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Paludisme : au bout de l’effort… - 17/07/2012 - Cameroon tribune - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Minuscule au point de passer inaperçu ; frêle à faire croire qu’il tombera tout seul d’un moment à l’autre, trop frileux pour supporter le moindre vent ; trop vulnérable pour résister à un quelconque insecticide… Et pourtant.

L’anophèle-femelle, moustique vecteur du paludisme, pour le malheur de l’humanité tient bon. Avec sa cohorte de dégâts dont un million de morts chaque année en Afrique, les enfants constituant la plupart des victimes. Sans pour autant que les adultes ou même les gens aisés et les puissants de ce monde soient épargnés. Dans son tableau de chasse, le paludisme compte, en effet, des sommités parmi ses victimes : le roi de Macédoine, Alexandre le Grand, en mai 323, Idris Miskine, ministre tchadien des Affaires étrangères et de la Coopération, en janvier 1984, ont, en effet, été tués par la malaria. Georges Washington, le tout premier président des Etats-Unis et Saint Augustin un père de l’Eglise, en ont terriblement souffert…

La science a mis à nu son cycle d’évolution de l’œuf au moustique adulte, elle maîtrise le parcours du plasmodium, organisme microscopique causal du paludisme, dans le corps du moustique comme dans l’organisme humain; on connaît les symptômes de la maladie et le moyen de la soigner… Et pourtant. Le paludisme, tout comme son vecteur, a la peau dure, pour avoir réussi au fil du temps à créer des résistances contre les médicaments les plus efficaces, la quinine comme les premiers produits de synthèse. Aujourd’hui, le protocole de traitement le plus fiable repose sur une association artésunate/amodiaquine. Le paludisme n’en demeure pas moins la principale cause de mortalité au Cameroun

L’anophèle-femelle a, quant à elle, résisté à tous les assauts dont elle a été jusqu’alors la cible depuis plus d’une moitié de siècle : les épandages d’insecticides (Dtt) dans les années 50, les campagnes d’administration gratuite de quinine aux enfants des écoles au long des années 60, les médicaments de synthèse, dès les années 70, la distribution de moustiquaire aux femmes enceintes dans les années 90, l’organisation de la lutte à l’échelle communautaire dans les années 2000…

C’est alors qu’a été lancée l’année, dernière, la campagne de distribution des Milda (moustiquaire imprégnée à longue durée d’action). A travers ce programme appuyé par des bailleurs de fonds internationaux, l'on a voulu mettre un Camerounais sur deux sous-moustiquaires, avec l’espoir de briser la chaîne de contamination homme/moustique. Une aspiration réaliste, lorsqu’on sait que l’anophèle pour être nocive, doit s’approvisionner en plasmodium en piquant une personne porteuse. Malheureusement, la campagne actuelle souffre d’une distribution approximative des moustiquaires et butte contre leur sous-utilisation par les bénéficiaires. La Milda, à elle seule, quoi qu’il en soit, ne sera pas la panacée contre la malaria. La victoire contre ce fléau réside au bout de l’effort individuel et collectif. Il serait primordial de vaincre les croyances erronées sur le paludisme dont l’origine, pour certaines populations peu informées, se situerait ailleurs que dans la piqûre d’un moustique. Il semble ensuite incontournable d’actionner le levier de toutes ces méthodes simples qui ont fait leurs preuves, à commencer par la destruction de gîtes larvaires autour des habitations

MONDA BAKOA

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