pas. Et si l’opération est mal faite, il y aura une cécité du patient.

Des malades livrés à leur sort

Il n’y a pas de prise en charge pour les glaucomatiques alors que le taux de prévalence du glaucome chez le noir se trouve entre 5 et 8%. « Donc, on peut dire qu’au Sénégal, on a entre 500 000 et 800 000 glaucomatiques » indique le Pr Ndiaye. Et de poursuivre en affirmant qu’« on n’a pas besoin de grand plateau technique pour le diagnostic ou l’opération du glaucome. De plus l’opération est effectuée au Sénégal depuis 1963 ».

Le glaucome, c’est une maladie chronique, comme le diabète ou l’hypertension artérielle, apprend-on en outre. Son coût de traitement varie entre 3000 F Cfa et 18 000 F Cfa par mois jusqu’à la fin des jours du patient. Parallèlement, la chirurgie bien qu’elle coûte 100 000 F Cfa, constitue le seul investissement pour freiner l’évolution de la maladie.

Bemba Ibn Younoussou SIBY

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