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Congo-BrazzavilleCoronavirus - Six mois plus tard, le Dr Mounkassa Basile, biologiste au Groupe hospitalier Nord Essonne répond

Les dépêches de Brazzaville | Congo-Brazzaville | 08/10/2020 | Lire l'article original

Face à la deuxième vague, la rédaction des Dépêches de Brazzaville donne la parole au docteur congolais exerçant dans le domaine de la biologie médicale au sein du Laboratoire Groupe hospitalier Nord Essonne, un domaine en première ligne à l'étape actuelle de la riposte sanitaire.

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Six mois après notre entretien, à quel niveau de connaissances scientifiques sommes-nous ?

Dr Mounkassa Basile (Dr M.B.) : Des progrès immenses ont été accomplis dans la connaissance du SARS COV2 et de la Covid-19. La seule certitude à ce jour, sur le plan scientifique, est qu'on ne sait pas évaluer notre degré de connaissance du virus et de la maladie car chaque jour nous apporte un enseignement nouveau, transmis par le virus, tant sur le plan fondamental, clinique, thérapeutique qu'épidémiologique.

Dans le domaine fondamental, pour ne citer que celui-là, et grâce à une réelle coopération scientifique mondiale, le virus a été très vite connu et séquencé, permettant entre autres la fabrication en un temps record des tests divers de la PCR à la sérologie, outils indispensables pour le combat à venir dont la forme nous semble être dictée par le virus lui-même, car comme tous les virus à ARN, les mutations sont fréquentes.

Des surprises viennent également des signes cliniques dont la liste ne cesse de s'allonger, et parfois de façon antinomique. Hier la perte d'odorat, aujourd'hui la perception des odeurs caractéristiques, de cigarette par exemple !

Sur cette question à laquelle on ne pourrait répondre de façon globale dans le cadre d'une interview, il faut noter également la meilleure prise en charge des patients graves, ou susceptibles de l'être, même si aucun médicament, à ma modeste connaissance, n'a fait totalement preuve de son efficacité contre le virus.

L.D.B. : Comment jugez-vous la gestion de la riposte durant le premier état d'urgence sanitaire ?

Dr M.B. : Bien que cela sorte un peu de mon domaine d'exercice, je peux donner mon point de vue de citoyen du monde, et donc du Congo.

La question revient à s'interroger sur les différentes stratégies élaborées pour répondre à la pandémie de la Covid-19. Les résultats préliminaires de l'évolution de cette épidémie nous montrent qu'aucune d'elle n'est optimale dans le contrôle de la maladie. Du confinement à l'espoir de l'immunité collective, les résultats sont contrastés.

En Afrique centrale et en tenant compte des premières données épidémiologiques précoces, notre réaction devait s'affranchir de ces dogmes. Félicitons, par exemple, le comité scientifique du Congo qui a recommandé la reprise, avant tout le reste, des cours et examens pour les candidats aux examens d'État. Cela était sociologiquement nécessaire et justifié. Mais, culturellement et sociologiquement, le confinement généralisé a pu surprendre beaucoup d'observateurs dans le contexte qui est le nôtre.

Finalement, même si on pense que d'autres paramètres peuvent expliquer les bons résultats, le conseil scientifique a été probablement pertinent et efficient dans ses recommandations.
Lors de notre dernier entretien, j'avais souhaité, en conclusion, aux Congolais de disposer d'assez de masques et de chloroquine. Le masque qui, au départ, ne protégeait pas contre une maladie virale respiratoire, et la chloroquine qui, malheureusement, a semblet-il fait flop.

L.D.B. : Quel est votre diagnostic face à la persistance du coronavirus ?

Dr M.B. : Encore une fois, on va se baser sur les données factuelles à notre disposition. On n'est pas divin mais, ailleurs, l'évolution de la pandémie ne sera probablement pas la même partout : en Occident et chez nous.
Par conséquent, les dispositifs de riposte doivent et devront s'adapter sauf autres raisons, encore différentes. L'Afrique doit trouver des raisons de sa formidable résilience, de sa formidable riposte et inventer les moyens de contrôler une deuxième vague éventuelle.
L'OMS cherche les raisons ou causes de la résistance africaine à la Covid-19 ; c'est à l'Africain de trouver les causes de cette agréable nouvelle et d'adapter la suite du combat à mener.

En toute modestie et en attendant les recommandations spécifiques, utilisons ce qui marche et portons avec adaptation le masque.

Propos recueillis par Marie Alfred Ngoma

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