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L'hypertension : Ce tueur silencieux - 17/10/2007 - Mutations - CamerounEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

"40% des patients qui se rendent aux urgences de l'hôpital central de Yaoundé sont hypertendus", révèle le docteur Elysée Yakana, médecin urgentiste. Il précise que ces patients ne savent pas au départ qu'ils le sont. Et c'est au niveau des urgences que le diagnostic est posé, avant le transfert chez le spécialiste.

"L'hypertension est une pression artérielle systolique supérieure à 140 millimètres de mercure ou une presse artérielle diastolique inférieure à 90 millimètres de mercure. Ceci, après deux mesures", précise le médecin. Il y a une stratification des hypertensions : hypertension légère, modérée ou sévère. La tranche d'âge est généralement se recrute parmi les adultes de plus de 35 ans. Les facteurs de risques permettent de se rendre compte qu'il y a plus d'hommes que de femmes, plus d'obèses que de sveltes, on retrouve plus de diabétiques dans cette population d'hypertendus. D'autres facteurs sont associés. Certains sont modifiables (obèses) et d'autres non (le sexe).

L'hypertension ne développe pas de symptômes en tant que tel. "On peut arriver à l'hôpital et se plaindre de n'importe quel problème. Raison pour laquelle on estime que l'hypertension est un tueur silencieux", estime le docteur Elysée Yakana., qui cite entre autres signes de retentissement neurologique l'asthénie, les bourdonnements d'oreilles, les céphalées, les impressions de visons floues avec sensation de mouches volantes, etc. Pour lui, plusieurs hypertendus sont découverts au stade des complications. Notamment les Avc (accidents cardiovasculaires). D'autres arrivent pour une insuffisance rénale, des douleurs thoraciques ou pour des maladies oculaires. 85 à 90% des cas d'hypertension est essentiel c'est-à-dire sans cause et 10 à 15% d'hypertension secondaire, selon Dr Yakana. Plusieurs causes sont indexées. Notamment l'augmentation et le vieillissement de la population, une urbanisation mal maîtrisée, les changements alimentaires, le surpoids et la sédentarité.

Les axes de la lutte sont articulés autour de la prévention, de la sensibilisation et de la prise en charge des malades. Les statistiques sont saisissantes. Les chiffres donnent le tournis. Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (Oms), 600 millions de personnes dans le monde souffrent d'hypertension artérielle. Au Cameroun, quatre millions de personnes environ sont atteintes de l'hypertension.
Il existe, selon les médecins, deux types de mesures : mesures hygiéno-diététiques et mesures pharmacologiques. Pour les premières, si le sujet est obèse, il faut perdre le poids ; s'il est diabétique, que ce diabète soit équilibré ; s'il est fumeur, qu'il arrête ; si une femme est sous pilule contraceptive, elle devrait également l’arrêter ; il faut manger peu salé et pratiquer une activité sportive modérée et régulière. Mesures visant à agir sur les facteurs de risque qui peuvent compliquer une hypertension.

En ce qui concerne les mesures pharmacologiques, il s'agit de tout l'arsenal médicamenteux disponible dont une liste de 120 médicaments conseillés est affichée au centre national d'hypertension et de diabétologie, situé au sein de l'hôpital central de Yaoundé. Toujours est-il que tout dépend du type d'hypertension, selon le médecin, qui conseille de toujours contrôler sa tension dans les centres de santé, et chez les ambulants. Mal soignée ou mal suivie, l'hypertension aboutit à des complications appelées des urgences hypertensives, avec des personnes qui font des accidents vasculaires cérébraux, des insuffisances rénales, des infarctus du myocarde, des éclampsies chez les femmes enceintes, et, au bout du compte la mort.

Justin Blaise Akono

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