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Le Congo organise les premières journées de chirurgie endoscopique - 23/02/2009 - Les dépêches de Brazzaville - Congo-BrazzavilleEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

La diminution du nombre de jours d'hospitalisation, la réduction des coûts de services, de la morbidité et de la mortalité post-opératoire et celle du nombre d'évacuations à l'étranger : ce sont là quelques avantages de la chirurgie endoscopique, dont les premières journées viennent d'être lancées ce lundi 23 février au palais du Parlement par Emilienne Raoul, ministre de la Santé, des Affaires sociales et de la Famille, et dont la première opération transmise en direct à télévision congolaise s'est déroulée au CHU de Brazzaville.

Trois allocutions ont ponctué cette cérémonie officielle, à savoir celles des présidents du comité d'organisation des journées et l'allocution d'ouverture de la ministre de la Santé.

Les deux premiers orateurs ont tour à tour pris la parole en saluant l'organisation des journées : la chirurgie endoscopique permettra au Congo de s'arrimer avec les technologies nouvelles en matière de santé publique. Après avoir passé en revue quelques aspects historiques de la chirurgie endoscopique, ces deux orateurs ont remercié vivement la ministre Emilienne Raoul pour l'organisation de journées et salué avec force les différentes compétences de la science médicale venues du Gabon, du Togo, d'Allemagne, de RCA et de France pour donner vie à la tenue de ces journées.

Prenant la parole pour son mot d'ouverture des travaux, la ministre Emilienne Raoul a déclaré : «Ce que nous allons vivre durant ces quelques jours est l'expression même de l'engagement du président de la République, qui a fait de la santé de ses concitoyens une priorité de sa politique. Aujourd'hui, le gouvernement a doté le CHU de Brazzaville d'un matériel de chirurgie endoscopique de haute technicité qui va permettre, contrairement à la chirurgie conventionnelle, d'éviter les grandes ouvertures de parois lors des interventions. Le Congo ne peut pas se priver de cette technologie indispensable à l'amélioration de la qualité des soins.»

Pour terminer, Emilienne Raoul a rappelé que le gouvernement s'engageait à poursuivre l'effort d'investissement afin de garantir les capacités opérationnelles, aujourd'hui pour la chirurgie endoscopique et demain pour d'autres domaines de la médecine.

Cette technique, selon les spécialistes, est à la fois avantageuse pour le malade, pour l'hôpital, pour la santé publique et même pour l'économie du pays. Le malade aura des douleurs post-opératoires minimes ; la plaie opératoire est petite, d'où l'absence de cicatrices inesthétiques ; le séjour hospitalier est raccourci, les frais en sont ainsi réduits ; les infections post-opératoires sont rares ; il n' y a plus de complications post-opératoires comme les éviscérations et les éventrations ; le malade reprend plus vite ses activités. C'est une chirurgie qui permet au patient démuni de bénéficier d'une hospitalisation en première catégorie grâce à la réduction globale du coût des traitements.

Pour l'hôpital, on note que le séjour hospitalier étant raccourci, cela permet un plus grand recrutement de malades, le travail du personnel infirmier du service est moins lourd et moins contraignant car le malade est vite sur pieds et recouvre son autonomie. Concernant la santé publique, la charge des affections due à l'intervention chirurgicale s'en trouve réduite, la « laparotomie blanche » a disparu. La cœliochirurgie permet le diagnostic et le traitement dans le même temps procédural. Pour l'économie du pays, on note que lorsqu'un opéré reprend vite ses activités le pays y gagne en économie de santé et de plus en pouvoir de production.

En matière d'inconvénients, on note qu'il n' y en a pas par rapport à la chirurgie classique. La bénignité de la chirurgie permet de répéter avec moins d'appréhension les interventions de contrôle comme par exemple pour suivre l'évolution des cancers, d'en évaluer l'efficacité et d'adapter les traitements adjuvants. Et les limites de cette méthode dépendent fortement de la qualité des instruments avec lesquels on opère.

Notons que ces journées dureront trois jours au cours desquels des ateliers de formations seront organisés. La première opération réussie, qui a duré environ une heure, était menée par les docteurs Belliard Renaud et Hamadou Ismael, tous deux travaillant à la clinique Jean-Villar à Bordeaux (France).

Faustin Akono

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