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Hygiène hospitalière : Cette plaie béante de nos formations sanitaires - 16/11/2017 - L'observateur - Congo-KinshasaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Imaginez un instant : vous allez dans un hôpital pour soigner une maladie bénigne et vous en ressortez avec une infection autrement plus grave. Ce n'est pas de la fiction mais plutôt une expérience vécue qui n'est, hélas, pas un cas isolé. En cause, le défaut d'hygiène dans bien de nos formations sanitaires. Constat.

Il n'y a pas très longtemps, nous sommes entrée en clinique pour assister un parent qui devait subir une intervention chirurgicale. Deux jours plus tard, nous quittions les lieux avec un colis malsain : une maladie respiratoire. Et c'est bien quelque temps après que nous apprendrons, au cours d'un entretien avec un spécialiste, que ce type d'infection est beaucoup plus courant qu'on ne le pense. « Ce sont des infections nosocomiales ou, si vous préférez, des infections causées par les germes et les bactéries présents dans un établissement de santé. On en rencontre tous les jours », confesse le professionnel qui a requis l'anonymat avant d'admettre que 80 à 90% des cas sont évitables. « Même s'il n'y a pas de risque zéro, ce sont des situations qu'on peut parfois empêcher. Hélas ! » Où se situe donc le problème ? Le matériel médical non stérilisé ?

L'environnement sanitaire mal tenu ? Le personnel soignant peu respectueux des règles d'hygiène ? Pourtant l'établissement dans lequel nous avons chopé l'infection nosocomiale est réputé être l'un des meilleurs de la place, un centre de référence. Témoin de cette malheureuse expérience décrite plus haut, nous avons donc décidé de sillonner quelques formations sanitaires, moult questions en tête. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le constat est terrifiant. Il l'est davantage pour certains expatriés dont les conditions d'exercice de la médecine dans leur pays d'origine contrastent avec celles qui prévalent dans nos contrées. C'est le cas chez ce Hollandais en mission médicale au Burkina Faso et qui a, lui aussi, souhaité s'exprimer sous le sceau de l'anonymat.

« Pour nous qui faisons le tour des provinces, nous voyons pas mal de choses. Par exemple, une fois j'ai assisté à une scène qui m'a beaucoup troublé. C'était dans un CSPS (Centre de santé et de promotion sociale). Un malade est décédé de la méningite et à peine le corps a été retiré du lit qu'un autre patient y a été installé sans qu'aucun processus de décontamination n'ait été mis en place », raconte-t-il, toujours sous le choc.

« On aura beau donner tous les moyens, cela ne servira à rien si on n'a pas une culture de l'hygiène. »

CSPS de Somgandé. Première étape de notre périple. Premier constat : un univers de bazar. Difficile de se croire dans un centre de santé. Des cartons entassés çà et là, des malades couchés sur des lits brinquebalants le long des couloirs sans compter les chats qui se faufilent par-ci par-là. Que dire des appareils, en tout cas, de ceux qu'on y rencontre, qui ne fonctionnent plus ? Dans une salle de consultation où un agent de santé nous a conduite, les murs et le lave-mains sont tous recouverts de crasse à vous donner la nausée.

C'est donc l'estomac noué que nous mettons le cap sur l'hôpital Yalgado. Là non plus, la situation n'est guère meilleure. Pourtant, c'est le plus grand centre hospitalier du Burkina. La situation semble si embarrassante que rares sont les occupants des lieux qui osent l'aborder. Après avoir été ballottée d'un service à l'autre, nous trouvons enfin une oreille attentive au service d'hygiène hospitalière, de contrôle et de prévention. Pour la spécialiste, le Dr Joséphine Zoungrana/Kissou, l'hygiène hospitalière comporte deux volets : le côté macroscopique, qui concerne tout ce qui est saleté visuelle et le plus important qui concerne tout ce que l'on ne voit pas, c'est-à-dire les microbes. Et quand on sait que le microscopique peut se cacher dans le macroscopique, il y a de quoi s'inquiéter. Pour ce qui est des CSPS « mal entretenus », le Dr Zoungrana consent : « Je suis d'accord avec vous. Rien que les déchets, les poubelles ou les taches de sang sur les murs et le sol font parfois peur. » Quant à savoir qui est responsable de cet état de fait, la présidente de l'ABASEP (Association burkinabè pour l'amélioration de la sécurité des patients et le droit à la santé), n'épargne personne. En matière de non-respect des règles d'hygiène hospitalière, tout le monde est concerné.

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