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Revue de presse de Santé tropicale

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Pre Rose Leke : « Si le Cameroun finance correctement ses chercheurs, les résultats seront probants »

StopBlaBlaCam | Cameroun | 10/06/2024 | Lire l'article original

A 77 ans, la professeure Rose Leke a été couronnée lauréate 2024 pour l’Afrique et les États arabes du Prix L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science, décerné le 28 mai dernier à Paris. Immunologiste, parasitologue et paludologue camerounaise de renom, elle est reconnue mondialement pour ses travaux visant à améliorer la prise en charge du paludisme en Afrique, première cause de morbidité et de mortalité au Cameroun, ainsi que pour ses efforts en faveur de l’éradication de la poliomyélite. Dans cette interview accordée à SBBC, la scientifique multi-primée parle de ses initiatives pour soutenir les jeunes femmes scientifiques et promouvoir la recherche au Cameroun. Elle revient également sur la pertinence de ses travaux et souligne l’importance de la vaccination sur le continent.

SBBC : Comment envisagez-vous d’utiliser cette reconnaissance du Prix international L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science » pour soutenir les jeunes femmes scientifiques et promouvoir la recherche scientifique au Cameroun, notamment ?

Pre Rose Leke : Cela fait des années que je soutiens les jeunes femmes scientifiques. Au Cameroun, nous avons le Higher Women Consortium, une association de mentoring holistique qui aide les femmes. Nous organisons en moyenne un workshop par an pour rédiger des projets et rechercher des fonds pour la recherche, car les financements viennent souvent de l’extérieur. Nous travaillons aussi sur les soft skills : comment elles peuvent planifier leurs journées et leur temps avec les enfants. Le soir, nous avons des discussions autour du feu où nous partageons nos expériences de carrière, les difficultés rencontrées et comment les surmonter pour transformer les obstacles en opportunités. Cela a aidé beaucoup de femmes. Aujourd’hui, on voit de nombreuses femmes évoluer grâce à notre soutien. Nous avons un forum de réseautage avec toutes ces femmes, et environ 30 mentors pour 150 jeunes femmes. Une réunion est prévue bientôt pour intégrer d’autres jeunes et les aider à surmonter les défis. Multiplier ce genre d’initiatives encouragera davantage les jeunes femmes à s’investir dans les sciences.

SBBC : Par rapport à ces défis, quels sont, selon vous, les obstacles spécifiques que rencontrent les femmes scientifiques au Cameroun, et comment peut-on encourager une plus grande participation des femmes dans la recherche scientifique ?

PRL : Les femmes, en général, font face à des stéréotypes, mais les femmes scientifiques rencontrent des défis supplémentaires. Elles doivent travailler tout en continuant à assumer les responsabilités domestiques. Les femmes scientifiques peuvent passer des nuits entières au laboratoire tout en devant bien planifier leur vie de famille. Elles ont peut-être dix fois plus de problèmes que les autres. C’est pourquoi nous avons créé le Higher Women pour les aider à surmonter ces défis. Il y a des stéréotypes selon lesquels une femme ne peut pas concilier recherche et vie de famille. Nous avons eu des cas comme cela au Cameroun. Nous intervenons aussi dans les écoles secondaires et primaires pour sensibiliser les filles et les inciter à s’inscrire dans les filières scientifiques. Avec les prix que j’ai reçus, j’espère pouvoir faire encore plus au Cameroun et en Afrique centrale, car ce problème existe dans plusieurs pays.

SBBC : Malgré ces défis, pensez-vous que la recherche scientifique au Cameroun a un avenir prometteur ?

PRL : La recherche scientifique au Cameroun et dans certains pays africains manque de financements. Donner un million de FCFA à un chercheur ne permet pas de faire grand-chose. Nos pays doivent allouer des budgets significatifs à la recherche. Si le Cameroun finance correctement ses chercheurs, les résultats seront probants. En effet, la science et la recherche font avancer les pays. Il y a beaucoup d’innovations au Cameroun, mais elles ne sont pas suffisamment soutenues. Il est nécessaire d’avoir plus de financements pour la recherche scientifique.

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