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Dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus : un soulagement pour les femmes du Boulkiemdé - 11/03/2012 - Le pays - Burkina FasoEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

En prélude à la journée du 8 mars 2012, l’Union des femmes leaders du Boulkièmdé (UFL/B) a fait œuvre utile en organisant les 2 et 3 mars, une campagne de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus au profit des femmes du Boulkiemdé. Cette campagne s’est déroulée sur trois sites de santé de la ville de Koudougou à savoir le Centre médical, l’hôpital de l’Amitié et le CSPS du secteur n°7.

Améliorer les conditions socio-sanitaires et professionnelles des femmes de la province du Boulkièmdé ; promouvoir la lutte contre les pratiques néfastes à la santé de la femme et de la jeune fille ; promouvoir la prise en charge des accouchements difficiles et la lutte contre le VIH/SIDA, tels sont les principaux objectifs de l’Union des femmes leaders du Boulkièmdé. Pour marquer la commémoration du 8-Mars, Journée internationale de la femme, cette association a volé au secours de la jeune fille et de la femme en organisant, durant 48h, une campagne de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus. Cette activité a suscité un engouement auprès des femmes, signe qu’elles étaient dans le besoin. Selon la présidente de l’association, Antoinette Sempebré, cette campagne entre d’abord dans le cadre du combat de l’UFL/B et constitue également leur contribution à la célébration du 8-Mars. Pour nous, « cette journée réservée aux femmes sur 365 jours dans l’année ne doit pas se limiter au djandjoba. Nous devons, en tant que femmes, nous pencher sur nos vrais problèmes afin de réserver un avenir meilleur à la gente féminine. Et nous avons choisi ces deux maladies pour diverses raisons.

D’une part, ces maladies trouvent leurs explications dans les pratiques néfastes de l’Homme vis-à-vis de la femme tels l’excision, l’accouchement précoce qui est surtout dû au mariage forcé et d’autre part, les femmes victimes de ces maladies sont marginalisées, exclues de la société. Ce test de dépistage nous permettra d’identifier les différents cas dont nous projetons une prise en charge avec l’appui des bonnes volontés. C’est pourquoi nous l’avons étendu sur trois sites pour pouvoir atteindre le maximum des femmes. » La présidente n’a pas manqué de rappeler aux hommes leurs devoirs d’époux. Elle a aussi remercié la Direction régionale de la santé, le centre de maternité, l’Action sociale, la mairie de Koudougou, les infirmiers et toutes les bonnes volontés grâce à qui cette campagne a été possible. Le matériel médico-technique que nous avons reçu a une valeur avoisinant 600 000 F CFA, a-t–elle ajouté. Pour la responsable du service de maternité du Centre de santé et de promotion sociale du secteur n°7 (CSPS), Salimata Bonkoungou, l’action de cette association mérite d’être encouragée et accompagnée. Dans notre CSPS, nous n’avons pas l’habitude de faire ce dépistage, a-t-elle relevé tout en précisant que ce centre ne dispose pas de produits qui coûtent surtout chers (environs 2 000 F CFA) et les femmes aussi ne viennent pas pour se faire consulter. Pour elle, cela est dû à deux facteurs : la responsabilité de l’homme et la capacité de la compréhension de la femme elle-même. La plupart des femmes consultées sont illettrées, a-t-elle confié. Elle a interpelé le gouvernement à plus de vigilance sur le problème du col de l’utérus afin qu’il mette à la disposition des CSPS du matériel médico-technique. Juliette Yaméogo, une bénéficiaire du dépistage, a exprimé sa gratitude aux membres de l’association. Elle a aussi évoqué d’autres maladies qui affectent la femme. Elle a lancé un appel aux hommes pour le respect et l’application des conseils que donnent les agents de la santé sur le planning familial.

Modeste BATIONO

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