Santé tropicale au Sénégal - Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


Médecine d'Afrique Noire - Première revue médicale internationale panafricaine francophone - Plus d'informations


LE KIOSQUE APIDPM

Les numéros disponibles :

Médecine d'Afrique Noire
Juillet 2018
Consulter la revue

Médecine du Maghreb
Mai/Juin 2018
Consulter la revue

Odonto-Stomatologie Tropicale
Mars 2018
Consulter la revue


Soyez informés avant tout le monde !


logo_fb

logo_twitter


NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la lettre d'informations de Santé tropicale.

Inscriptions et désinscriptions

Accueil > Santé tropicale au Sénégal > Revue de presse

Revue de presse

Coût élevé de leur prise en charge : des fistuleuses appellent l’Etat au secours - 05/02/2010 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Des femmes porteuses de fistules souffrent en silence dans ce pays. Elles sont nombreuses à vouloir se faire prendre en charge, mais sont dépourvues de moyens financiers suffisants pour recouvrer leur dignité de femmes. Estimé à 150 000 francs Cfa, le coût de cette prise en charge est un vrai casse-tête pour elles, dont la plupart n’ont aucun soutien, parce qu’abandonnées par leur conjoint et leur famille.

A l’occasion d’une caravane de journalistes à la Clinique d’Urologie de l’Hôpital Aristide Le Dantec, le maître des lieux faisait cas de ces femmes, tout en relevant le «manque de volonté» de l’Etat à leur endroit. Et le plus «dramatique», note le Pr Baye Assane Diagne, c’est que les pays en développement comme le Sénégal, s’en sont remis aux organisations comme le Fnuap, pour endiguer le mal. Alors qu’ils devraient s’investir dans la lutte contre les fistules en facilitant l’accès aux soins à ces femmes, à l’image de ce qui se fait dans des pays comme le Maroc ou la Tunisie.

Souffrant d’un orifice anormal contracté au cours d’un accouchement difficile, le nombre de fistuleuses est aujourd’hui estimé à des milliers, à travers le pays. Les femmes du Sud sont plus touchées pour diverses raisons, qui vont de l’inaccessibilité des centres de santé au plateau technique très précaire. La clinique d’Urologie de Le Dantec qui les hospitalisait, n’étant plus fonctionnelle, seules les femmes présentant des cas de fistules complexes sont internées, les autres étant suivies à domicile. Selon le Pr Diagne, seules les fistuleuses qui ont les moyens de se faire soigner fréquentent encore son service.

A Kolda, 36 femmes, qui ont été récemment dépistées, attendent encore une assistance depuis des semaines dans la région médicale de Kolda, a signalé le correspondant de l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Ces femmes, qui n’ont pas les moyens de se faire opérer, «ont le sentiment d’être abandonnées à elles-mêmes».

Raison pour laquelle, elles ont lancé un appel à l’endroit de l’Etat à qui elles demandent «soutien et assistance» pour les aider à retrouver leur famille.
A Kolda, le taux d’accouchement à domicile sans l’assistance d’un personnel médical qualifié, est estimé à environ à 58%. Ce qui est à l’origine, en grande partie, des cas de fistules recensés un peu partout dans la zone.

Lors de la caravane de sensibilisation et de plaidoyer des journalistes, organisée en 2009 par le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), Charles Diatta, responsable de la Commission médicale du Centre hospitalier régional déclarait : «Sur 20% des accouchements, au moins 9 femmes deviennent fistuleuses du fait d’un manque de suivi pendant la grossesse.»

Par Aly FALL

Lire l'article original

Plus d'articles Sénégalais - Plus d'articles panafricains


Une question ? Une remarque ? Contactez-nous ?

SénégalSanté tropicale au Sénégal
Le guide de la médecine et de la santé au Sénégal


CARTE DU SITE




Connaissez-vous tous les sites web médicaux édités par APIDPM ?

Médecine d'Afrique noire électroniqueMédecine du Maghreb électroniqueOdonto-Stomatologie électronique


Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !