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Revue de presse de santé tropicale

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Pr Jean Baptiste Nikièma - «Il y a des recettes de tradipraticiens permettant de renforcer l’immunité des personnes vivant avec le VIH»

Sidwaya | Burkina Faso | 09/05/2006 | Lire l'article original

A la Ve édition du Salon international des remèdes naturels, une invite a été faite aux tradipraticiens de s’impliquer davantage dans la lutte contre le Sida. Le directeur de la Promotion de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles, le Pr Jean Baptiste Nikièma précise dans quel cadre les tradipraticiens peuvent bien collaborer avec les médecins modernes dans la croisade contre le virus du Sida.

Sidwaya (S.) : Comment les tradipraticiens interviennent-ils dans la lutte contre le VIH/Sida ?  
Pr Jean Baptiste Nikièma (J.B.N.) : Les tradipraticiens peuvent intervenir efficacement dans la prévention de l’infection à VIH. Ils parlent bien des langues locales en se servant souvent des proverbes et cette manière de parler touche profondément les Africains. Leur langage cadre bien avec la culture des Africains. De ce fait, étant maîtres des langues locales, ces tradipraticiens peuvent constituer des agents de sensibilisation très efficaces dans la lutte contre le VIH. Cependant, nous reconnaissons qu’on ne les a pas très bien impliqués. Aujourd’hui, cela est en train de changer avec les concours du SP/CNLS qui œuvre à leur implication dans la sensibilisation. Aussi, les patients consultent en première intention et majoritairement, les tradipraticiens de santé. Donc, ils sont une porte d’entrée pour la prise en charge. Ils proposent, de surcroît, des recettes aux personnes vivant avec le VIH (PV/VIH).
Les patients, lorsqu’ils sont même traités en médecine moderne sans succès, retournent à la médecine traditionnelle. D’une manière générale, les patients commencent toujours par les tradipraticiens et terminent par eux. Ces interventions si elles ne sont pas organisées ont, des conséquences dont la plus importante réside dans le fait que les traitements proposés par les tradipraticiens peuvent compléter ou neutraliser le traitement en médecine moderne.  Ainsi, il peut y avoir synergie en antagonisme. De ce fait, la collaboration est indispensable. Si les agents de santé ne collaborent pas avec les tradipraticiens, les conséquences peuvent être néfastes.  

S. : Quel est l’état de cette collaboration ?
J.B.N. : De nombreux tradipraticiens de santé travaillent sur le terrain avec des médecins. Dans la lutte contre les affections opportunistes du VIH/Sida notamment, celles d’origine virales, nous avons dénombré 17 médecins qui travaillent avec des tradipraticiens. Ainsi dans le traitement des pathologies comme le zona, les hépatites, ces médecins réfèrent leurs patients à des tradipraticiens. Au niveau des infirmiers, nous comptons plus de cent (100) qui collaborent avec des tradipraticiens. Les agents de santé recourent aux tradipraticiens pour améliorer la prise en charge et l’état de santé des patients. Quant aux tradipraticiens, ils ont besoin des infirmiers pour peaufiner le diagnostic et également, vérifier si leur traitement est efficace. Il y a aussi des pharmaciens chercheurs qui pour comprendre la production de médicaments à base de plante, font des recherches avec les tradipraticiens.  

S. : Y a-t-il des remèdes naturels ayant fait leur preuve dans la lutte contre le VIH/Sida ?
J.B.N. : De nombreuses recettes donnent satisfaction dans le traitement des maladies opportunistes. Mais pour des raisons de propriété intellectuelle, je ne citerai que des plantes. On a euphorbia hirta (waal bisem, en mooré) pour le traitement de la diarrhée prolongée. La sève du magnifiera indica (manguier), le fagara xanthoxyloïdes donnent de l’amélioration chez le malade. Contre la déshydratation on a des recettes faites à base de la pulpe du fruit de baobab contenant des antioxydants. Nous avons dans le domaine de la nutrition, une plante qu’on appelle moringa oléifera (arzentiga en mooré). Cette plante contient beaucoup de nutriments essentiels pour la personne vivant avec le VIH. Il permet d’équilibrer son alimentation. Quant au traitement même de l’infection à VIH, il faut beaucoup plus de données et d’expérimentations pour apprécier. A l’état actuel des connaissances, nous ne pouvons pas donner des appréciations. Nous savons qu’il y a des recettes de tradipraticiens permettant de renforcer l’immunité des PV/VIH. Des plantes capables de neutraliser totalement le virus n’ont pas encore été trouvées. Cela ne signifie pas qu’il n’en existe pas. Certaines déclarations de tradipraticiens et de patients semblent aller dans ce sens. Mais tant qu’il n’y a pas de résultats expérimentaux, nous scientifiques, nous ne pouvons pas les suivre dans leurs affirmations.

Enfants et jeunes : motif de s’alarmer, lueur d’espoir  

A l’échelle planétaire, quatre jeunes âgés de 15 à 24 ans, contractent le VIH chaque minute, soit environ six mille (6 000) jeunes qui meurent par jour. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près des deux tiers des jeunes séropositifs vivent en Afrique subsaharienne. Les filles et les jeunes femmes sont frappées de manière disproportionnée par la maladie. Elles comptent parmi celles nouvellement infectées. Ces statistiques peu rassurantes sous-tendent la nécessité d’accorder une priorité à la prévention du VIH chez les jeunes. La réduction de ces chiffres, selon les spécialistes, exige des efforts particuliers pour atteindre également ces enfants et adolescents qui ne sont pas encore sexuellement actifs et qui représentent ainsi une «lueur d’espoir» pour endiguer l’épidémie.
Ils ont besoin d’information et d’éducation sur la prévention du VIH. Alors qu’il est plus difficile d’aider les adolescents sexuellement actifs à changer leurs comportements et leurs attitudes, la tâche est plus simple avec des enfants plus jeunes.
Il faut leur inculquer un comportement et des attitudes positifs, notamment retarder le début de l’activité sexuelle, leur faire comprendre les dangers liés au multi-partenariat sexuel, leur dire d’utiliser un préservatif lors des relations sexuelles et de traiter les personnes vivant avec le VIH/Sida avec respect et compassion.  

Boureima Sanga & Charles Ouedraogo

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