Santé tropicale au Sénégal - Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


Le Dictionnaire Internet Africain des Médicaments (DIAM)


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Août/Septembre 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Juillet/Août 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Sénégal > Revue de presse

Revue de presse

Les défis du Pnds 2009-2018 - 01/04/2010 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Le Programme national de développement sanitaire (Pnds), pour la période 2009-2018 a été lancé hier, à Dakar. Occasion saisie par des spécialistes de la santé pour exprimer leurs inquiétudes par rapport au syndrome du défunt Pnds 1998-2007, qui n’a pas tout à fait atteint ses objectifs. Mais, pour celui-ci, les choses semblent bien parties, en attendant les réalités sur le terrain. C’est dans la continuité du Plan national de développement sanitaire (Pnds) 1998-2007, que celui consacré à la période 2009-2018 a été officiellement lancé hier. Sauf que pour ce présent «fil conducteur», l’approche participative a prévalu, avec la participation de 13 commissions de travail et d’un comité de rédaction, pour mieux réussir son application au niveau national. Car, le défunt Pnds n’a pas connu que des réussites, en dépit des 223 milliards de francs Cfa qui y étaient injectés.

Certains spécialistes se sont même rappelé que pratiquement, aucun des trois objectifs qui étaient les siens n’a été atteint. En effet, le Sénégal se démène toujours pour réduire la mortalité maternelle, celle infantile et pour maîtriser la fécondité. Or, la situation actuelle renseigne à suffisance que les mortalités maternelle et néo-natale qui consacrent les Omd 4 et 5 sont loin d’être réduites, même si les indicateurs présentés hier, permettent de nourrir des espoirs.

Pour la maitrise de la fécondité, il n’est pas exagéré de dire que le Sénégal vient juste de prendre son «vrai départ» avec le repositionnement de la Planification familiale, prôné et soutenu par les Américains, à travers l’Usaid. Bref, soufflent certains spécialistes, avec ce nouveau Pnds, tout ou presque est à refaire pour, au moins, sauver ce qui peut encore l’être à l’horizon 2015.

Mais, à la lecture du discours des ministres de la Santé et des Collectivités locales, rien ne sera laissé au hasard, pour réussir cet ambitieux programme, présenté devant un parterre de responsables sanitaires et représentants de bailleurs de fonds. Modou Diagne Fada a ainsi demandé à tous les prestataires de services et décideurs de s’approprier ce Pnds et de s’appliquer dans son utilisation. Avant d’inviter «tous les acteurs de la santé à s’engager davantage dans cette nouvelle phase du processus que nous avons commencé ensemble». Une nouvelle ère est donc ouverte pour les autorités sanitaires du pays qui n’ont pas le droit de faillir, dans quelques domaines que ce soit, au risque de perdre encore des bailleurs de fonds. Parce que ce qu’ils ne disent pas et qui est vrai, c’est qu’il y en a qui ont déjà pris la poudre d’escampette, ayant compris que le Sénégal refuse d’évoluer d’un cran, dans l’application de certains programmes…

Dans ce nouveau programme décennal, il est beaucoup question de l’opérationnalisation des ressources humaines. Le ministre de la Santé en a fait cas, plusieurs fois dans son propos, mais il semble oublier que l’Etat n’a pas recruté depuis 2006, alors que les compétences sont là.

Des structures de santé sont fermées un peu partout, faute de personnels, des régions reculées souffrent d’un manque de sages-femmes, alors que 500 nouvelles sages-femmes attendent encore un hypothétique recrutement, pour cette année. Toutes choses qui font que des spécialistes, avec qui Le Quotidien s’est entretenu, en marge de la cérémonie d’ouverture, nourrissent des craintes, qui sont plus ou moins fondées. Comment réduire la mortalité infantile et maternelle, si dans les structures de santé, il n’y a pas suffisamment de sages-femmes, s’interrogent certains d’entre nos interlocuteurs.

Mais des promesses ont été faites de recruter pas moins de 850 agents en 2010, pour combler ce déficit chronique. Seulement, prévient-on, recruter 850 agents est une chose, mais les répartir de manière efficiente, en fonction des zones, en est une autre. Cet aspect est même soulevé dans le nouveau Pnds, comme étant un défi majeur à relever pour la prochaine décennie.

Parmi les autres défis à relever, figurent aussi en bonne place, le renforcement de l’offre, la solvabilité de la demande et la promotion de la multi-sectorialité. Aussi, est-il prévu la démocratisation de l’accès aux soins. Lequel accès continue encore d’être une utopie, pour une catégorie de populations, pourtant censées avoir droit à des soins…
Tout comme le Pnds passé, celui-ci inscrit encore sur son tableau de chasse, la réduction du fardeau de la morbidité et de la mortalité maternelles et infanto-juvéniles ou encore le renforcement durable, cette fois-ci, du système de santé. Pour ces aspects, les populations attendent de voir les résultats sur le terrain.

Il est aussi attendu, durant cette décennie, la prise en charge des maladies chroniques à soins coûteux. Après la réduction du coût des hémodialyses, pour les insuffisants rénaux, des mesures pareilles sont vivement attendues, pour d’autres maladies. De toutes les façons, le chef de l’Etat, qui a préfacé ce programme 2009-2018 semble avoir foi aux orientations qui y sont contenues. Mais un éternel problème se pose, c’est celui de son application effective.

Par Aly FALL

Lire l'article original

Plus d'articles Sénégalais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

SénégalSanté tropicale au Sénégal
Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !