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Lutte contre le sida la transmission mère-enfant inquiète l’ONUSIDA - 20/04/2010 - Le quotidien - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Les risques d’infection du Vih, à travers la transmission mère-enfant sont énormes au Sénégal. La révélation est faite hier, par le directeur exécutif de l’Onusida, qui indique que les raisons sont liées au fait que sur 100 femmes en état de grossesse, seules 20 bénéficient de la Prévention de la transmission mère-enfant (Ptme).

Le Sénégal est à 20 % de couverture de la prévention

L’Afrique a enregistré une baisse de 17 % de ses cas de nouvelles infections du Vih, selon les dernières statistiques officielles, a rappelé l’Onusida hier, à l’occasion d’une conférence de presse. Soit 400 000 nouvelles infections qui sont évitées. Ce qui est un réel motif de satisfaction pour son directeur exécutif, Michel Sidibé. Mais, ce dernier n’a pas manqué d’afficher ses inquiétudes par rapport au taux de couverture très bas de la Prévention de la transmission mère-enfant, dans certains pays africains, comme le Sénégal. Ce qui fait que, chaque année, le continent enregistre 400 000 nouveau-nés avec le virus du Sida, dans le sang. Pis, 50 % de ces enfants ont déjà la certitude de mourir avant leur deuxième anniversaire.

Le Sénégal, lui, est à seulement… 20 % de couverture, là où le Botswana a réussi une couverture de pratiquement 100 % de la prévention mère-enfant. Quant à la Namibie, elle affiche fièrement un taux de 80 % de couverture. L’exemple de ces deux pays illustre, selon Michel Sidibé, l’engagement de leurs autorités à faire de la lutte contre le Sida, une priorité nationale.

Même s’il ne crache pas sur «les efforts» des autres pays africains, le directeur exécutif de l’Onusida les appelle à s’impliquer davantage, avec des programmes rationnels et pertinents au bénéfice exclusif des communautés de base. Il a laissé entendre, sous ce rapport, que les fonds alloués dans le cadre de la réponse devraient plus faire tache d’huile au niveau de ces communautés. Heureusement, se félicite-t-il, des «efforts énormes» ont été faits dans ce sens, mais il est toujours bon de persévérer dans la voie de la transparence, rappelle-t-il.
Aussi, a-t-il plaidé pour que l’architecture financière au niveau des Etats, soit repensée, pour permettre la flexibilité des fonds et leur disponibilité dans un temps réduit, pour leurs bénéficiaires, dans le cadre des programmes exécutés à la base.

A propos de la participation financière des Etats africains, des efforts restent à faire dans la mesure où, indique M. Sidibé, ce sont le Fonds mondial et une autre institution américaine, qui financent à eux seuls, 96 % des programmes de lutte contre le Vih en Afrique. Cette dépendance vis-à-vis de l’étranger peut être un blocage dans le déroulement de certains programmes à efficacité prouvée, prévient M. Sidibé. Les gouvernements africains doivent ainsi prendre leurs responsabilités et respecter leurs engagements, en rapport avec les budgets alloués à leur ministère de la Santé. Ceux-ci devant être portés jusqu’à 15 %.
Par ailleurs, Michel Sidibé a fait cas des 8 millions d’Africains, qui n’ont pas encore accès au traitement. Seules, 3,7 millions de personnes vivant avec le Vih en bénéficient, encore que 93 % d’entre elles sont sur la première ligne de traitement. Ce qui représente des risques de résistance au traitement, auxquels ces personnes atteintes sont confrontées.
Toujours à propos du traitement, le directeur exécutif de l’Onusida ne désespère pas de voir un jour, l’Afrique produire sa propre consommation. D’ailleurs, il sourit que les choses soient en bonne voie, avec la dynamique unitaire de chercheurs africains regroupés en réseaux, pour mieux optimiser leurs résultats.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA : «On est encore loin d’un vaccin contre le Vih»

Ceux qui s’attendent à voir, en ces temps qui courent, le virus du Sida vaincu par un vaccin doivent déchanter. Le directeur exécutif de l’Onusida indique, en effet, que les chercheurs sont loin d’avoir trouvé un remède contre le mal, qui est apparu depuis le début des années 80. La dernière découverte faite par des Américains et des Asiatiques, qui a suscité beaucoup d’espoir auprès de la communauté scientifique mondiale, s’est terminée en eau de boudin. Puisqu’elle n’a que 30 % de taux d’efficacité, révèle Michel Sidibé.
Cependant, M. Sidibé rassure que les recherches continuent de plus belle et le rêve est encore permis au regard des combinaisons scientifiques, qui sont en cours d’essai sur des espèces animales.

Par Aly FALL

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