retour Santé tropicale Accès aux sites pays Santé tropicale au Bénin BENINSanté tropicale au Burkina Faso BURKINA FASOSanté tropicale au Cameroun CAMEROUNSanté tropicale en Centrafrique CENTRAFRIQUESanté tropicale au Congo CONGOSanté tropicale en Côte d'Ivoire COTE D'IVOIRESanté tropicale au Gabon GABON
Santé tropicale en Guinée GUINEESanté tropicale à Madagascar MADAGASCARSanté tropicale au Mali MALISanté tropicale en R.D. Congo R.D. CONGOSanté tropicale au Sénégal SENEGALSanté tropicale au Togo TOGO



Odonto-Stomatologie tropicale - 1ère revue dentaire internationale panafricaine - Plus d'informations


Suivez-nous :



Affiche prévention Covid-19 Bénin

Affiche prévention Covid-19 Bénin


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Octobre 2020
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Archives
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Septembre 2020
Consulter la revue


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions


Revue de presse

Trier les actualités par :

Congo-BrazzavilleLe paludisme va provoquer plus de décès que le coronavirus

Les dépêches de Brazzaville | Congo-Brazzaville | 09/12/2020 | Lire l'article original

Les décès dus au paludisme dépasseront de loin ceux causés par la Covid-19 en Afrique subsaharienne, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La perturbation du traitement de la malaria causée par la Covid-19 pourrait entraîner des dizaines de milliers de décès dus au paludisme, selon l'OMS. Dans les scénarios les plus optimistes, une interruption de 10 % de l'accès à un remède antipaludéen efficace en Afrique subsaharienne pourrait entraîner 19 000 décès supplémentaires. Si l'accès aux soins diminue de 15%, 28 000 décès supplémentaires devraient être observés, poursuit l'Organisation. Des interruptions de 25 % et 50 % dans la région pourraient entraîner respectivement 46 000 et 100 000 décès supplémentaires.

Les lacunes en matière d'accès aux outils vitaux sapent les efforts mondiaux, visant à enrayer la maladie et la pandémie, devrait faire reculer la lutte encore davantage, alerte l'OMS. « Selon nos estimations, en fonction du niveau de perturbation des services (due à la Covid-19), il pourrait y avoir un excès de décès dus au paludisme de l'ordre de 20.000 à 100.000 en Afrique subsaharienne, la plupart d'entre eux chez les jeunes enfants », a déclaré son directeur du programme de lutte contre le paludisme, Pedro Alsonso.

La Covid-19 face à la lutte contre la paludisme

Si l'apparition de la Covid-19 en 2020 est vue comme un défi supplémentaire à la fourniture de services de santé essentiels dans le monde entier, elle n'a pas freiné des campagnes de prévention contre le paludisme. Cependant, « la Covid-19 menace de faire dérailler nos efforts pour vaincre le paludisme, et en particulier de traiter les malades », a déploré la directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, Matshidiso Moeti. Expliquant qu' « en dépit de l'impact dévastateur de la pandémie de coronavirus sur les économies africaines, les partenaires internationaux et les pays doivent faire plus pour s'assurer que les ressources nécessaires sont disponibles pour développer les programmes anti-malaria qui font une telle différence dans la vie des gens ».

409 000 décès liés au paludisme en 2019

Les progrès dans la lutte contre le paludisme continuent à plafonner, en particulier dans les pays africains où la charge de morbidité est élevée. Pour le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, «il est temps que les dirigeants de toute l'Afrique - et du reste du monde - de se mobiliser une fois de plus pour lutter contre le défi du paludisme ». Ajoutant : « en agissant ensemble et en nous engageant à ne laisser personne en chemin, nous pouvons arriver à notre but commun : éradiquer le paludisme dans le monde ».

En 2019, le nombre d'infections nouvelles causées par le paludisme tournait autour de 229 millions de personnes, un nombre relativement stable ces quatre dernières années. Au total, le paludisme a fait quelque 409 000 morts en 2019, contre 411 000 en 2018. Quatre pays ont concentré près de la moitié de tous les cas dans le monde : le Nigéria (27%), la RDC (12%), l'Ouganda (5%) et le Mozambique 4%. L'Afrique saharienne a supporté, comme les années précédentes, plus de 90 % de la charge de morbidité globale.

Le financement, un grand défi

En une vingtaine d'années, l'incidence a reculé de 30%. Au total, 1,5 milliard de cas et 7,6 millions de décès ont pu être évités, soit une baisse de 60%, selon l'OMS. Vingt-un pays ont éliminé le paludisme au cours des deux dernières décennies. Mais de nombreux pays où le fardeau de la malaria est élevé ont perdu du terrain. Selon les projections mondiales de l'OMS, l'objectif de réduction de l'incidence des cas de la maladie pour 2020 sera manqué de 37 % et l'objectif de réduction de la mortalité sera manqué de 22%.

L'OMS recommande un meilleur ciblage des interventions, de nouveaux outils et plus de fonds pour « changer la trajectoire globale de la maladie ». Mais le financement insuffisant menace davantage des avancées. Plus de 3 milliards de dollars ont été dépensés en 2019, dont 1,2 milliard injectés par le Fonds mondial international, loin des 5,6 milliards prévus.

Noël Ndong

Tous les articles



CONTACTEZ-NOUS

Adresse

  • Espace Santé 3
    521, avenue de Rome
    83500 La Seyne sur mer - France

Téléphone

  • +33 4 94 63 24 99

Contactez-nous


APIDPM

Qui sommes-nous ?

Droits d'utilisation


Site éditeur :


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !