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Drépanocytose : 50 % des enfants qui naissent drépanocytaires décèdent avant l’âge de 5 ans - 04/02/2009 - Walfadjri - SénégalEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Selon des données épidémiologiques ‘reconnues et acceptées’, et qui concernent la majeure partie des pays de l’Afrique, 50 % des enfants qui naissent drépanocytaires meurent avant l’âge de cinq ans. La révélation est du Dr Ibrahima Diagne, Point Focal de la lutte contre la drépanocytose au niveau du ministère de la Santé. ‘La drépanocytose est une maladie qui sévit très tôt dans les trois premiers mois après la naissance. Et les enfants qui naissent avec une drépanocytose forme grave, c'est-à-dire SS meurent facilement avant l’âge de cinq ans. Au bout de trois mois, le facteur qui protégeait les enfants contre ces manifestations de la drépanocytose commence à disparaître.

Ainsi, les enfants commencent à présenter les signes et les complications liés à la maladie’, souligne le pédiatre. Le Dr Diagne s’exprimait lors de la matinée d’information sur la campagne de vaccination de mille patients contre la drépanocytose. Cette rencontre avec la presse s’est tenue à quelques heures de la cérémonie de lancement de la campagne de vaccination au niveau de l’hôpital des enfants Albert Royer sous la présidence de Mme Viviane Wade.

Selon le pédiatre, plusieurs facteurs sont à l’origine de ces décès précoces d’enfants nés drépanocytaires. Et parmi les principales complications, l’hématologue cite les infections et autres crises d’anémie exagérées qui sont le fait de la séquestration de globules rouges dans le sang. C’est pourquoi, le Point focal du ministère de la Santé recommande une politique de dépistage à l’image des pays développés, qui ont mis en place des programmes de dépistage néonatal de la drépanocytose. Au Sénégal et dans certains pays africains, ce ne sont que des expériences pilotes qui ont été faites dans ce domaine. Mais des programmes proprement dits, allant dans ce sens ne sont pas encore développés dans nos pays.

L’objectif de ce dépistage néonatal permet, avant que l’enfant ne puisse développer ses premiers symptômes, d’informer les parents pour qu’ils puissent reconnaître les signes de gravité et recourir aux structures adéquates de prise en charge de la drépanocytose. ‘Si on ne le fait pas, les causes qui tuent ces enfants durant cette période sont tellement rapides qu’elles ne permettent même pas à la famille de se rendre compte de la présence de la drépanocytose dont souffre leur enfant’, alerte Ibrahima Diagne. A son avis, lutter contre la drépanocytose c’est lutter contre la mortalité infanto-juvénile, car le paludisme, l’anémie et les infections tuent beaucoup plus de drépanocytaires.

Vacciner mille patients contre la drépanocytose, telle est l’ambition de la Fondation éducation santé de Mme Viviane Wade. Lancée, hier, au niveau de l’hôpital Albert Royer, cette campagne a pour objectif de prévenir les infections bactériennes contre la drépanocytose et d’encourager l’Etat et les partenaires à pérenniser cette opération. Les patients bénéficiaires de ces vaccins auront un dossier et seront suivis au niveau du Centre de transfusion sanguine et de l’hôpital pour enfant Albert Royer. Ces vaccins, qui devraient en principe revenir à 20 mille francs la dose, sont totalement pris en charge grâce à la contribution de la Fondation éducation Santé. Selon les hématologues, la prise en charge totale d’un drépanocytaire sans aucune forme de subvention ou d’exonération reviendrait à la somme de 500 mille francs par an.

Issa NIANG

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